15
oct
09

Le parti de René Lévesque

J’ai pris quelques jours de vacance loin de la technologie moderne.

Lac LusignanJe suis allé me reposer au lac Lusignan à St-Michel-des-Saints, c’est très loin et profondément dans le bois. J’ai pu y voir mes premiers grains de neige de l’hiver !!!

Pour ceux qui s’inquiète pour moi, soyez rassuré, je n’ai pas couché dans la tente que l’on voit ici. Mais oui, il y avait beaucoup de vent, comme on peut le constater.

J’en ai profité pour décrocher à plein et pour lire un lire qu’un ami m’a fortement recommandé. Il s’agit de Le Parti de René Lévesque qui a été écrit par André Larocque un fondateur du PQ et un très proche de ti-poil. Le livre a été publié chez Fides en 2007. Lors de sa publication, le journal Le Devoir a publié une critique du livre.

Le livre est divisé en deux parties. Tout d’abord,  Larocque fait un portrait de René Lévesque, il nous parle de sa rencontre avec lui, de la vision et de la philosophie du fondateur du PQ et comment il vivait les nombreuses confrontations avec les purs et durs en provenance du RIN de Pierre Bourgault.

La deuxième partie est vraiment charmante, il s’agit d’une collection d’anecdotes et de faits cocasses qui pour la plus part n’ont jamais été connus du publique.

En voici quelques uns qui nous permet de mieux comprendre le PQ d’aujourd’hui :

Le parti de René Lévesque- Le vrai sigle du PQ ressemblait à celui de Québec Solidaire. Lévesque l’a changé unilatéralement suite à une rencontre avec des gens d’Hydro-Québec. Ceux-ci l’ont redessiné à l’image de celui de la société d’État.

- Lévesque était furieux de constater le choix des militants pour le  nom de son parti lors du congrès de fondation en 1969. Il a déclaré : «Comment peut-on oser prendre le nom du pays ? Il n’y a pas de Parti allemand ou de Parti espagnol. Aussi nationalistes qu’ils sont, les Américains n’appeleriaent pas un parti politique le Parti américain. C’est mettre le pays au service du parti. C’est carrément l’inverse d’une démarche démocratique

- Dans le but d’être le plus démocratique possible, les statuts du parti ont été inspirés de ceux de la Ligue communiste de Yougoslavie.

-En 1969, lors d’une élection partielle, Jacques Parizeau a refusé de se présenter dans le comté de St-Jacques parce que selon lui les électeurs étaient trop pauvres et ne comprendraient rien à son discours.

Il est intéressant de rappeler que le député qui représentait alors cette population c’était le ministre des finances. Un an plus tard, ces même gens, trop pauvres pour comprendre, élisent Claude Charron !

- En 1976, dû à une chicane entre deux organisations locales, le PQ va parachuter, dans Matane, un dénommé Yves Bérubé, ingénieur forestier qui enseigne à l’université Laval. Lorsqu’on lui présente cette possibilité, il répond :  «Je sais que l’on passe par cette ville lorsque l’on va en Gaspésie. Mes ancêtres viennent de cette région mais je n’y suis pas retourné depuis des années; je n’y connais absolument personne.» Il sera élu et deviendra ministre des Ressources naturelles.

- René Lévesque était contre l’idée d’un parti souverainiste au niveau fédéral, et ce, pour trois raisons majeurs :

Premièrement, en allant jouer sur la glace de l’adversaire, le nouveau parti dépendrait obligatoirement de l’adversaire, de son agenda, de ses stratégies.

Deuxièmement, il était évident qu’on ne pouvait espérer que des victoires morales. Les éventuelles défaites seraient perçues comme de vraies défaites, alors que les victoires ne seraient que symboliques et n’auraient par conséquent aucun impact réel.

Troisièmement, la fondation d’un nouveau parti politique entraînerait, immanquablement, sur la scène fédérale toute une génération de Québéçois, en majorité des jeunes, les détournant ainsi du principal champ de bataille qui était le Québec. Le Parti québécois risquait fort de se voir privé d’une source importante de renouvellement et de rajeunissement.

RLévesque - LaroqueEn conclusion, René Lévesque y voyait une conséquence doublement négative. À Ottawa, les victoires strictement morales auraient comme effet, à Québec, d’appauvrir le Parti québécois.

Mais le plus intéressant de tout le livre, c’est de constater à quel point René Lévesque était si peu nationaliste. Larocque nous rappelle à plusieurs reprises que pour Lévesque «La souveraineté c’est un moyen, pas une fin.»

Et finalement, pour René Lévesque un parti a une vie démocratique de 15 ans. Lors de sa fondation, il voulait même inclure une clause crépusculaire de 15 ans aux statuts. «Si le parti a encore un sens, ceux qui veulent poursuivre sa mission n’ont qu’à le refonder.»

Mon analyse : C’est intéressant de constater à quel point le PQ a pu modifier la pensée de son fondateur et surtout de transformer ses propres priorités. Pour Lévesque, son plus grand accomplissement aura été la loi 2, celle sur la loi sur le financement des partis. Alors que pour les péquistes en général, leur grand triomphe, c’est la loi 101.

Il est aussi bien intéressant de découvrir que son propre parti ne voulaient pas d’une réforme du mode de scrutin, ce qui aurait amené à l’instauration de la proportionnelle.

Option QuébecJe retiens que c’est une preuve de plus que le PQ a très mal vieilli et qu’aujourd’hui ce parti est mené par des gens qui pensent avant tout à leur propre intérêt avant ceux du peuple.

Ce n’est peut-être pas un accident si ce parti a remanié aussi souvent sa stratégie pour nous proposer la souveraineté. À force de se souvenir du passé que de la façon qu’il le désirait, ce parti s’est encrassé et est devenu pourri par en-dedans.

André Larocque parle à plusieurs reprises d’Option Québec, un livre de Réné Lévesque publié en 1968. Ce sera certainement une de mes prochaines lectures.


19 Réponses vers “Le parti de René Lévesque”


  1. 1 Mélanie
    15 octobre 2009 à 19 07 36 1036

    Très bon billet, merci.

  2. 2 ChTr
    15 octobre 2009 à 19 07 49 1049

    “Je retiens que c’est une preuve de plus que le PQ a très mal vieilli et qu’aujourd’hui ce parti est mené par des gens qui pensent avant tout à leur propre intérêt avant ceux du peuple.”

    Encore du PQ-bashing. Si tu prennais réellement la peine de discuter avec des militants du PQ, tu verrais que ce sont loin d’être des gens qui pensent avant tout à leur propre intérêt avant ceux du peuple, comme tu le dis. En fait, s’il y a des intérêts personnels pécuniers à acquérir en militant au PQ, je me demande bien de quoi tu parles. Les gens que je connais le font parce qu’ils sont sincère, et surtout par amour du Québec et du peuple.

    Tu sais, tu n’es pas obligé d’aimer le PQ. Mais dire que les gens du PQ le font par intérêt personnel, c’est tout simplement faux. Crois-moi.

  3. 15 octobre 2009 à 20 08 15 1015

    @ ChTr je parlais pas des militants, qui sont là de bon coeur comme dans tous les partis.

    Un militant c’est synonyme de bénévolat et ils le font pour leur amour de leur parti que ce parti soit au municipale, au provinciale ou au fédérale et qu’ils soit d’allégeance souverainiste, fédéraliste, de gauche ou de droite.

    J’ai mentionné que “ce parti est mené par des gens qui pensent avant tout à leur propre intérêt avant ceux du peuple.” le mener ce réfère à ses dirigeants et ses députés.

    Je discute assez régulièrement avec des militants péquistes et à chaque fois je constate la grande distance entre leur position et celle prise par leur cheffe.

    Par exemple, toi qui semble être un militant péquiste, es-tu d’accord avec l’idée de Pauline Marois d’exploiter des gisements gaziers et pétroliers dans le golfe du St-Laurent ? http://bit.ly/3bh6En

  4. 15 octobre 2009 à 22 10 34 1034

    As-tu fini de cracher sur le PQ? C’est contre-productif en maudit, ton affaire, surtout que ça fait 6 ans qu’ils ne sont plus au pouvoir! Tu te bats contre des moulins à vent, comme les médias qui passaient leur temps à cracher sur l’ADQ, de 2007 à 2008.

    Crache donc sur ça, à la place: http://lequebecdedemain.blogspot.com/2009/10/questions-paul-desmarais.html

    Ce serait plus sérieux.

  5. 5 Pierre Desroches
    15 octobre 2009 à 23 11 15 1015

    - Deuxièmement, il était évident qu’on ne pouvait espérer que des victoires morales. Les éventuelles défaites seraient perçues comme de vraies défaites, alors que les victoires ne seraient que symboliques et n’auraient par conséquent aucun impact réel.

    Rétrospectivement on constate que Lévesque s’est trompé. En allant jouer sur la patinoire de l’adversaire et en lui infligeant toute une série de défaites cinglantes, malgré son agenda et ses stratégies, ces victoires sont plus que symboliques. Elles démontrent clairement que rien n’est réglé au Québec depuis 1982.

  6. 15 octobre 2009 à 23 11 22 1022

    @ Jean-Luc Proulx C’est pas moi qui a écrit le livre mon cher ami.

    Tu as le droit de continuer à croire que le PQ est la solution, moi j’y crois pas et un ancien proche de René Lévesque considère que ce parti est mort suite à son départ.

    Pour lui autant Parizeau, Bouchard, Landry, Boisclair que Marois ne sont pas de dignes successeurs des idées de René Lévesque.

    T’as beau pas aimer ça, c’est quand un proche de ti-poil qui le dit et qui l’a écrit.

  7. 7 Christian Trempe
    15 octobre 2009 à 23 11 36 1036

    Tu sembles faire une distinction nette entre les “dirigeants” du PQ et les “militants”, et une prétendu distance de position. Encore une fois, sauf tout le respect que je te dois, il n’en est rien. J’ai souvent vu des députés péquistes discuter pendant des heures avec monsieur tout le monde lors de soirée/party/souper du PQ.

    Je pense que ça fait parti un peu de la mythologie d’un certain courant de gauche au Québec, i.e. l’idée que les dirigeants du PQ regarde de très haut les militants très bas, idée souvent propagé par une presse fédéraliste désireuse de diviser le vote souverainiste et/ou de gauche/centre. Encore une fois, crois-moi, il n’en est rien. Si tu as un grief/commentaire pour un des députés du PQ, vas-y, écrit-lui. Tu seras probablement surpris de la réponse.

    Et pour répondre à ta question sur l’exploitation du gaz, oui, je suis d’accord (en fait, si tu veux, je pourrais te détailler mes raisons dans un autre post). Et je sais que de nombreux péquistes ne sont pas d’accord, incluant des députés ténors. Comme je ne suis pas d’accord avec d’autres éléments du programme péquiste.

    Mais on en discute, et on en débat. Mais jamais, je ne ferais comme les adéquistes (qui trouvent les péquistes trop à gauche) ou les QS (qui trouve le PQ trop à droite) ou les indépendentistes indépendants (qui trouve le PQ pas assez souverainiste). Diviser le vote, ça ne sert qu’à faire élire le PLQ. Est-ce vraiment ça qu’on veut?

    Enfin. Ceci étant dit, j’aime bien ton blog (même si je ne suis pas toujours d’accord :) ).

  8. 16 octobre 2009 à 0 12 19 1019

    Bonsoir monsieur Autret,

    Ah…le mythe de René Lévesque! C’est incroyable la nostalgie collective que cet homme nous fait vivre, même les fédéralistes l’aiment. Nous avons le syndrome du messie au Québec.

    J’ai beaucoup de respect pour Lévesque, mais il est responsable en partie des problèmes actuels du PQ. Nous sommes encore aux prises avec le dogme référendaire et la souveraineté-association (même si le terme n’est plus utilisé plusieurs péquistes prônent cette option).

    Oui, le PQ a mal vieilli!

    À mon avis, le parti est mûr pour une remise en question stratégique, idée que je développe dans « Et si le PQ proposait l’indépendance?»

    http://reflexionsquebecois.blogspot.com/2009/07/et-si-le-pq-proposait-lindependance.html

    Bonne soirée!

  9. 16 octobre 2009 à 0 12 31 1031

    @Christian Trempe,

    « [...] Mais jamais, je ne ferais comme les adéquistes (qui trouvent les péquistes trop à gauche) ou les QS (qui trouve le PQ trop à droite) ou les indépendantistes indépendants (qui trouve le PQ pas assez souverainiste). Diviser le vote, ça ne sert qu’à faire élire le PLQ. Est-ce vraiment ça qu’on veut? »

    Monsieur Trempe, les indépendantistes critiquent le PQ car ils le conçoivent comme un véhicule vers l’indépendance et non comme une alternative au PLQ. Ils ne veulent pas le pouvoir d’une province mais un pays. Ils désirent donc une stratégie orientée vers l’accession au pays plutôt qu’une stratégie provincialiste.

    Je vous invite à évaluer les propos des indépendantistes en gardant en tête leur objectif principal et vous comprendrez mieux certaines de leurs critiques envers le PQ.

    Au plaisir d’en discuter…

  10. 10 V
    16 octobre 2009 à 14 02 32 1032

    Comme c’est votre habitude, vous prenez des libertés avec la réalité. Ça devient agaçant à la fin…

    “Pour lui autant Parizeau, Bouchard, Landry, Boisclair que Marois ne sont pas de dignes successeurs des idées de René Lévesque.”

    Vous mentionnez clairement que M. Larocque ne reconnaît pas Pauline Marois comme “digne successeur”… alors qu’elle n’était même pas encore chef lors de la publication de son livre! (Par ailleurs excellent.)

    Ça ne veut pas dire que M. Larocque ne pense pas ainsi. Seulement, vous n’en n’avez aucune idée. Vous répétez ce procédé qui est récurent chez vous, c’est-à-dire d’étirer quelque peu l’élastique de la réalité pour servir votre propos. C’est d’ailleurs le même procédé que vous avez utilisé dans votre billet sur les différentes stratégies souverainistes du PQ, que vous aimez bien auto-citer de manière complaisante. Je me propose d’ailleurs d’aller en faire une petite déconstruction dès ce pas…

    Je vous vois déjà venir avec une explication tarabiscotée à la “si on analyse le discours de Mme Marois avec la grille de M. Larocque, on voit bien que…”. Cela dit, la vérité, c’est que vous n’en savez fichtrement rien de ce qu’André Larocque pense de Pauline Marois!

    Moi, c’est ça que je trouve plutôt “indigne”…

    Un peu de rigueur intellectuelle et votre propos n’en sera que mieux servi.

  11. 16 octobre 2009 à 15 03 30 1030

    @V
    effectivement André Larocque ne parle pas de Pauline en tant que chef, mais il n’affirme pas non plus qu’elle serait en mesure de ramener l’idéologie de René Lévesque.

    Votre commentaire semble sous-entendre le cas, ainsi donc, votre rigueur est du même niveau que le mien !!!

    Pour ce qui est de votre projet d’autodestruction des différentes stratégies souverainistes du PQ, j’ai bien hâte de lire le fond de votre réflexion. Ne vous gênez pas pour me le faire savoir, je pourrais le même publier ici.

    Puisque vous avez trouvé le livre excellent, j’aimerai bien connaître vos commentaires avec un peu plus de détails.

  12. 16 octobre 2009 à 15 03 42 1042

    @V

    Bonjour monsieur V,

    Monsieur Autret a ses défauts et je vous donne partiellement raison, mais je crois que vous vous accrochez à un détail pour détruire l’ensemble.

    En ce qui concerne son «billet sur les différentes stratégies souverainistes du PQ», je lui donne 100% raison. L’incohérence et le manque de rigueur du PQ dans le choix de ses stratégies et de son discours nuit à la cause indépendantiste.

    Bonne journée!

  13. 16 octobre 2009 à 16 04 44 1044

    @ Casimir

    pleinement d’accord avec votre commentaire.

    J’ai des défauts et je suis assez humble pour les reconnaître.

    Par contre, le jupon de V dépassait pas mal trop.

  14. 14 Christian Trempe
    16 octobre 2009 à 18 06 21 1021

    @Casimir

    Salut Casimir,

    Avec ton exemple sur le parti indépendantiste, tu prouves un peu mon point: ne devrait-il pas plutôt militer au sein du PQ pour le changer?

    Parce que lorsqu’on est indépendantiste, un PQ élu vaut qu’en même mieux qu’un PLQ? Non?

  15. 15 Christian Trempe
    16 octobre 2009 à 18 06 26 1026

    * je voulais dire “ne devraient-ils pas …”

  16. 16 octobre 2009 à 21 09 47 1047

    @Christian Trempe

    Bonsoir monsieur Trempe,

    En fait, je n’ai jamais parlé du Parti Indépendantiste (PI) dans mon commentaire, mais plutôt des indépendantistes. Il y a des indépendantistes au PQ, chez QS et au PI (et d’autres qui ne militent pour aucun de ces partis).

    Vous proposez aux indépendantistes de militer à l’intérieur du PQ pour le changer, plusieurs le font déjà et c’est un défi colossal. Certains ont décidé de s’impliquer dans d’autres partis après avoir milité au PQ pendant des années. Ils ont décidé de construire sur d’autres bases…un défi tout autant colossal.

    Pour répondre à votre question, pour un indépendantiste un PQ élu pour gouverner une province ne vaut pas plus (ou à peine plus) que le PLQ.

    En terminant, je vous suggère à nouveau de prendre le temps d’écouter les indépendantistes qui critiquent le PQ…ils ne le font pas sans raison et certaines de leurs idées devraient discutées ouvertement. À ce sujet, je vous invite à lire le texte que je cite dans un commentaire précédent.

    Bonne soirée!

  17. 17 V
    18 octobre 2009 à 20 08 24 1024

    @Jean-Luc Autret :
    Je cite mon commentaire : “Vous mentionnez clairement que M. Larocque ne reconnaît pas Pauline Marois comme “digne successeur”… alors qu’elle n’était même pas encore chef lors de la publication de son livre! (Par ailleurs excellent.)

    Ça ne veut pas dire que M. Larocque ne pense pas ainsi. Seulement, vous n’en n’avez aucune idée. ”

    J’ai bien dit “Ça ne veut pas dire que M. Larocque ne pense pas ainsi.”

    Vous prétendez que je laisse entendre le contraire. Je me demande bien à quel endroit je le fais, puisque j’ai fait particulièrement attention de n’en rien faire. Et à la relecture de mon commentaire, je crois avoir réussi. Je suis comme vous : je n’en sais strictement rien de ce qu’André Larocque pense de Pauline Marois. Seulement, moi, je ne prétendais pas le contraire, chose que vous avez faite.

    En effet, dans votre commentaire, vous dites “qu’il ne l’affirme pas non plus”. Pourtant, dans votre billet, vous prétendez bel et bien qu’il ne le croit pas et vous le faites de façon directe. Et c’est faux.

    Je vous invite donc à retirer votre commentaire sur mon prétendu manque de rigueur.

    Du reste, je me demande bien là où mon jupon dépasse. Au cas où quelqu’un l’ignorerait, je suis attaché politique au Cabinet de Mme Marois. Je ne le cache pas. Mon biais est là, il est clair et je l’assume. Peut-être pourra-t-on alors m’accuser d’avoir sur-estimé ma notoriété. Pourrai-je dorénavant intervenir sur ce blogue en prenant pour acquis que la chose est connue où devrai-je le préciser à chaque fois?

    @Casimir : Oui, à mon avis, des insinuations aussi grossière et aussi délibérément fausse sape l’entièreté de la crédibilité d’un intervenant. Je suis peut-être dur, mais les gens qui font de la politique sont tenus à un haut devoir de rigueur et doivent constamment justifier leurs propos. Je pense que c’est normal. Mais je pense aussi que quiconque prétend commenter leur travail doit se montrer tout aussi rigoureux.

    Je reviendrai plus tard sur les différentes stratégies souverainistes et sur mes commentaires généraux face au livre d’André Larocque.

  18. 19 octobre 2009 à 10 10 18 1018

    @V,

    Je comprends votre point de vue sur la critique du monde politique: la rigueur est de mise. Mais parfois, il est possible de demander des éclaircissements plutôt que de discréditer une opinion au complet. Je n’argumenterai pas plus sur le sujet considérant que monsieur Autret ne fait pas dans la dentelle et mérite bien certaines critiques.

    J’ai bien hâte de vous lire à propos des différentes stratégies du PQ, avouons que la cohérence est difficile à trouver avec une analyse d’un point de vue indépendantiste.

    Au plaisir d’en discuter!

  19. 20 octobre 2009 à 12 12 24 1024

    @ V comme je l’ai écrit ” Votre commentaire semble sous-entendre le cas ” j’ai pas dit que vous avez écrit ça textuellement.

    Pour ce qui est de votre rôle, vous avez bien compris. Je me doutais de votre forte allégeance péquiste, mais je ne vous savez pas aussi proche de mme Marois.

    Je comprend beaucoup mieux maintenant pourquoi vous appréciez si peu mes critiques concernant la souveraineté et le PQ.

    Dorénavant, je prendrai avec un gros grain de sel vos commentaires et votre indignation.

    Mes écrits ne sont commandités par personne et ils sont simplement le fruit de mes opinions. Vous pouvez être en désaccord tant que vous voulez je respect votre opinion, j’imagine que vous êtes capable d’en faire tout autant.

    Je ferai une attention particulièrement à ma rigueur pour vous, me sachant sous-surveillance.


Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Twitter picture

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s


Citation de l’heure

« Saviez-vous que le Québec finance 26 % plus de services qu'en Ontario. Ça représente une somme de 17,5 milliards annuellement ».

- LES COULISSES DU POUVOIR, RADIO-CANADA, 14 MARS 2010

 

octobre 2009
D L Ma Me J V S
« sept   nov »
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031

Blog Stats

  • 330,792 chaleureuses visites

Mes commentaires sur Twitter

Entrer votre adresse e-mail pour vous inscrire a ce blog et recevoir les notifications des nouveaux articles par e-mail.

Joignez-vous à 16 followers

Archives

Pages


Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.