Devant environ 4000 de ses supporteurs à Youngstown en Ohio, le champion WBC et WBO des poids moyens (160 livres), Kelly «The Ghost» Pavlik (36-1-0, 32 K.O.) a poursuivi sa domination sur sa catégorie en donnant une leçon de boxe au 3e aspirant de la WBC et 12e à la WBO, le californien Miguel Angel Espino (20-3-1, 9 K.O.).
Absent du ring depuis 10 mois dû à une infection de la main gauche, le champion unifié de 27 ans a clairement dominé son adversaire tout au long des cinq rounds qu’à durée ce combat.
Pavlik a commencé fort dès le début du combat. Au 2e et 3e round, Espino a mieux réagit aux nombreux coups de Pavlik. Par contre, les coups de puissance de Pavlik se sont mis à rentrer lourdement sur le visage de l’aspirant dans les deux rounds suivants.
C’est particulièrement des uppercuts qui ont fait plier les genoux du californien. Au 4e round, Espina a mis les genoux au sol à deux reprises, chaque fois ce fut suite à un puissant uppercut au visage.
Au 5e, Pavlik a continué son travail de démolition en passant un autre uppercut qui a envoyé son adversaire au plancher. Les hommes de coin d’Espina ont préféré arrêter le combat, ainsi Pavlik a enregistré un 32 KO en 36 combat à 1 min 44 du 5e round.
Après le combat, «The Ghost», en compagnie de son promoteur Bob Arum, ont clairement passé le message qu’ils veulent un affrontement rapide avec l’Américain Paul Willliams, ancien champion WBO des poids mi-moyens (154 livres).
Plus près de nous, nos deux organisations de boxe ont sûrement regardé cet affrontement avec un œil particulier.
Tout d’abord, les gens d’Interbox désire que Pavlik monte de catégorie pour affronter Lucian Bute au lieu de se frotter à Williams. Du côté de GYM, suite à la victoire de Joachim Alcine sur le français Canclaux, c’est Paul Williams qui était visé comme adversaire futur.
Cette situation démontre bien qu’autant Interbox que GYM veulent jouer dans les ligues majeurs. Le support de télédiffuseurs américains peut faire la différence dans ce type de négociation. Il est plus probable que Pavlik et Williams s’affronte prochainement, mais c’est-on jamais…
En sous-carte
Le programme concocté par Top Rank nous a permis de revoir le champion WBC des Super Plumes (130 livres) le Mexicain Humberto Soto (50-7-2, 32 K.O.). Il est celui qui a infligé le premier revers en championnat du monde à Benoît Gaudet en mai dernier.
Dans un combat de dix rounds n’impliquant pas son titre mondial, puisqu’il s’est déroulé dans la catégorie des poids super léger (140 livres), Soto a vaincu sans trop de difficulté son compatriote Jesus Chavez (44-7-0, 30 K.O.).
Soto a commencé lentement le combat, il a été bousculé par Chavez à la fin du 5e round alors qu’il a été poussé dans les cables, Chavez a perdu un point suite à ce geste. Dès le début de l’échange, Soto s’est tordu de douleur pendant quelques instants à cause d’un coup bas.
Ces deux événements ont semblé fouetter Soto, qui a été beaucoup plus actif par le suite. Chavez a utilisé le même plan de match tout au long du combat, soit de foncer par en avant. Les juges ont remis trois cartes identiques (100-87) en faveur de Soto.
Dans un combat rempli de rebondissement, le champion intérimaire WBA des poids coqs (118 livres) Nehomar Cermano (19-0-0, 11 K.O.) a conservé son titre en défaisant par K.O. au 11e round le Mexicain Alejandro Valdez (22-4-2, 16 K.O.). Ce combat était présenté en final de l’affrontement Soto-Chavez à Toluca au Mexique.
Enfin, en sous-carte en Ohio, dans la catégorie des Super Mi-Moyens, le jeune protégé de Freddie Roach d’origine Arménienne, Vanes «Nightmare» Martirosyan (26-0-0, 17 K.O.) a mis la main sur ses premiers titres internationaux, NABF et NABO, en envoyant Willie Lee (17-6-0, 11 K.O.) au plancher à trois reprises dans les 3 premiers rounds.

Un peu de misére à voir le groupe GYM tenter de tirer son épingle du jeu aprés avoir laissé Interbox tomber avec des dettes à Éric Lucas. Régis Lévesque se tourne la langue 2000 fois lorsqu’on le questionne sur Yvon Michel…Lévesque, malgré ses défauts, a toujours payé ses boxeurs….
Ce n’est pas Yvon Michel qui a refusé de payer ses boxeurs lors de la faillite d’Interbox en 2004. C’est plutôt le fondateur et financier de l’organisation, Hans Karl Muhlegg, qui a choisit d’arrêter d’y mettre de l’argent.
Yvon Michel a, comme tout le monde, un certain nombre de défauts mais il a mis sur pied le Groupe Yvon Michel après avoir bâti Interbox. Pour ce faire, il a hypothéqué sa maison.
Un article de la Presse de la mi-juin relate très bien l’évolution des deux organisations et surtout leur rivalité qui est maintenant chose du passé.
http://www.cyberpresse.ca/sports/autres-sports/boxe/200906/14/01-875506-combat-pascal-diaconu-la-grande-reconciliation.php