Birmanie l’indomptable, la résistance d’un peuple est un documentaire qui raconte la lutte d’un peuple face à un régime dictateur qui est en guerre contre son propre peuple.
J’ai eu l’occasion de voir ce film en première mondiale en novembre dernier lors des RIDM, je vous en reparle aujourd’hui parce qu’il est à nouveau présenté aujourd’hui à Montréal au cinéma de l’ à 17 h dans le cadre du Festival de films sur les droits de la personne de Montréal (FFDPM).
Vous vous en doutez, j’ai obtenu une accréditation et je vous parlerai dans les prochains jours de différents films qui y seront projetés.
Ce documentaire nous interpelle fortement au sujet d’un pays fort peu connu qui est en guerre depuis 50 ans. La dictature en place est d’une sévérité rarement égalée avec son propre peuple.
L’une de leurs méthodes utilisées est de tuer intellectuellement les résistants en les emprisonnant dans de petites cellules vides de tout contenu et en les laissant là 23 h 40 par jour sans aucune activité à faire. Y a de quoi devenir fou !!!
En 1988, des leaders étudiants ont mis en place une manifestation pour défendre l’un des leur et plusieurs d’entre eux se sont retrouvés en prison avec des chiens. Environ 3000 morts ont pu être dénombrés suite à la répression militaire.
En août et septembre 2007, la révolution de safran est déclenchée suite à une augmentation brusque du prix de plusieurs sources d’énergie (essence, diesel, gaz).
Pays bouddhiste, les manifestations sont menées par des moines et elles sont pacifistes.
L’armée est intervenue à la fin du mois de septembre pour mettre un terme aux manifestations. Officiellement, 13 personnes sont décédées, dont un journaliste japonais qui a été abattu par balle le 27 septembre. Selon Droits et démocratie, ce serait plus d’une centaine de morts.
Le documentaire réalisé par Pierre Mignault et Hélène Magny et produit par InformAction Films nous permet de faire une incursion dans ce pays qui surveille attentivement ses frontières et qui préfère ne pas avoir de visite.
Leur caméra visite aussi un camp de réfugiés situé à la frontière thaïlandaise, celui-ci est peuplé d’environ 50 000 Birmans regroupés dans une superficie d’environ cinq kilomètres carrés.
Ils nous présentent l’organisation de résistance qui s’est développée en Thaïlande et qui repose sur la puissance de la diffusion de leur site web. Reconnu par de nombreux pays incluant les États-Unis et le Canada, ce sont eux qui ont pu alerter les médias internationaux lors des manifestations et de la répression en 2007.
Le tournage de ce film a été très difficile dû au danger d’entrer en Birmanie, ça aura pris 16 mois de travail acharnés pour nous offrir un film de 75 minutes.
Mon analyse : Dans mes lointains souvenirs, je me suis rappelé d’images télévisées de moines manifestants il y a quelques années. Bien sûr, un reportage de deux minutes trente ce n’est presque rien comparativement à un long métrage. C’est pour ça que j’aime tant les documentaires, ça permet d’aller en profondeur dans un sujet.
Ce documentaire m’a surtout marqué à cause de la résilience de ce peuple. Même sortis de leur pays, ils vivent dans des conditions pitoyables dans des camps de réfugiés.
En novembre dernier, comme aujourd’hui à l’ONF, les réalisateurs étaient présents pour discuter de leur vécu après la diffusion du documentaire.
J’ai été bien heureux d’apprendre que Barack Obama s’est intéressé à la cause de ce pays depuis qu’il a été élu et qu’il a fait certaines pressions sur le gouvernement chinois qui permet le maintien de ce régime.
De plus, les réalisateurs nous ont affirmé que Stephen Harper est assez dur avec le régime birman. C’est tout un contraste avec le discours de certains opposants à l’actuel gouvernement qui affirme qu’Harper est lui-même un dictateur.

Est-ce que vous vous souvenez de l’adresse du site web de l’organisation de résistance ?
Merci.