Bien que le Journal de Montréal soit opéré depuis plus d’un an par d’anciens journalistes devenus cadres, on se doit de lever notre chapeau à la trouvaille qui a été faite hier par ce journal.
Pour ceux qui n’ont que vu la version informatique, le fait d’apprendre que les policiers ont des quotas de tickets à donner ce n’est pas aussi impressionnant que ça.
Par contre dans la version papier, on a la chance de lire le mémo signé par le commandant Sylvain Arsenault, celui-là même qui est responsable du poste de quartier situé à Saint-Léonard.
La lettre est très claire, on y dénombre le nombre d’opérations par mois à faire par policier, pour le radar c’est une par mois alors que celle contre l’alcool c’est le double. On prend aussi le soin de mentionner le nombre d’heures de patrouille à pied à faire annuellement, soit 812 heures.
En post-scriptum, le commandant du poste de quartier termine en écrivant : « l’agent de circulation aura comme objectif de distribuer 2 000 constats pour l’année (166 par mois) ».
Dans l’article, un policier, évidemment non identifié, relativise les choses en précisant que cet objectif représente 6 tickets par jours. Ce n’est rien pour grimper dans les rideaux !!!
Mon analyse : Cette note de service vient enfin confirmer une vérité de La Palice.
Pour n’importe quel citoyen le moindrement éveillé, c’est évident que les policiers de Montréal, et d’ailleurs aussi, ont un certain nombre de tickets à donner quotidiennement.
Que l’on appelle ça cible, objectif, quotas, paramètre ou un but à atteindre, ça n’a pas tellement d’importance pour moi.
En clair, ça signifie que les policiers ne sont pas laissés lousses dans la brousse.
Ce qui est rassurant d’une part et le fait d’avoir un tel niveau d’objectif nous permettent de conclure que c’est loin d’être déraisonnable.
Pour ma part, je trouve juste ça ben normal qu’un employé est un mandat clair. Par contre, je comprends le malaise de l’attaché de presse de la ville de Montréal de confirmer que la commande vient d’eux.
Mais faut pas ce faire d’illusion, si la ville planifie d’obtenir des revenus de 188 millions par la distribution de contraventions et d’amendes sur l’île de Montréal, faut bien avoir une stratégie au day-to-day pour y parvenir.
Personnellement, j’aimerais bien que l’on me confirme que les fonctionnaires, tous niveaux confondus, ont aussi des objectifs à atteindre. Si effectivement c’était le cas partout dans la fonction publique, il y aurait peut-être moins de gens qui pensent qu’un trop grand nombre d’entre eux ne soit pas trop assidu au travail.
En conclusion, de nombreux journalistes de plusieurs médias sont certainement jaloux d’Éric-Yvan Lemay, celui qui a réussi à obtenir un document très convoité chez cette confrérie.
Cette annonce était tellement recherchée chez les journalistes, que, l’un d’entre eux ami à moi, m’a dit qu’il y avait un pool de ramassé pour celui qui le prouverait. Reste à savoir si un cadre aura droit au montant qui s’élèverait dans les trois chiffres!

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