Archive pour mars 2010

16
mar
10

Même Bazzo renie la Révolution tranquille !!!

J’ai été fort surpris ce matin d’entendre Marie-France Bazzo, à l’émission de Paul Arcand à 98,5, parler de la révolution tranquille comme un cycle qui nous a amenés dans la modernité, mais qui doit maintenant être revu de fond en comble.

Elle souligne la faible participation aux élections, la corruption bien trop présente, un système de santé qui laisse mourir ses patients à l’urgence et qui rend les gens plus malade à leur sortie de l’hôpital qu’à leur entrée, un système éducatif qui produit 24 % de décrocheurs et des milliers d’analphabètes fonctionnels, un modèle économique qui craque de toute part, la caisse de dépôt en qui on n’a plus confiance, Hydro-Québec qui est remis en question, la religion qui revient à grands pas.

Elle fait un dur constat du sacro-saint modèle québécois.

Bazzo n’en reste pas là, elle affirme par la suite que « C’est frappant, on est dans un blocage qui est un peu plus complet chaque jour. On est arrivé au bout de ce cycle de la Révolution tranquille de ce que ça nous a légué. Ça commence à faire un peu moins de sens pour de plus en plus de personnes. On est mûr pour quelque chose d’autre, une autre révolution… »

Mon analyse : Reste simplement à savoir qui prendra le leadership de cette révolution en devenir.

Ce genre de déclaration d’une femme qui est loin d’être associée à l’idéologie du centre-droit me confirme qu’il y aura de profonds changements dans le paysage politique d’ici les prochains mois.

Jacques Ménard nous a, à nouveau, parlé de son rêve de révolution la semaine dernière dans le Devoir. Pour moi, il est clairement le successeur de Jean Charest au parti libéral.

Pauline Marois sera-t-elle capable de rallier ses supporteurs provenant de la mouvance syndicale ou sa décision d’expulser le SPQ libre va fédérer les insatisfaits derrière Gilles Duceppe ?

Bazzo, une proche de Joseph Facal, l’aidera-t-elle à son retour d’Espagne dans seulement trois mois s’il désire replonger dans l’arène politique ?

Un nouveau parti de centre-droit fera-t-il son apparition ?

L’ADQ, par ses propositions, a toujours été un vecteur de changement, sera-t-il en mesure de se renouveler et de se rebâtir ?

Il y a bien des questions en suspens, ce qui est clair pour l’instant c’est que ni le PLQ, ni le PQ n’ont la faveur populaire. Même, le parti vert connaît une meilleure croissance des intentions de vote, ça veut tout dire !!!

14
mar
10

Le syndicalisme solidement implanté au parti québécois

L’annonce aujourd’hui de l’expulsion du SPQ Libre des instances péquistes n’enlève en rien une épine au pied du PQ.

Tout d’abord, on doit se rappeler que cette créature empoissonnée est un héritage de Bernard Landry qui a bien voulu accepter ce groupement au sein de son parti.

L’objectif premier de Landry était avant tout de lui permettre de gagner son vote de confiance. De plus, la présence de ce club devait retenir l’aile militante de gauche face à Québec Solidaire qui était en devenir à l’époque.

Dans les deux cas, ce fut un échec. Pire, au début de février, Pierre Dubuc et son journal, L’Aut’journal, a publié intégralement un communiqué de Québec Solidaire sur son site web. Ça n’a pas dû aider à faire baisser la pression. Mais il y a bien d’autre irritants et Yves Chartrand en a fait une excellente description.

Bien que les Syndicalistes et progressistes pour un Québec libre ne sont plus reconnus par le PQ, leur organisation ne disparaît pas pour autant.

Comme le mentionne la déclaration de principes du club politique, il s’agit d’une organisation indépendante, avec ses propres orientations et ses statuts et règlements. De plus, ils ont leur CA et ils sont incorporés en tant qu’organisme sans but lucratif.

Regroupant seulement 400 membres, le SPQ libre continuera à faire parler de lui, comme l’a confirmé son président Marc Laviolette, en réaction à l’expulsion de son groupe. Il a déclaré qu’il continuera à faire valoir ses opinions au sein du parti et le secrétaire du Club, Pierre Dubuc, agira dorénavant comme « un péquiste indépendant ».

Nonobstant la disparition de ce groupe de pression au sein du PQ, les syndicalistes sont toujours autant présents dans ce parti.

À commencer par Jonathan Valois qui est le Président de ce parti et qui occupe le poste de Coordonnateur régional au développement de la souscription pour le FondAction, donc il est à l’emploi de la CSN.

Loin d’être le seul à avoir des liens avec les milieux syndicaux, une multitude de députés péquistes ont occupé des fonctions dans un syndicat avant de siéger à l’Assemblée nationale.

Voici un petit répertoire de députés péquiste avec leurs anciennes fonctions syndicales :

Pascal Bérubé                      Vice-président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ)

Yves-François Blanchet       Président de l’Association québécoise de l’industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ)

Marie Brouillé                       Adjointe au directeur général de l’Union des producteurs agricoles (UPA) et Directrice générale de la Fédération des producteurs de pommes de terre du Québec

Pierre Curzi                           Président de l’Union des artistes (UDA)

Bernard Drainville                Président de la  Fédération des étudiants de l’Université d’Ottawa

Marjolain Dufour                   Président de la CSN régional, Représentant syndical à Emploi-Québec pour le CRD Côte-Nord

François Gendron                Membre fondateur et secrétaire du Syndicat des travailleurs de l’enseignement du Nord-Ouest québécois et Délégué au Conseil provincial de la Centrale de l’enseignement du Québec (CEQ)

Nicolas Girard                      Conseiller syndical à l’information au Service des communications de la Confédération des syndicats nationaux (CSN)

Lisette Lapointe                   Recherchiste, Centrale des syndicats démocratique

François Rebello                  Président de la  Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ)

Lorraine Richard                  Secrétaire, Syndicat des travailleurs et travailleuses, Centre de santé de la Minganie (CSN)

Monique Richard                  Présidente de la CEQ, devenue la Centrale des syndicats du Québec (CSQ)

Mathieu Traversy                  Adjoint au responsable de l’organisation, bureau de direction de la FTQ

Denis Trottier                        Négociateur syndical et membre du Comité national de mobilisation des chargés de cours, FNEEQ-CSN

Tous ces députés représentent quand même 26 % de la députation du PQ. Ce sont tous des portes d’entrée à différents niveaux pour les leaders syndicaux actuels.

Mon analyse : Pauline Marois essaie de s’enlever une épine du  pied en tassant le SPQ-Libre, mais la pensée syndicale continuera à vivre de façon très active au sein du PQ. Cette réalité n’est pas prête de changer de sitôt.

De plus, si Pauline Marois se questionne sur la provenance du salaire que verse le PLQ à Jean Charest, on est en droit de se demander à quel point la CSN fait une faveur au PQ en rémunérant son président et en le libérant régulièrement pour ses activités politiques.

André Pratte cite différentes questions posées par Mme Marois.

Elle se demande, entre autres, si : «La question que tout le Québec se pose est celle-ci : M. Charest, pour qui travaillez-vous? Travaillez-vous pour les Québécois qui payent votre salaire de premier ministre ou pour les amis du Parti libéral qui payent votre autre salaire? Serait-ce possible que Jean Charest hésite à mordre la main qui le nourrit? Ça expliquerait pourquoi le premier ministre refuse de déclencher une enquête publique

Peut-on se poser le même type de questions par rapport à Jonathan Valois ? Pour qui travaille-t-il ? Pour le PQ pour la CSN ? Serait-ce possible que Jonathan Valois hésitera à mordre la main qui l’a nourrit ? Y aura-t-il un retour du balancier si le PQ prend le pouvoir ? Peut-on imaginer que les demandes de la CSN qui se retrouveraient sur le bureau de Valois, une fois devenu ministre, auraient beaucoup de difficulté à cheminer ?

On peut même se demander aussi si une partie du salaire versé par la CSN est une forme de don au PQ, donc illégal selon la loi !!! Jonathan Valois est-il réellement en mesure de faire ses 40 heures aux bureaux de la CSN ? Que stipule son contrat avec le syndicat ?

Il est bon de regarder dans sa propre cour avant de jeter des roches dans celle du voisin ! Peut-être bien que le DGEQ va trouver que c’est d’à-propos de faire enquête sur cette situation.

Pour en revenir au réalignement idéologique de PQ, la manœuvre que tente de faire Pauline Marois est assez claire. Contrairement aux affirmations de Québec Solidaire, elle n’est pas rendue de droite, elle essaie simplement de se positionner plus vers le centre.

Mario Dumont aussi a essayé de faire la même démarche en prenant certaines positions qui se dirigeaient vers la gauche.

Dans les deux cas, ça ne signifie pas qu’ils abandonnent leurs façons de pensée, c’est simplement qu’ils ont besoin d’obtenir un maximum d’appui dans la population en générale pour être en mesure de défaire le parti libéral.

Dumont a lamentablement échoué. Les électeurs du centre ont cessé de croire en lui et plus de la moitié de ceux qui lui ont donné leur soutien en 2007 se sont abstenus en décembre 2008.

Pauline est bien peu crédible pour les gens comme moi de centre-droite et je ne vois pas comment elle pourrait rejeter ses propres réalisations des 30 dernières années.

De l’autre côté, elle prend la chance de se créer des ennemis à l’intérieur de ses propres murs qui seront prêts à l’envoyer sur l’échafaud comme elle l’a si bien faite avec Bernard Landry au début septembre 2004.

Plus du quart du caucus péquiste a travaillé dans le passé pour un syndicat, c’est une force considérable.

Peut-être bien qu’un ancien conseiller syndical à la Confédération des syndicats nationaux sera intéressé à son trône plus vite que prévu.

Pauline Marois n’aura peut-être pas la chance de piler bien longtemps sur les gros orteils des syndicats, déjà les TCA associés à la FTQ ne sont pas contents.

13
mar
10

Birmanie l’indomptable, la résistance d’un peuple

Birmanie l’indomptable, la résistance d’un peuple est un documentaire qui raconte la lutte d’un peuple face à un régime dictateur qui est en guerre contre son propre peuple.

J’ai eu l’occasion de voir ce film en première mondiale en novembre dernier lors des RIDM, je vous en reparle aujourd’hui parce qu’il est à nouveau présenté aujourd’hui à Montréal au cinéma de l’ à 17 h dans le cadre du Festival de films sur les droits de la personne de Montréal (FFDPM).

Vous vous en doutez, j’ai obtenu une accréditation et je vous parlerai dans les prochains jours de différents films qui y seront projetés.

Ce documentaire nous interpelle fortement au sujet d’un pays fort peu connu qui est en guerre depuis 50 ans. La dictature en place est d’une sévérité rarement égalée avec son propre peuple.

L’une de leurs méthodes utilisées est de tuer intellectuellement les résistants en les emprisonnant dans de petites cellules vides de tout contenu et en les laissant là 23 h 40 par jour sans aucune activité à faire. Y a de quoi devenir fou !!!

En 1988, des leaders étudiants ont mis en place une manifestation pour défendre l’un des leur et plusieurs d’entre eux se sont retrouvés en prison avec des chiens. Environ 3000 morts ont pu être dénombrés suite à la répression militaire.

En août et septembre 2007, la révolution de safran est déclenchée suite à une augmentation brusque du prix de plusieurs sources d’énergie (essence, diesel, gaz).

Pays bouddhiste, les manifestations sont menées par des moines et elles sont pacifistes.

L’armée est intervenue à la fin du mois de septembre pour mettre un terme aux manifestations. Officiellement, 13 personnes sont décédées, dont un journaliste japonais qui a été abattu par balle le 27 septembre. Selon Droits et démocratie, ce serait plus d’une centaine de morts.

Le documentaire réalisé par Pierre Mignault et Hélène Magny et produit par InformAction Films nous permet de faire une incursion dans ce pays qui surveille attentivement ses frontières et qui préfère ne pas avoir de visite.

Leur caméra visite aussi un camp de réfugiés situé à la frontière thaïlandaise, celui-ci est peuplé d’environ 50 000 Birmans regroupés dans une superficie d’environ cinq kilomètres carrés.

Ils nous présentent l’organisation de résistance qui s’est développée en Thaïlande et qui repose sur la puissance de la diffusion de leur site web. Reconnu par de nombreux pays incluant les États-Unis et le Canada, ce sont eux qui ont pu alerter les médias internationaux lors des manifestations et de la répression en 2007.

Le tournage de ce film a été très difficile dû au danger d’entrer en Birmanie, ça aura pris 16 mois de travail acharnés pour nous offrir un film de 75 minutes.

Mon analyse : Dans mes lointains souvenirs, je me suis rappelé d’images télévisées de moines manifestants il y a quelques années. Bien sûr, un reportage de deux minutes trente ce n’est presque rien comparativement à un long métrage. C’est pour ça que j’aime tant les documentaires, ça permet d’aller en profondeur dans un sujet.

Ce documentaire m’a surtout marqué à cause de la résilience de ce peuple. Même sortis de leur pays, ils vivent dans des conditions pitoyables dans des camps de réfugiés.

En novembre dernier, comme aujourd’hui à l’ONF, les réalisateurs étaient présents pour discuter de leur vécu après la diffusion du documentaire.

J’ai été bien heureux d’apprendre que Barack Obama s’est intéressé à la cause de ce pays depuis qu’il a été élu et qu’il a fait certaines pressions sur le gouvernement chinois qui permet le maintien de ce régime.

De plus, les réalisateurs nous ont affirmé que Stephen Harper est assez dur avec le régime birman. C’est tout un contraste avec le discours de certains opposants à l’actuel gouvernement qui affirme qu’Harper est lui-même un dictateur.

12
mar
10

La FTQ encore au cœur de l’actualité policière

Après avoir eu un hiver assez calme comparativement à un printemps et un automne 2009 assez difficile, la FTQ est à nouveau projetée à l’avant-scène médiatique.

La semaine qui se termine aura été pour le moins pénible pour la direction de ce syndicat.

Toute la semaine, Radio-Canada a diffusé des extraits de son émission Enquête qui a été diffusée pour la première fois hier soir. Pour ceux qui n’ont pu la regarder, c’est accessible maintenant, en tout temps, sur le site de la SRC.

Ainsi donc, deux représentants de la FTQ-Construction, Bernard « Rambo » Gauthier et Michel Bezeau seraient des spécialistes pour faire de l’intimidation et des menaces sur les chantiers de construction de la Côte-Nord. De plus, M. Bezeau serait un important vendeur de drogue.

Loin de se laisser intimider, les deux hommes ont nié en bloc les accusations et ils reprochent à la CSN-Construction d’avoir monté l’histoire. Je vous suggère d’écouter Rambo Gauthier en entrevue ce matin à 98,5.

De plus, mercredi, la régie du bâtiment a déposé six plaintes contre une entreprise de construction appartenant au directeur général adjoint de la FTQ-Construction, Alain Pigeon. Le reproche de la régie aurait attrait à du travail effectué sans licence. Les amendes pourraient s’élever à un maximum de 8400 $.

Enfin, jeudi, le dossier de Jocelyn Dupuis, l’ancien directeur général de la FTQ-Construction est aussi revenu à l’actualité. Il a reçu trois accusations en lien avec les factures particulièrement salées qu’il présentait du temps qu’il occupait ses fonctions. Ça aura pris un an d’enquête policière suite aux révélations de l’émission Enquête.

Un mandat d’arrêt a été lancé contre lui alors qu’il se trouve aux États-Unis d’Amérique et qu’il se déplace en motorisé. Il pourrait être de retour au pays seulement le 10 avril.

Les médias s’en sont donnés à cœur joie avec toutes ces nouvelles croustillantes et plusieurs autres révélations se sont ajoutées à ces trois importantes nouvelles.

Vous pouvez consulter les sections spéciales (Radio-Canada, Canoë, La Presse) préparées par différents médias.

Si vous voulez en apprendre davantage sur les méthodes de la FTQ, prévoyez un peu temps, il y a beaucoup d’articles, de vidéos et d’entrevues.

Mon analyse : Bien que le gouvernement Charest continu à défendre son idée qu’il est préférable de laisser les policiers faire leurs enquêtes, c’est bien évident que ça va prendre beaucoup plus pour changer les choses.

Je continue à croire que la proposition adéquiste de tenir une commission d’enquête est toujours d’à-propos et les prochains sondages sur ce sujet seront probablement plus élevés que jamais.

On se doit de reconnaître que le ministre Jacques Dupuis est très efficace dans la livraison de son message. Bien que celui-ci ait très peu de viande autour de son os pour défendre sa position, il n’a aucune difficulté à faire face à l’opposition.

Par contre, du côté péquiste, je ne comprends pas trop leur stratégie.

Tout d’abord, Pauline Marois a pris environ six mois avant de se rallier à la proposition adéquiste de demander une enquête publique.

Puis en décembre, c’est le député Bertrand St-Arnaud qui a piloté une pétition pour soutenir la demande d’enquête publique. Celle-ci a obtenu un très faible appui de la part de la population.

Maintenant, cette semaine, j’ai pu voir plusieurs élus péquistes prendre position dans ce dossier. J’ai notamment pu entendre, en plus de la cheffe péquiste, François Rebello, Alexandre Cloutier et Marjolain Dufour.

Il me semble que logiquement c’est toujours mieux d’avoir un porte-parole fort qui connaît le dossier à fond, ce qui lui permet de mettre le doigt où ça fait mal chez ses adversaires.

De plus, TVA a révélé que Bernard « Rambo » Gauthier a soutenu sa députée péquiste locale, Lorraine Richard, au cours de la dernière campagne électorale.

Cette opposition si expérimentée pour certains se révèle bien décevante pour l’ensemble de la population. Bien sûr, les nombreux appuis syndicaux du passé ne sont rien pour pousser ce parti à mettre la pression au maximum dans ce dossier.

Peut-être bien qu’après tout la stratégie du PQ est de mal faire son travail pour ne pas trop nuire à ses amis. Ça expliquerait pourquoi Pauline a confié, en décembre, le dossier de la pétition à un député qui en était à ses tous débuts.

De plus, curieusement, cette semaine M. St-Arnaud s’est attardé sur un cocktail de financement  de Nathalie Normandeau qui s’est tenu en octobre 2008. Au moins, s’il avait été en vacance à Cuba, ça expliquerait le changement de porte-parole.

Malheureusement, les liaisons entre le PQ et la FTQ et les changements de porte-parole de cette semaine me laissent croire que le PLQ n’est pas prêt de changer d’idée.

11
mar
10

La fierté canadienne et une question gauche-droite

Je veux, tout d’abord, vous inviter à lire l’excellent texte de Pierre Morin sur la fierté canadienne qui a été décuplé par les beaux résultats de notre pays aux récents Jeux Olympiques de Vancouver.

Mon analyse :  Je crois que la fierté de la population en générale est variable, et ce, malgré les cris du cœur des  indépendantistes, actuellement près des 2/3 de la population québécoise est à l’aise de dire qu’ils sont fiers de se considérer actuellement comme des  «nationalistes canadiens».

Bien sûr, comme l’a proposé Jacques Parizeau, quelques bonnes chicanes soutenus avec Ottawa et la vapeur serait renversé, mais Pauline Marois, Gilles Duceppe et leurs  descendants peuvent critiquer amplement, pour l’instant ils ne sont pas en posture pour mettre en branle ces chicanes fédérales-provinciales.

Je suis bien heureux de constater que la population en générale est assez intelligente pour reconnaître les bonnes choses en provenance du Canada.

Récemment j’ai eu une discussion avec un ami, qui se décrit de centre-gauche, pour lui les gens en général sont plutôt abrutis (c’était pas le terme exacte, mais ça ressemblait à ça) et que l’État doit les aider au quotidien dans leur vie personnelle.

Pour moi c’est exactement le contraire, j’ai la conviction profonde qu’une forte majorité de la population est en mesure de prendre les décisions qui sont les meilleurs pour eux-mêmes et si ils se trompent, ils se doivent d’être assez responsable pour faire les adaptations nécessaires.

J’ai l’impression que cette prémisse de base fait toute la différence entre les gens plus de droite et ceux plus de gauche.

Dorénavant je vais tester cette question à de nombreuses personnes. J’ai bien hâte de voir ce que ça va donner.

Je commence donc par vous;

Croyez que la majorité de la population est apte à prendre les décisions qui sont les meilleurs pour elle ou bien vous considérez que le gouvernement doit contrôler décider ce qui est bon pour ses citoyens ?

Je vous invite a me répondre, mais aussi à me mentionner si vous vous considérer plus de gauche ou de droite.




Citation de l’heure

« Saviez-vous que le Québec finance 26 % plus de services qu'en Ontario. Ça représente une somme de 17,5 milliards annuellement ».

- LES COULISSES DU POUVOIR, RADIO-CANADA, 14 MARS 2010

 

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