Archive pour février 2010

27
fév
10

Deux autres cols bleu montréalais pris en boisson !!!

Pour une deuxième fois cette semaine, un col bleu de Montréal a été arrêté en boisson cette semaine. Il s’agit du troisième événement du genre depuis décembre.

En décembre dernier, un col bleu comptant pas moins de 31 ans de service a été intercepté par la police avec une bière entre les jambes. L’arrondissement Ville-Marie a pris la judicieuse décision de congédier le monsieur.

Lundi soir dernier, un journalier, d’une cinquantaine d’années comptant 27 ans de service, est rentré travailler en soirée suite à un appel à 18h 15. Un contremaitre insatisfait de la conduite imprécise de l’employé a demandé à la police de faire une vérification. Le journalier fautif a été arrêté vers 22h10.

Selon La Presse, le négociateur en chef fait remarquer, sans excuser le geste du col bleu, qu’il y a des milliers de cols bleus à l’emploi de la Ville de Montréal, et qu’il n’y avait pas eu de cas semblables, mis à part les deux de cet hiver, depuis décembre 2003.

Puis TVA nous a appris que vendredi matin, à 6 h plus précisément, des policiers ont intercepté, tout près de l’édifice des travaux publics de l’arrondissement d’Anjou, une camionnette de la ville conduite par un col bleu d’une quarantaine d’années.

Tout comme l’employé de la ville de lundi, celui d’hier a aussi échoué l’alcootest. Dans les deux cas, leur arrondissement respectif a suspendu leur col bleu fautif.

Mon analyse : Michel Parent, le président des cols bleus de Montréal devra trouver un meilleur argumentaire que de proposer d’offrir une thérapie pour de tels employés.

La perception de la population montréalaise vise-à-vise ses cols bleu ne semble pas tellement erronée. Avec un tel comportement, il y a un très gros ménage à faire dans cette organisation.

Dans les deux cas de cette semaine il est fort probable de croire que ces deux employés buvaient de l’alcool en travaillant.

Tout d’abord, le monsieur de lundi a été appelé à 18h15 pour aller travailler, si il avait pris un verre de vin pour souper il aurait pas eu de problème quatre heures plus tard. Si il était complètement ivre à l’heure du souper, il aurait du refuser d’y aller !

Pour celui de vendredi, si il venait de commencer à travailler c’est complètement irresponsable d’être en boisson à l’arrivée au travail. Par contre, à ce que je sache les employé de la ville commence le matin à 7h, donc ça signifierai qu’il a bu dans la nuit !

Tout ça me laisse croire que tous deux ont bu de l’alcool en travaillant. La différence avec le gars de décembre, c’est qu’ils n’ont pas été arrêté avec une bière entre les jambes.

Les histoires d’horreur que l’on m’a raconté concernant le fonctionnement à la ville de Montréal est tellement abominable que j’aime mieux pas vous les raconter, vous ne me croiriez tout simplement pas.

La ville de Montréal réfléchie actuellement à l’idée d’implanter des GPS sur ses équipements de déneigement, elle devrait peut-être aussi penser à ajouter des machines pour vérifier le taux d’alcool des conducteurs de ses véhicules !

26
fév
10

Le PLQ et son financement dit sectoriel

Encore une fois, un important porte-parole du parti libéral nous confirme que ce parti est financé directement par les entreprises. À l’interne au PLQ, on appellerait cette importante source de contribution du financement sectoriel.

La ministre des Transports, Julie Boulet a affirmé mercredi : « Il y a des règles qui régissent et qui encadrent le financement des partis politiques. C’est légal au Québec de faire du financement politique, que les compagnies donnent ».

Bien sûr, elle a rapidement affirmé s’être trompée, mais les enquêteurs du Directeur général des élections auront quand même quelques questions à lui posées d’ici peu. On pourrait croire à une erreur, mais le problème c’est que c’est loin d’être la première fois.

Rappelons-nous qu’en décembre dernier Michelle Courchesne, la ministre de l’Éducation avait déclaré : « Vous savez aussi bien que moi qu’il y a beaucoup, moi, je dirais (que), la majorité des entreprises privées soutiennent tous les partis politiques ».

De plus, quelques jours plutôt c’était le ministre délégué aux Transports, Norman MacMillan, qui a révélé à quel point il doit faire du financement pou son parti. « Depuis que je suis ministre, c’est 100 000 $ par année [que je dois amasser]. C’est moi qui s’occupe de ça. C’est moi qui fais les appels. C’est mon bureau qui s’occupe de ça. J’ai toujours fait ça de même » avait révélé M. MacMillan.

Il est bon de savoir que Norman MacMillan est député du comté de Papineau depuis 1989 et qu’il siège au conseil des ministres depuis le retour des libéraux au pouvoir, soit avril 2003. Lui qui n’a jamais fréquenté une école post-secondaire, il a dû se démarquer par ses qualités d’organisateur politique.

La déclaration de MacMillan nous a aussi permis de savoir que chacun des ministres de Jean Charest doit amasser 100 000 $ par année. Considérant qu’ils sont 26 ministres, ça représente un pactole de 2,6 millions de dollars par an.

Toujours dans le même sens des déclarations précédentes des trois ministres, on doit ajouter les allégations d’une ancienne attachée politique de Philippe Couillard. Selon Diane Bougie, sur ses heures de travail, elle devait faire de la sollicitation auprès de gens d’affaires pour un cocktail de financement du ministre à 1000 $ le billet.

Enfin, le célèbre Benoît Labonté a raconté en octobre dernier que « Le financement populaire en politique québécoise, c’est une fiction. C’est un système hypocrite. [...] Et tout le monde, je dis bien tout le monde, le fait. Tous les partis municipaux, tous les partis provinciaux le font ».

Pauline Marois, la cheffe du parti québécois a réagi au propos de la ministre Boulet en demandant une enquête du DGE alors que celui-ci avait déjà réagi en annonçant quelques heures plutôt que des enquêteurs rencontreront la ministre.

Mon analyse : C’est bien évident que certaines entreprises investissent dans le PLQ. Mais, un pourcentage de ceux-ci le fait aussi au PQ. Pour le parti de Pauline Marois, cette méthode s’appelle le financement « milieu de vie ». C’est évidemment moins important puisqu’ils sont dans l’opposition depuis maintenant sept ans.

C’est sans surprise que, madame Marois demande une enquête sur le financement du PLQ et non des changements aux lois actuelles.

La nouvelle enquête du DGEQ ne changera pas grand-chose à la situation actuelle.

Je commence à croire que le fait de permettre aux entreprises de financer les partis politiques permettrait d’y voir plus clair. Au moins, ça ne serait plus caché et la population en saurait un plus sur la réalité du financement des partis politiques.

Le projet de loi 78, à l’étude présentement, pourrait hausser le financement public des différents partis, mais ça ne règlera en rien le problème des prête-noms.

Par exemple, ce projet de loi n’empêchera pas la fille de Tony Accurso de donner un coup de main à un candidat libéral ou que l’entreprise d’un ministre obtient des contrats sans appels d’offres.

26
fév
10

Mes sœurs musulmanes en première mondiale ce soir et en boni, Je porte le voile

Ce soir les RVCQ présent Je porte le voile, que j’ai eu la joie de voir au novembre dernier au RIDM, en plus de présenter en première mondiale la nouvelle œuvre de la féministe Francine Pelletier, Mes sœurs musulmanes.

J’ai écrit un billet, il y a quelques semaines, sur le documentaire Je porte le voile, ce film a été diffusé en janvier aux Grands Reportages à RDI et il a aussi été diffusé au cinéma parallèle à Montréal et au cinéma Le Clap à Québec.

Ce film relate la réflexion d’une Québécoise d’origine, Natasha Ivisic, qui porte le voile islamique depuis 13 ans et qui veut montrer les différentes facettes du port du voile au Québec à sa fille, qui entre alors dans sa période de puberté.

En cours de terme, Natasha se remet en question et finit par prendre la décision de ne plus porter le voile.

Pour ce qui est du documentaire Mes sœurs musulmanes, il s’agit d’un portrait de deux jeunes femmes québécoises musulmanes qui portent le voile avec conviction. L’une est née au Québec, Geneviève Lepage, et l’autre, Asmaa Ibnouzahir, est d’origine musulmane.

L’émission Désaultels de la radio de Radio-Canada a fait une entrevue plus tôt cette semaine avec la réalisatrice et hier ils ont fait un court reportage sur le film. Télé-Québec diffusera ce documentaire le 8 mars prochain.

De mon côté, je vous ferai part de mes commentaires sur ce film la semaine prochaine.

Vous retrouverez ma critique de Mes sœurs musulmanes ici.

25
fév
10

L’affaire Coca-cola au cinéma Parallèle

Après avoir été présenté au RIDM puis dimanche dernier au RVCQ, le documentaire L’Affaire Coca-Cola est maintenant à l’affiche au cinéma Parallèle.

Au lieu de vous faire un résumé du film, je vous invite à lire le billet que j’ai publié en décembre dernier, ça devrait vous convaincre d’aller voir ce film révélateur.

24
fév
10

Qu’est-ce que nous concocte Lucien Bouchard ?

Tout d’abord, Lucien Bouchard est sorti d’un long silence, la semaine dernière, pour ébranler les convictions des souverainistes.

Pauline Marois a faiblement réagi en affirmant qu’il était fatigué et la famille bloquo-péquiste a chanté en cœur l’égarement de son ancien chef.

Maintenant, il nous refait le coup du manifeste Pour un Québec lucide, mais en ciblant, cette fois-ci, le monde de l’éducation.

En comparant les signataires du manifeste et de ce pacte on peut remarquer qu’en plus de Lucien Bouchard, messieurs, Joseph Facal, Robert Lacroix, Pierre Fortin et Claude Montmarquette sont signataires des deux documents.

Ce qui est le plus surprenant de ce Pacte pour le financement concurrentiel de nos universités, c’est la présence de quatre ex-dirigeants d’associations étudiantes et de deux anciens recteurs universitaires.

C’est le double de la représentation des représentants du milieu des affaires!

Les propositions de ce pacte m’ont rappelé une note économique et le résumé d’une des conférences de Mathieu Laberge que j’avais bien aimés. Ses propos vont dans le même sens, c’est même un peu surprenant qu’il n’ait pas été l’un des signataires du Pacte.

Suite à la sortie de la semaine dernière, lundi matin, Jean Lapierre a fortement suggéré à Gérard Deltell d’ouvrir les portes de son parti à Lucien Bouchard. Avec le pacte d’hier, il est bien difficile de croire que Lucien Bouchard et ses amis ont préparé et signé ce document sans avoir aucun plan pour l’avenir.

Mon analyse : Plus que jamais, j’ai l’impression qu’il va y avoir de grands changements dans le monde politique québécois dans les prochains mois.

En 2005, les lucides reprenaient des positions adéquistes, mais Mario Dumont n’a pas été en mesure d’en convaincre un seul de se joindre à son parti. En réalité, la seule vedette que Dumont a pu recruter, après l’élection de 2003, c’est Gilles Taillon et bien peu affirmeront aujourd’hui que ç’a été bon pour l’ADQ.

Il est important de rappeler que l’ADQ vivotait entre 15 et 20 % dans les sondages dans les six derniers mois de 2005. C’était un peu mieux que le 9 % du Léger Marketing-Le Devoir de la semaine passée, mais ce n’était pas les gros chars non plus à l’époque.

Certains se dépêcheront de me rappeler que l’ADQ post-2003 et l’ADQ d’aujourd’hui ce n’est pas du tout la même chose. Je suis en parti d’accord avec eux.

La différence, aujourd’hui, c’est justement que la faiblesse de l’ADQ incitera probablement son nouveau chef à trouver un terrain d’entente avec Lucien Bouchard et ses amis.

Je peux me tromper, mais j’ai le sentiment que Bouchard et Cie vont mettre sur pied un mouvement apolitique quelconque qui va reprendre certaines idées du manifeste des lucides et du pacte sur l’éducation.

D’autres propositions proviendront surement du rapport de Jacques Ménard sur le décrochage scolaire, du rapport Montmarquette sur la tarification des services publics, du rapport Castonguay sur le financement du système de santé, du rapport Pronovost sur le monde l’agriculture et des fascicules (1, 2 et 3) préparé par les quatre économistes du comité consultatif pour le prochain budget provincial.

Tout ça représente un très bon début de programme politique.

Considérant que Lucien Bouchard a eu 71e ans en décembre dernier, je serai très surpris qu’il prenne la tête d’un tel mouvement, mais sa participation aura un effet bœuf évidemment.

Qui pourrait prendre la tête de ce mouvement de changement ?

C’est bien difficile à prévoir, il y a bien sûr plusieurs noms qui reviennent dans la tête des gens politisés. Ce pourrait être un ancien ministre péquiste, Joseph Facal ou François Legault. Du côté plus libéral, on ne peut ignorer le passionné Jacques Ménard et pourquoi pas le retour d’un autre ancien ministre des finances de Jean Charest, Yves Séguin.

Une fois que toutes ces personnalités se seront entredéchirées l’appui de Lucien Bouchard, c’est bien évident qu’Éric Caire et Marc Picard se joindront à eux.

Puis, enfin, un peu comme l’Option citoyenne de Françoise David a fusionné avec l’UFP d’Amir Khadir, il y aura un grand mariage entre ce mouvement et l’ADQ de Gérard Deltell. Ce serai pas trop surprenant que ce parti porterait d’une certaine façon le nom de lucide.

J’ai l’impression que tout ce scénario, qui était plutôt un rêve utopique il y a deux semaines, pourrait prendre forme d’ici l’automne et qu’il aboutira par la formation d’un nouveau parti vers l’automne 2011.




Citation de l’heure

« Saviez-vous que le Québec finance 26 % plus de services qu'en Ontario. Ça représente une somme de 17,5 milliards annuellement ».

- LES COULISSES DU POUVOIR, RADIO-CANADA, 14 MARS 2010

 

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