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La politique post-électorale de Projet Montréal

Projet Montréal semble devenir de plus en plus l’opposition officielle à l’Hôtel de Ville de Montréal. Louise Harel a réfuté les rumeurs qui disaient qu’elle prenait sa retraite, mais elle et son parti ne sont pas plus actifs depuis.

De son côté, Projet Montréal multiplie les prises de position et prend de plus en plus de place. Autant sur le Plateau qu’ailleurs, ils trouvent le moyen de faire parler d’eux et de leurs propositions.

Aujourd’hui, le parti de Richard Bergeron propose de taxer les espaces de stationnement non-résidentiels et hors-rues de plus de cinq places partout à Montréal et même partout dans la région métropolitaine.

Selon eux, cette nouvelle taxe amènerait 135 millions de dollars par année à la ville de Montréal. Les projetistes (c’est le nom que j’aie trouvé pour parler des gens de Projet Montréal) ont aussi calculé qu’une telle taxe appliquée dans la région métropolitaine dégagerait 280 millions par an.

Évidemment, cette proposition d’imposer une taxe sur le stationnement au centre-ville de Montréal et de l’appliquer de la même façon à Rivière-des-Prairies, à Pierrefonds et à Lachine est assez invraisemblable.

Alors, imaginez l’effet rassembleur et attirant qu’aurait cette taxe sur les gens de l’Assomption, Deux-Montagnes, Candiac, Varennes, Beloeil ou dans une autre des 82 municipalités de la CMM. Pour ceux qui ne comprennent pas, je suis très ironique !!!

Déjà que les gens des banlieues apprécient bien peu le centre-ville à l’extérieur des heures de bureau, le fait de devoir encore payer pour la grande ville augmenterait les frustrations et surtout l’incompréhension des banlieusards.

Mon analyse : Il y a deux choses qui me surprennent dans la proposition de Projet Montréal.

Tout d’abord, c’est le fait que Projet Montréal pense à imposer une taxe à l’extérieur de la ville de Montréal. Il faut un sérieux manque discernement pour proposer une taxe comme ça.

Les autres villes de la CMM ne sont vraiment pas rendues au même point que les gens du plateau en matière de stationnement. L’engorgement et l’étroitesse des rues du plateau, c’est des choses que la banlieue ne connaît pas du tout.

Pour faire comprendre le message des projetistes, ils devraient commencer par faire une tournée à l’extérieur de Montréal.

Deuxièmement, ce qui me renverse c’est que cette proposition était absente de leur programme électoral de l’automne dernier.

Pourtant, Projet Montréal a pris la peine de détailler 44 propositions en matière de transport. Ce n’est pas vraiment comme si ce sujet n’était pas important pour ce parti politique.

Il me semble que c’est assez important comme proposition taxer les stationnements non-résidentiels de la région métropolitaine. Bien sûr, on ne saura jamais si c’était dans les cartons il y 3 mois ou si c’est sorti de la tête de quelqu’un récemment.

J’espère que Projet Montréal va se souvenir de cet « oubli » avant de reprocher à Gérald Tremblay de prendre une décision qui n’a pas été proposée à la population lors de la dernière campagne électorale.

C’est aussi ça devenir un parti important, on a plus de visibilité, mais on a aussi des responsabilités.

Malgré ça, Projet Montréal a beaucoup plus d’avenir que Vision Montréal.

Faudra simplement être plus vigilants avant de se dire différent des autres, parce que ce genre d’oubli laisse à penser que Projet Montréal est assez semblable à ses opposants.


7 Réponses vers “La politique post-électorale de Projet Montréal”


  1. 1 Caroline Lavergne
    22 janvier 2010 à 11 11 07 0107

    Cher Jean-Luc

    Ce sera plus facile de répondre ici qu’en 140 caractères sur Twitter…

    Donc, comme je me suis permis de vous faire remarquer hier soir, Projet Montréal considère depuis quelque temps déjà cette taxe uniforme sur le stationnement afin de financer son Plan pour la relance de Montréal, le fameux “programme” publié sur http://www.projetmontreal.org/theme/ depuis l’été dernier. Ce programme était de facto la plateforme électorale du parti lors de la campagne 2009.

    Nous avons fait de notre mieux, pendant la campagne électorale, pour attirer l’attention des médias sur ce programme, qui résume tous les projets et priorités de Projet Montréal, ainsi que les moyens proposés pour les financer.

    Cependant, entre deux machines électorales bien huilées et des scandales de corruption à n’en plus finir, on s’entend que la plupart des médias se sont plutôt attardés à autre chose et on a eu beaucoup de difficulté à faire valoir nos idées. Ceci dit, on aurait sûrement pu mettre plus d’effort sur la communication de ces idées-là sur le Web, question de dépendre moins des médias pour communiquer nos projets aux citoyens. On est en train de travailler là-dessus.

    Comme vous dites, avec plus de visibilité vient plus de responsabilité. Toute l’équipe est très fière de cette nouvelle responsabilité et j’espère que vous continuerez à scruter nos activités comme vous le faîtes.

    Sincèrement,

    Caroline
    Responsable des communications, Projet Montréal

    P.S. Si vous êtes intéressé, il me fera plaisir de vous faire parvenir nos communiqués de presse, il suffit de m’envoyer un courriel pour confirmer votre intérêt. Au plaisir!

  2. 2 Yannick Brosseau
    22 janvier 2010 à 16 04 42 0142

    Bonjour,

    La proposition de la taxation du stationnement non résidentiel et hors rues sur le territoire de Montréal est dans le programme de Projet Montréal depuis 2005.

    Voir l’engagement 5.15 sur les sources de financement:
    http://www.projetmontreal.org/engagement/5.15

    Au plaisir,

    Yannick

  3. 23 janvier 2010 à 12 12 14 0114

    Comme j’ai répondu par twitter

    Premièrement si votre engagement n’a pas été divulgué ce n’est pas seulement la faute des médias.

    Quand avez-vous publié un communiqué pour annoncer l’imposition d’une nouvelle taxe à l’ensemble de Montréal et dans la région métropolitaine ?

    Comme vous le mentionner, c’est 280 millions de revenu, ça vaut au moins un communiqué.

    De plus, votre proposition dissimulée dans votre programme n’était pas définitive et oubliait les 80 quelques autres municipalités de la CMM.

    Il est inscrit : Les deux principaux moyens envisagés pour atteindre cette fin sont soit l’implantation de péages sur les ponts de Montréal, soit la taxation du stationnement non résidentiel et hors rues sur le territoire de Montréal.

    Puis vous concluez avec votre méthodologie pour prendre votre décision finale : Une seule de ces deux sources sera utilisée : le choix entre les deux sera fait après étude approfondie, consultation du public et des élus de la région métropolitaine, et la conclusion d’une entente avec le gouvernement du Québec.

    Je comprend que vous n’êtes pas au pouvoir et que vous faites des propositions au Maire et à son équipe, mais est-ce possible, au moins, de consulter l’étude approfondie qui a été faite depuis le début novembre ?

  4. 4 YD
    24 janvier 2010 à 13 01 14 0114

    L’idée d’une la taxe sur le stationnement dans la région métropolitaine ne date pas d’hier et ne provient pas de Projet Montréal. Elle s’appuie essentiellement sur le constat que le stationnement gratuit, de surface en particulier, est socialement nuisible parce qu’il internalise les coûts de déplacement par automobile dans tous les salaires, les biens et les services. Ce faisant, il contribue au « tout automobile », à une mauvaise gestion de l’espace ainsi qu’à l’étalement urbain. Autrement dit, si votre « slip de paie » était en phase avec la réalité, vous auriez un salaire plus élevé avec une déduction importante pour une enveloppe « stationnement », peu importe que vous ne l’utilisiez ou pas. Du point de vue de la science économique, la taxe sur le stationnement peut donc être une bonne chose dans la mesure où elle cherche à taxer un phénomène socialement nuisible.

    Or, la science économique affirme aussi autre chose. C’est que les entreprises tendent à se localiser aux endroits où elles peuvent envisager d’optimiser leurs ressources (et donc notamment diminuer leurs dépenses). Bien sûr, il y a plusieurs facteurs de localisation, mais à une échelle régionale, il ne serait pas faux de dire que la taxe sur le stationnement, DE LA MÊME MANIÈRE QUE LES TAXES FONCIÈRES, peut contribuer à un déplacement des entreprises vers des pôles qui s’approchent de plus en plus des banlieues. Il s’agit donc d’un argument qui joue dans la balance des pours et des contres de la taxe sur le stationnement.

    Parallèlement à cela, beaucoup de personnes sérieuses remettent de plus en plus en question un modèle fiscal selon lequel chaque ville impose une taxe sur la valeur de l’espace en général, pour financer un service qui profite à une échelle régionale et exige une planification à ce niveau, si on applique le principe de la subsidiarité. Ainsi, si une fiscalité régionale venait qu’à apparaître, une taxe régionale sur le stationnement, comme on en trouve une à Vancouver, serait probablement très intéressante, car elle découragerait les entreprises à s’éloigner du centre, encourageraient les banlieues à réduire le nombre de stationnements, à améliorer leur densité, à favoriser le transport en commun et favoriserait ainsi une forme de développement urbain plus durable.

    Ensuite, (je « copie-paste » ici un extrait d’un travail que j’ai fait il y a quelques années),
    —————
    Il faut savoir qu’il existe de nombreuses études concernant la taxe sur le stationnement de même que de nombreuses variantes. Les quatre principales familles sont la taxe sur l’espace, la taxe sur les revenus, la taxe sur les permis et la taxe à l’usage, qui elle est exclusive aux stationnements tarifés. Afin de mieux comprendre les effets d’une éventuelle taxe au stationnement, Todd Litman avance les quatre énoncés suivants (Litman, 2006)

    - Une taxe qui s’applique seulement au stationnement tarifés tend à accroître le prix des stationnements gérés par des opérateurs, ce qui décourage la tarification. Par le fait même, cela contribue à augmenter le nombre de stationnements gratuits.
    - Une taxe appliquée à tous les stationnements tend à réduire l’offre générale, particulièrement si elle accompagne d’autres mesures visant à favoriser le transfert modal et l’optimisation de l’usage des cases existantes.
    - Une taxe appliquée seulement aux stationnements non tarifés tend à réduire l’offre et à augmenter le nombre de stationnements tarifés, ce qui favorise beaucoup plus le transfert modal.
    - Une taxe appliquée seulement aux stationnements d’une petite zone géographique peut engendrer à long terme un déplacement des emplois dans une zone voisine non taxée, ce qui favorise l’étalement urbain et donc une plus grande proportion de déplacements par automobile.

    En Amérique du Nord, plusieurs grandes villes disposent d’une taxe sur le stationnement, dont les villes de Vancouver, Baltimore, Los Angeles, Miami, New York, Oakland, New-Orleans et Pittsburgh. À l’exception de Vancouver, les autres villes citées ont privilégié une taxe sur les revenus, probablement afin d’en simplifier l’administration. Or, la taxe sur les revenus, qui affecte davantage le stationnement dans les grands centres, est reconnue pour favoriser le stationnement gratuit. Dans une perspective de développement durable, la taxe sur l’espace est donc à privilégier. À Vancouver, où l’on a privilégié une taxe sur l’espace, l’Agence régionale de transport, TransLink, collabore avec la BC Assessment, une agence provinciale, afin de dresser un registre des stationnements par le moyen de visites sur les lieux et de photos aériennes.

    ———————–

    À la lumière de tout cela, on voit bien que la taxe proposée par l’administration Tremblay n’est pas très intéressante d’un point de vue urbanistique, cela parce qu’elle ne cible que les stationnements commerciaux (ex : Vinci Park) qui, en terme de nuisances, sont moins nuisibles que les stationnements gratuits privés (de surface en particulier), dont le coût est internalisé aux entreprises et donc assumé par l’ensemble du milieu. Au niveau de l’aménagement, la résultante d’une telle politique est donc une diminution du nombre de stationnements commerciaux, au profit de d’autres types de stationnements, ceux-là plus nuisibles, qui les remplaceront.

    De ce point de vu, Projet Montréal a donc raison de dire qu’il ne faut élargir la taxe à tous les stationnements non résidentiels de la Ville, comme cela se fait d’ailleurs à Vancouver. Cela ferait d’autant plus de sens que tout compte fait, malgré ses inconvénients, la taxe sur le stationnement semble plus intéressante que la taxe sur la valeur foncière (car on sait que LES DEUX CONTRIBUENT À L’ÉTALEMENT URBAIN, de toute façon…).

    Puisqu’à peu près toutes les personnes sérieuses et moindrement désintéressées s’entendent sur le principe d’une fiscalité régionale, une taxe de stationnement à l’échelle régionale apparaît comme une très bonne option, et ce, d’autant plus si cela sert à soutenir un système de transport en phase avec notre époque, c’est-à-dire un système de transport organisé et financé à une échelle régionale. D’un point de vu administratif aussi, il serait plus intéressant de confier la gestion de la taxe à un seul organisme régional. Malheureusement pour le moment, ce n’est pas envisageable, pour la simple raison que les banlieues s’opposent à toute taxe régionale et à tout ce qui va à l’encontre du « tout automobile ». Et comme les banlieues contrôlent le monde politique au Québec, à cause de notre mode de scrutin notamment, ce n’est pas demain la veille qu’on va voir apparaître ce genre de réforme, même si cela fait indiscutablement beaucoup de sens du point de vu de l’intérêt du Québec dans son ensemble. Un maire de Montréal politiquement responsable serait donc un maire qui assumerait la responsabilité du bon sens et défendrait publiquement, devant Québec, le principe d’une taxe régionale sur le stationnement.

    Finalement, je pense qu’il est tout à fait normal que le chef de Projet Montréal n’ait pas insisté sur d’hypothétiques revenus en provenance des banlieues, suite à une hypothétique intervention de Québec: il avait déjà suffisamment de démagogie journalistique à gérer comme cela. Il s’est toutefois positionné à plusieurs reprises sur la taxe du stationnement à Montréal, et cela à toutes les fois où on lui a demandé comment il financerait son plan de transport en commun.

  5. 5 YD
    24 janvier 2010 à 14 02 08 0108

    @ Jean-Luc Audet: Je sais pas, mais si PM n’est pas au pouvoir, alors probablement que l’étude n’a pas été financée!? C’est comme une bonne partie du programme. Qu’est-ce que t’en penses?? Ouf!

    Pour les personnes qui laissent sous-entendre que la taxe sur le stationnement aurait été passée sous silence durant la campagne électorale… P.S. Depuis quand un parti d’opposition se doit de dépenser de l’argent dans des communiqués pour annoncer et défendre les mesures prises par le parti au pouvoir??

    ———————
    La Presse
    Actualités, samedi, 24 octobre 2009, p. A30

    ÉLECTIONS MUNICIPALES 2009

    Trois chefs et 2,5 milliards

    Benessaieh, Karim
    Devinette: quel parti municipal est le plus dépensier?
    La réponse: aucun.
    À l’analyse des trois programmes des principaux partis que les Montréalais seront appelés à élire le 1er novembre, une conclusion étonnante s’impose: leurs promesses, additionnées une à une, coûteront à peu près la même chose.
    Dans les trois cas, on annonce aux Montréalais une pluie de 2,5 milliards pour les quatre prochaines années. Du côté de Projet Montréal, les 33 km de Nouveau tramway promis par Richard Bergeron coûteront à eux seuls 1,3 milliard. Gérald Tremblay, lui, promet notamment 680 millions pour refaire le réseau d’eau et les égouts. Chez Vision Montréal, Louise Harel annonce 850 millions pour retaper les rues de la métropole.
    Les trois aboutissent au même total d’environ 2,5 milliards. Mais derrière ce montant se cachent des méthodes et des ambitions complètement différentes. Projet Montréal promet un réaménagement audacieux du budget de la Ville pour faire de la métropole un modèle de transports collectifs et d’économie durable. Vision Montréal reprend la plupart des grands projets en cours et y ajoute des promesses phare comme la tenue de l’Exposition universelle, le recouvrement de l’autoroute Ville-Marie et les fêtes du 350e anniversaire de Montréal. Les deux, que ce soit dans leur programme ou devant les médias, ont également fait de l’éthique et de la transparence leur cheval de bataille.
    Ces deux partis de l’opposition utilisent à peu près la même recette pour financer leurs promesses, de l’ordre de 600 millions par année. La moitié proviendra d’un grand ménage dans les finances, l’autre des péages. Fait à noter, seul Projet Montréal a présenté un cadre financier clair, énumérant ligne par ligne ses dépenses.
    Le cas du parti du maire Tremblay, Union Montréal, est différent. Au pouvoir depuis huit ans, l’administration a déjà mis en place la plupart des projets qu’elle promet actuellement, un avantage abondamment utilisé par la plupart des gouvernements sortants.
    De même, plus de 98% des millions annoncés par M. Tremblay depuis trois semaines, du fonds d’investissement de 180 millions pour les grands projets aux centaines de millions en réfection des rues et des infrastructures, sont déjà inclus dans le budget 2009 de la Ville, confirme-t-on au parti. Ses “nouvelles” promesses, elles, ne représentent que 43 millions par année.
    “Ce sont des engagements que nous qualifions de réalistes et de réalisables, a expliqué Gérald Tremblay. Agir autrement, ce serait faire preuve d’irresponsabilité.”
    Transport, éthique et continuité
    L’argent ne résume pas l’esprit des programmes présentés par les trois partis. Les 72 pages regroupant les dizaines de propositions de Projet Montréal laissent une large part aux transports collectifs, au logement social et à l’abandon de l’automobile comme moyen de transport principal. Des projets coûteux, mais “on n’a pas le choix, il faut investir, estime Richard Bergeron. Nous, à Projet Montréal, on veut un virage marqué”.
    Le programme propose également une refonte de la démocratie municipale et une centralisation des pouvoirs pour contrer l’influence de l’entreprise privée à l’hôtel de ville. Voté en mai 2009 en congrès, le programme de Projet Montréal ne propose aucune mesure sur l’éthique ou la lutte contre la corruption. C’est récemment, surtout depuis septembre dernier, que le chef Richard Bergeron a mis de l’avant sa proposition principale, créer deux postes de commissaires à l’éthique et à l’intégrité.
    Ce volet de l’éthique est par contre très présent dans les 41 pages du programme de Vision Montréal, qui a été lancé au début d’octobre. On y retrouve quatre engagements, dont le principal est la mise sur pied d’un bureau d’éthique municipal. En ce qui concerne la réorganisation des pouvoirs des arrondissements, on promet de rapatrier à la ville centrale des services cruciaux comme le déneigement et l’urbanisme.
    “Beaucoup des grandes villes du monde ont transformé leurs arrondissements en quasi-villes, comme ici à Montréal, et ça, c’est un vrai problème”, estime Louise Harel.
    Plus concis, le programme d’Union Montréal tient sur 21 pages où on rappelle essentiellement les réalisations de l’administration Tremblay depuis 2002. Les quatre prochaines années serviront essentiellement, a expliqué le maire, “à parvenir à mettre de l’avant les projets qui sont déjà amorcés”.
    PARTI ET CHEF
    UNION MONTRÉAL
    GÉRALD TREMBLAY
    Pour parvenir à mettre de l’avant les projets qui sont déjà amorcés, dont l’autoroute Bonaventure et le recouvrement de l’autoroute Ville-Marie, déjà en route, il me faut un autre mandat. Gérald Tremblay
    PROMESSE PHARE
    Finaliser le Quartier des spectacles
    Coût
    inclus dans un “fonds d’investissement” plus global de 180 millions
    ÉTHIQUE
    Aucune mention dans le programme. Le maire a souvent affirmé aux médias avoir resserré les règles d’éthique lors de son dernier mandat.
    Ouvert à une enquête publique qui toucherait l’ensemble des municipalités au Québec.
    IMPÔTS ET FINANCES
    N’a pas voulu s’engager à un gel d’impôts fonciers. Hausse probable équivalente à l’inflation en 2010.
    Nouveaux engagements estimés à 43 millions annuellement, assumés par la croissance des revenus.
    TRANSPORTS EN COMMUN
    Prolonger le métro, d’abord vers l’est (ligne bleue) jusqu’à Anjou puis vers l’ouest (ligne orange) vers Saint-Laurent.
    Lancer les travaux de la navette ferroviaire entre le centre-ville et l’aéroport Montréal-Trudeau.
    Développer un réseau de tramway au centre-ville et un tram-train vers Lachine.
    Favoriser le covoiturage, l’autopartage et le déploiement de mesures préférentielles pour les autobus sur plus de 240 kilomètres d’artères.
    RÉSEAU ROUTIER ET TRANSPORTS
    Investir 150 millions par année dans la réfection des routes.
    Sécuriser de 1200 feux de circulation et de 200 intersections
    Diminuer la vitesse de 50 km/h à 40 km/h dans l’ensemble des rues résidentielles locales dès la fin de l’année 2010
    Multiplier les mesures d’apaisement dans les arrondissements. Réduire le volume de circulation automobile “auto solo ” de 15% au cours des 10 prochaines années.
    LOGEMENT
    Poursuivre, au cours des quatre prochaines années, l’Opération 15 000 logements, dont 5000 logements sociaux et communautaires.
    Maintenir le programme de soutien à l’accession à la propriété, dont une subvention de 10 000$ pour les ménages avec enfants.
    Poursuivre les interventions “proactives” de la Ville enmatière de salubrité des logements.
    Accélérer les travaux majeurs dans le parc de logements de l’Office municipal d’habitation de Montréal.
    DÉMOCRATIE ET ARRONDISSEMENTS
    “Renforcer ” les interventions de la ville centre en matière d’urbanisme et de planification du territoire.
    SERVICES AUX CITOYENS
    Investir 10,3 millions par année dans le plan d’action de la propreté, dont 2,3 millions consacrés à la brigade de la propreté.
    Rendre disponibles 5800 places de stationnement gratuit pour faciliter et accélérer le ramassage de la neige dans les rues du centre-ville.
    Mettre en place une collecte spéciale de résidus de table (putrescibles) d’ici cinq ans.
    AUTRES GRANDS PROJETS
    Poursuivre le programme de réhabilitation des infrastructures de réseau d’eau et d’égout, notamment celles du centreville, à raison d’une moyenne d’investissement de 170 millions par année.
    Installer des bornes d’accès internet disponibles, à terme, dans toute la ville.
    Investir une somme additionnelle de 27 millions dans la mise à jour et la création de nouveaux emplacement de dépôt à neige.
    PARTI ET CHEF
    VISION MONTRÉAL
    LOUISE HAREL
    Ma réputation est sans tache. Le maire, lui, a été obligé de congédier tout le monde autour de lui, sauf lui-même. Louise Harel
    PROMESSE PHARE
    Recouvrement de l’autoroute Ville-Marie et utilisation du site pour l’Exposition universelle de 2020
    Coût
    non précisé
    ÉTHIQUE
    Créer un bureau d’éthique municipal indépendant.
    Imposer un code d’éthique aux soumissionnaires, mettre sur internet tout le processus d’appel d’offres, vérification par la police de Montréal des sources de financement des entreprises.
    IMPÔTS ET FINANCES
    Gel de l’impôt foncier en 2010.
    Compte sur les revenus de péage, réinvestis dans les transports en commun et l’entretien du réseau routier, ainsi que 200 millions par année grâce à des gains de productivité.
    TRANSPORTS EN COMMUN
    Gel des tarifs de la STM en 2010, suivi de hausse ne dépassant jamais l’IPC.
    Réalisation de la navette ferroviaire entre le centreville de Montréal et l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau.
    Se donne comme objectif d’augmenter de 10% à 20% les déplacements en transports en commun.
    Poursuivre les études sur l’implantation du tramway et sur le prolongement du métro jusqu’à Anjou (trois stations) et jusqu’à Bois-Franc (une station).
    RÉSEAU ROUTIER ET TRANSPORTS
    Ajouter 250 millions de dollars sur quatre ans aux 600 millions actuellement prévus dans la réfection et l’entretien des rues locales et artérielles de Montréal.
    Imposer des limites de vitesse uniformes dans tous les arrondissements, de 50 km/h sur les grandes artères et de 40km/h dans les rues.
    Rendre piétonnières certaines rues du Vieux-Montréal, de même que la rue Sainte-Catherine, entre l’avenue Papineau et la rueDe Bleury jusqu’à la rue Atwater.
    Donner une signature visuelle unique aux taxis montréalais.
    LOGEMENT
    Établir une stratégie de développement d’habitations plus écologiques.
    Réaliser, sur la période de 2010-2015, la construction de 10 000 logements sociaux et communautaires et la rénovation de 5000 logements du stock existant.
    Bonifier le programme d’accès à la propriété pour les premiers acquéreurs de logements. familiaux.
    Adopter un nouveau règlement plus efficace et plus contraignant en matière de salubrité des logements.
    DÉMOCRATIE ET ARRONDISSEMENTS
    Rapatrier, à la ville centre, la voirie, le déneigement, la propreté, le développement économique, la gestion de l’eau et des matières résiduelles.
    Confier les services d’urbanisme, de mise à jour du plan d’urbanisme et les consultations publiques à la ville centre.
    Assurer l’équité des services entre les arrondissements, notamment, en ajustant leur dotation.
    Entamer des discussions avec Québec afin de diminuer le nombre d’élus, notamment les conseillers d’arrondissement.
    SERVICES AUX CITOYENS
    Mettre en oeuvre un réseau de signalement de déficiences sur le domaine public, par l’entremise des téléphones cellulaires.
    Appliquer, au plus tard en 2012, la réduction à une fois par semaine de la collecte des ordures pour l’ensemble des arrondissements. Choisir l’outil de collecte des matières organiques, au plus tard à la fin de 2010, et en assurer la distribution aux arrondissements dès 2011.
    Créer de nouveaux écoquartiers dans 9 arrondissements de la Ville.
    AUTRES GRANDS PROJETS
    Accélérer et favoriser la réalisation des grands projets actuellement à l’étude, notamment le démantèlement de l’autoroute Bonaventure et la revitalisation du secteur Griffintown.
    Déposer, en avril 2011, la candidature officielle de Montréal à titre de ville hôtesse de l’Exposition universelle de 2020.
    Organiser les fêtes marquant, en 2017, le 375e anniversaire de fondation de Montréal.
    PARTI ET CHEF
    PROJET MONTRÉAL
    RICHARD BERGERON
    Les vieux partis sont devenus beaucoup trop dépendants de certains réseaux d’argent qui les mettent au pouvoir. Nous, () quand on arrive au pouvoir, on n’a pas de dettes. Richard Bergeron
    PROMESSE PHARE
    Réseau de 33 km du Nouveau tramway
    Coût
    1,2 milliard
    ÉTHIQUE
    Ramener l’expertise au sein de la Ville, élaborer et surveiller les travaux à l’interne, centraliser l’attribution des contrats.
    Créer un commissaire à l’éthique à la Ville de Montréal et un commissaire à l’intégrité qui serait intégré au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).
    IMPÔTS ET FINANCES
    S’engage à ne pas hausser l’impôt foncier “au-delà de l’inflation”.
    Espère générer 300 millions par année en réaménageant le budget, et récupérer de 250 à 300 millions de l’instauration du péage ou de la taxation des terrains de stationnement.
    TRANSPORTS EN COMMUN
    55 km de voies réservées aux autobus.
    Carte CAM à 60$ et tickets à 2$, tarifs gelés pour quatre ans, gratuité des services au centre-ville.
    Véhicules électriques en libre-service.
    Réseau de 33 km de tramway et, d’ici 30 ans, de 250 km de tramway dans l’île.
    RÉSEAU ROUTIER ET TRANSPORTS
    Diminuer les investissements routiers prévus pour les affecter à des projets de transports durables. Empêcher tout projet d’infrastructure routière augmentant la capacité automobile sur le territoire ou à destination de Montréal.
    Instaurer des mesures de modération de la circulation (policiers, réaménagement des intersections, des rues et des artères).
    Éliminer complètement l’autoroute Bonaventure.
    Réaménager les grands axes urbains en diminuant l’espace consacré à l’automobile.
    LOGEMENT
    Construire 20 000 logements dans les “Quartiers du métro et du Nouveau tramway”.
    Transformer 1000 logements en coopératives.
    Mettre sur pied un registre officiel (” rôle “) des loyers.
    Améliorer les inspections, exproprier les immeubles abandonnés.
    DÉMOCRATIE ET ARRONDISSEMENTS
    Abolir les mairies d’arrondissement, revenir aux présidences.
    Créer des conseils de quartier axés sur la consultation et les projets locaux.
    Abolir le conseil d’agglomération, faire siéger les maires des 14 villes défusionnées au conseil municipal.
    Réduire les pouvoirs du comité exécutif et rendre ses débats publics.
    SERVICES AUX CITOYENS
    Installer des méthodes de fonte de la neige dans certaines rues en pente, des escaliers et des stations de métro.
    Créer une brigade trottoirs responsable de l’entretien des trottoirs durant tout l’hiver, et de leur nettoyage l’été.
    Adapter les dates d’ouverture et de fermeture des infrastructures sportives par exemple les piscines et les patinoires aux aléas du climat.
    AUTRES GRANDS PROJETS
    Réduire à moyen terme de 50% la circulation automobile au centre-ville.
    Créer des quartiers verts reliés entre eux par un réseau vert de rues piétons-vélos-bus.
    Contribuer à la mise sur pied de deux couloirs de TGV vers Detroit et Philadelphie.
    Réduire les émissions de gaz à effet de serre produites sur le territoire de Montréal de 30% d’ici 2020 et de 80% d’ici 2050.

  6. 25 janvier 2010 à 0 12 37 0137

    Merci YD pour les précisions.

    Bien que ça arrive un peu tard, c’est quand même apprécié.

    Je suis pas si tu le sais mais au départ le twitter de Projet Montréal a confirmé que vous n’en avez pas parlé en campagne électorale.

    Pour ce qui est de ta question : “Depuis quand un parti d’opposition se doit de dépenser de l’argent dans des communiqués pour annoncer et défendre les mesures prises par le parti au pouvoir??”

    La réponse est assez simple, les communiqués de Projet servent à défendre les idées de Projet Montréal. Je vois pas quand quelqu’un insinué l’inverse. Et pour les coûts de ces communiqués, je pourrais vous vendre quelques trucs pour économiser de l’argent pour l’avenir.

    Pour ce qui est de l’étude détaillé dont vous parlez, votre parti a aussi la responsabilité d’approfondir vos propositions même si vous n’êtes que la deuxième opposition.

    Enfin, je tiens à vous féliciter pour la qualité de votre argumentaire, ça me donne espoir en votre parti, je regrette un peu moins de vous avoir appuyer en novembre.


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- LES COULISSES DU POUVOIR, RADIO-CANADA, 14 MARS 2010

 

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