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09

H2Oil, un film révélateur

Pour mon premier film au RIDM, je suis allé voir H2Oil, un film portant sur les conséquences du développement de l’exploitation des sables bitumineux en Alberta.

H2OilRéalisé par une montréalais, Shannon Walsh et produit par une boîte situé sur la rue St-Viateur, Loaded Pictures, ce film a été présenté en première au HotDocs de Toronto en mai dernier. Il y a été bien accueilli.

Le documentaire met l’emphase particulièrement sur la situation de la communauté autochtone de Fort Chipewyan situé  au Nord de l’Alberta tout près de la rivière l’Athabasca.

Cette communauté est situé aussi à 250 km en aval des installations de traitements des sables bitumineux. Le médecin de Fort Chipewyan, Dr John O’connor a recensé un nombre beaucoup plus élévé de cancer du colon, de la prostate et des poumons.

Suite à sa demande d’enquête, Santé Canada a choisi de porter plainte contre lui. Bien qu’on le voit pratiquer dans le film, selon CBC news, il aurait quitté l’Alberta il y a quelques années  et il pratique maintenant la médecine en Nouvelle-Écosse.

Le film nous montre aussi que la compagnie Suncor a fait des évaluations qui reconnaissent qu’elle a déversée des produits toxiques dans la rivière, tel que du mercure, de l’arsenic et du HAC. Le gouvernement provincial le reconnaît aussi mais dans une mesure beaucoup plus faible.

La réalisatrice s’attarde aussi à l’histoire de propriétaires d’une entreprise d’eau embouteillés située dans les rocheuses. Curieusement, suite à l’installation d’une plate-forme de forage pour le traitement des sables bitumineux, la source d’eau provenant d’un glacier s’est tarie brutalement. Les nombreux appels aux autorités de ses jeunes gens d’affaires n’ont donnés aucun résultat.

Le documentaire nous permet aussi de suivre la campagne électorale d’Allan Adam, qui désire devenir le chef de la communauté autochtone de Fort Chipewyan. Il a fait campagne en disant qu’il va combattre les industriels qui polluent leur environnement.

Il gagnera ses élections et il entreprend des démarches infructueuses avec le gouvernement de l’Alberta, puis du Canada et finalement à l’ONU lors de la Conférence mondiale des populations autochtones.

H2Oil_logoFait très intéressant, le film nous offre quelques animations très bien réussi qui nous explique rapidement et clairement certains procédés qui aurait facilement été beaucoup plus laborieux. On nous explique comment ce fait l’extraction des sables bitumineux, que ça prend 4 barils d’eau d’eau douce pour produire un baril de pétrole et les conséquences de l’entente du NAFTA sur la sécurité énergétique des États-Unis d’Amérique.

Mon analyse : J’ai bien aimé ce documentaire résolument anti-sable bitumineux.

Malheureusement, un problème technique est survenu à la toute fin du film et nous n’avons pu voir les dernières minutes du documentaire. Par contre, il sera présenté au cinéma parallèle à partir du 4 décembre et par la suite, il sera diffusé à Télé-Québec.

J’ai particulièrement été impressionné par les images aériennes qui nous montre l’évolution du paysages près des opérations d’extractions des sables bitumineux.

Selon le film, les terrains où sont fait l’extraction sont des régions nordiques de l’Alberta qui étaient recouvert de forêt boréal. Pour être en mesure de récupérer le bitume dans le sol, les entreprises doivent creusées jusqu’à des profondeur de 100 mètres dans le sol. Ces images sont très fortes.

Je suis bien conscient du manque de temps d’un documentaire et de la difficulté de ne pas aborder de nombreux dossiers. Mais j’aurais aimé connaître ce que proposait les adversaires d’Allan Adam lors de son élection pour être chef de bande.

Il est aussi assez ironique de regarder un gars qui veut combattre les industries pétro-chimique continuellement entrain de se balader dans un énorme pick-up.

Heather KennedyOn aurait aussi pu approfondir les accusations  porté contre la sous-ministre-adjoint au Oil Sands Secratariat du gouvernement de l’Alberta, la montréalaise Heather Kennedy.

Il y a aussi un élément central qui a été ignoré dans ce film. Ce n’est pas tellement surprenant mais je me serai au moins attendu que l’on mentionne que les sables bitumineux ont permis à l’Alberta de créer le fond Héritage, de rembourser tous ses dettes, de ne plus faire de déficit, de verser plus de 10 milliards de dollars cette année aux autres provinces par le truchement de la péréquation.

Dans le même sens, le Québec recevra plus de 8 milliards de dollars en 2009 provenant du programme de péréquation. Ça représente environ le tiers du budget de la santé !!!

Certes, on peut ne pas apprécier la pollution qui se dégage de l’exploitation des sables bitumineux, mais on doit aussi être conscient des retombées économique au Québec.

Vers la fin du film, on a pu entendre un vieux sage autochtone dire que l’industrie fera l’exploitation des sables bitumineux jusqu’à l’extinction des ressources que ça prennent 200 ou 300 ans.

Je suis parfaitement d’accord avec lui. C’est évidement bien triste pour les gens de Fort Chipewyan,  mais la seule solution qu’ils peuvent espérer c’est une compensation financière.



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«Le PQ a l'air d'un pitbull, mais dans le fond, c'est un bon p'tit caniche qui dort tranquillement au pied de son maître.»

- RICHARD MARTINEAU, le Journal de Montréal, le 19 décembre 2009

 

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