J’ai pris quelques jours de vacance loin de la technologie moderne.
Je suis allé me reposer au lac Lusignan à St-Michel-des-Saints, c’est très loin et profondément dans le bois. J’ai pu y voir mes premiers grains de neige de l’hiver !!!
Pour ceux qui s’inquiète pour moi, soyez rassuré, je n’ai pas couché dans la tente que l’on voit ici. Mais oui, il y avait beaucoup de vent, comme on peut le constater.
J’en ai profité pour décrocher à plein et pour lire un lire qu’un ami m’a fortement recommandé. Il s’agit de Le Parti de René Lévesque qui a été écrit par André Larocque un fondateur du PQ et un très proche de ti-poil. Le livre a été publié chez Fides en 2007. Lors de sa publication, le journal Le Devoir a publié une critique du livre.
Le livre est divisé en deux parties. Tout d’abord, Larocque fait un portrait de René Lévesque, il nous parle de sa rencontre avec lui, de la vision et de la philosophie du fondateur du PQ et comment il vivait les nombreuses confrontations avec les purs et durs en provenance du RIN de Pierre Bourgault.
La deuxième partie est vraiment charmante, il s’agit d’une collection d’anecdotes et de faits cocasses qui pour la plus part n’ont jamais été connus du publique.
En voici quelques uns qui nous permet de mieux comprendre le PQ d’aujourd’hui :
- Le vrai sigle du PQ ressemblait à celui de Québec Solidaire. Lévesque l’a changé unilatéralement suite à une rencontre avec des gens d’Hydro-Québec. Ceux-ci l’ont redessiné à l’image de celui de la société d’État.
- Lévesque était furieux de constater le choix des militants pour le nom de son parti lors du congrès de fondation en 1969. Il a déclaré : «Comment peut-on oser prendre le nom du pays ? Il n’y a pas de Parti allemand ou de Parti espagnol. Aussi nationalistes qu’ils sont, les Américains n’appeleriaent pas un parti politique le Parti américain. C’est mettre le pays au service du parti. C’est carrément l’inverse d’une démarche démocratique.»
- Dans le but d’être le plus démocratique possible, les statuts du parti ont été inspirés de ceux de la Ligue communiste de Yougoslavie.
-En 1969, lors d’une élection partielle, Jacques Parizeau a refusé de se présenter dans le comté de St-Jacques parce que selon lui les électeurs étaient trop pauvres et ne comprendraient rien à son discours.
Il est intéressant de rappeler que le député qui représentait alors cette population c’était le ministre des finances. Un an plus tard, ces même gens, trop pauvres pour comprendre, élisent Claude Charron !
- En 1976, dû à une chicane entre deux organisations locales, le PQ va parachuter, dans Matane, un dénommé Yves Bérubé, ingénieur forestier qui enseigne à l’université Laval. Lorsqu’on lui présente cette possibilité, il répond : «Je sais que l’on passe par cette ville lorsque l’on va en Gaspésie. Mes ancêtres viennent de cette région mais je n’y suis pas retourné depuis des années; je n’y connais absolument personne.» Il sera élu et deviendra ministre des Ressources naturelles.
- René Lévesque était contre l’idée d’un parti souverainiste au niveau fédéral, et ce, pour trois raisons majeurs :
Premièrement, en allant jouer sur la glace de l’adversaire, le nouveau parti dépendrait obligatoirement de l’adversaire, de son agenda, de ses stratégies.
Deuxièmement, il était évident qu’on ne pouvait espérer que des victoires morales. Les éventuelles défaites seraient perçues comme de vraies défaites, alors que les victoires ne seraient que symboliques et n’auraient par conséquent aucun impact réel.
Troisièmement, la fondation d’un nouveau parti politique entraînerait, immanquablement, sur la scène fédérale toute une génération de Québéçois, en majorité des jeunes, les détournant ainsi du principal champ de bataille qui était le Québec. Le Parti québécois risquait fort de se voir privé d’une source importante de renouvellement et de rajeunissement.
En conclusion, René Lévesque y voyait une conséquence doublement négative. À Ottawa, les victoires strictement morales auraient comme effet, à Québec, d’appauvrir le Parti québécois.
Mais le plus intéressant de tout le livre, c’est de constater à quel point René Lévesque était si peu nationaliste. Larocque nous rappelle à plusieurs reprises que pour Lévesque «La souveraineté c’est un moyen, pas une fin.»
Et finalement, pour René Lévesque un parti a une vie démocratique de 15 ans. Lors de sa fondation, il voulait même inclure une clause crépusculaire de 15 ans aux statuts. «Si le parti a encore un sens, ceux qui veulent poursuivre sa mission n’ont qu’à le refonder.»
Mon analyse : C’est intéressant de constater à quel point le PQ a pu modifier la pensée de son fondateur et surtout de transformer ses propres priorités. Pour Lévesque, son plus grand accomplissement aura été la loi 2, celle sur la loi sur le financement des partis. Alors que pour les péquistes en général, leur grand triomphe, c’est la loi 101.
Il est aussi bien intéressant de découvrir que son propre parti ne voulaient pas d’une réforme du mode de scrutin, ce qui aurait amené à l’instauration de la proportionnelle.
Je retiens que c’est une preuve de plus que le PQ a très mal vieilli et qu’aujourd’hui ce parti est mené par des gens qui pensent avant tout à leur propre intérêt avant ceux du peuple.
Ce n’est peut-être pas un accident si ce parti a remanié aussi souvent sa stratégie pour nous proposer la souveraineté. À force de se souvenir du passé que de la façon qu’il le désirait, ce parti s’est encrassé et est devenu pourri par en-dedans.
André Larocque parle à plusieurs reprises d’Option Québec, un livre de Réné Lévesque publié en 1968. Ce sera certainement une de mes prochaines lectures.
De plus, on apprend que le
Il s’agit du premier livre consacré aux différentes variétés de cidres québécois.
Ma première étoile de la soirée fut le Crémant de Glace de la
J’ai aussi beaucoup apprécié le Feu sacré, un cidre apéritif produit par le
En lisant le premier texte sur la page d’accueil, j’ai remarqué qu’il est
Mais, je n’en avais pas encore fini avec les surprises!





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