J’ai été fort surpris ce matin d’entendre Marie-France Bazzo, à l’émission de Paul Arcand à 98,5, parler de la révolution tranquille comme un cycle qui nous a amenés dans la modernité, mais qui doit maintenant être revu de fond en comble.
Elle souligne la faible participation aux élections, la corruption bien trop présente, un système de santé qui laisse mourir ses patients à l’urgence et qui rend les gens plus malade à leur sortie de l’hôpital qu’à leur entrée, un système éducatif qui produit 24 % de décrocheurs et des milliers d’analphabètes fonctionnels, un modèle économique qui craque de toute part, la caisse de dépôt en qui on n’a plus confiance, Hydro-Québec qui est remis en question, la religion qui revient à grands pas.
Elle fait un dur constat du sacro-saint modèle québécois.
Bazzo n’en reste pas là, elle affirme par la suite que « C’est frappant, on est dans un blocage qui est un peu plus complet chaque jour. On est arrivé au bout de ce cycle de la Révolution tranquille de ce que ça nous a légué. Ça commence à faire un peu moins de sens pour de plus en plus de personnes. On est mûr pour quelque chose d’autre, une autre révolution… »
Mon analyse : Reste simplement à savoir qui prendra le leadership de cette révolution en devenir.
Ce genre de déclaration d’une femme qui est loin d’être associée à l’idéologie du centre-droit me confirme qu’il y aura de profonds changements dans le paysage politique d’ici les prochains mois.
Jacques Ménard nous a, à nouveau, parlé de son rêve de révolution la semaine dernière dans le Devoir. Pour moi, il est clairement le successeur de Jean Charest au parti libéral.
Pauline Marois sera-t-elle capable de rallier ses supporteurs provenant de la mouvance syndicale ou sa décision d’expulser le SPQ libre va fédérer les insatisfaits derrière Gilles Duceppe ?
Bazzo, une proche de Joseph Facal, l’aidera-t-elle à son retour d’Espagne dans seulement trois mois s’il désire replonger dans l’arène politique ?
Un nouveau parti de centre-droit fera-t-il son apparition ?
L’ADQ, par ses propositions, a toujours été un vecteur de changement, sera-t-il en mesure de se renouveler et de se rebâtir ?
Il y a bien des questions en suspens, ce qui est clair pour l’instant c’est que ni le PLQ, ni le PQ n’ont la faveur populaire. Même, le parti vert connaît une meilleure croissance des intentions de vote, ça veut tout dire !!!

La question n’est pas de dire s’il faut ou non renier la révolution tranquille qui fut un pas important de notre histoire collective. La question est à savoir si est-ce que ce modèle est applicable ACTUELLEMENT maintenant avec les données que l’on connait ou si les solutions qu’il prodigue son désuètes et obsolètes.
On ne traite pas un cancer généralisé comme une tumeur bénigne et si on le fait, on risque de s’aligner vers une mort certaine et là, même les plus ardents gauchistes non fanatisés avec une once de gros bon sens et une tête sur les épaules commencent à s’en rendre compte.
On n’a pas besoin d’un nouveau parti de centre droite. Nous en avons un : l’ADQ. Je participe à sa rérganisation. Avec un peu de patience et l’aide de ceux qui croient que les idées peuvent changer le monde, l’ADQ offrira une alternative crédible lors des prochaînes élections québécoise. En attendant, le PLQ et madame Marois continueront d’utiliser les idées de l’ADQ. C’est au moins ça de gagné!
@Maurice Beaudet
La question est: par quelle miracle est-ce que l’ADQ va conquérir le coeur des médias?
J’ai défendu l’ADQ corps et âme en 2008. Je savais que les gens qui disait: “je suis tanné des élections, çà donne rien etc…” avaient voté ADQ en 2007. Mais nos chaînes télévisées d’importance ont semé dans la tête des gens que seuls les “girouettes” ou les amateurs de “kid kodak” votaient ADQ. “Bashing” par dessus “bashing”, c’était lourd!
Beaucoup d’électeurs ne suivent pas la politique. Et beaucoup ont peur d’être, ou simplement d’avoir l’air, con.
Ceux-ci ne voterons pas pour un parti qui se fait frapper dessus par les médias à tous les jours à cause de la peur de chers syndicats devant une vision de centre-droit.
Les gens ne se parlent plus vraiment entre eux. Donc si la télé dit la même chose, toujours et toujours mais de manière un peu nuancée, l’humain ordinaire enregistre ça comme si il s’agissait d’un consensus alors que c’est toujours le même émetteur qui parle (ex: H1N1). Gérard est bon et l’ADQ aussi mais pour que l’électeur ne soit pas gêné de sortir de sa coquille, on doit lui donner un parti nouveau avec un autre nom. Ceci pourra justifier son adhésion identitaire au parti. Mais sachez Maurice, que si je n’ai encore le choix qu’entre ADQ, PQ et PLQ, même si les sondages disent au gens qu’ils seront cons de voter ADQ, que je voterai ADQ encore! Je ne suis pas vacciné contre la H1N1, ni contre le gros bon sens!