Ce soir, j’ai été invité à un 5 à 8 pour souligner le lancement d’un livre intitulé Cidres du Québec écrit par deux des copropriétaires de la cidrerie Val Caudalies, Guillaume Leroux et Alexis Perron et édité par Modus Vivendi.
Il s’agit du premier livre consacré aux différentes variétés de cidres québécois.
Selon les auteurs, il y aurait plus de 350 produits différents alors que l’on retrouve 50 cidreries actives réparties un peu partout au Québec, mais principalement dans les Cantons-de-l’Est, dans les Basse-Laurentides, en Montérégie et à l’île d’Orléans.
Pour l’avoir feuilleté rapidement, je trouve le livre bien intéressant. On y retrouve, entre autre, un petit historique du cidre, des explications sur son élaboration, une description des différents type de cidre et des variétés de pommes et une instructive section sur comment déguster un cidre.
Le cœur du livre est bien sûr la description et les commentaires détaillés d’une centaine de cidres bien de chez-nous. Cette partie a été réalisé par deux sommeliers, Guy Bourbonnière et Cory Ciona, c’est clair et bien fait.
Petite note pour une prochaine édition, j’aurais bien aimé que l’on mentionne la méthode de fabrication des cidres de glace. S’agit-il d’un produit provenant de cryoconcentration ou de cryoextraction et dans ce cas, les pommes étaient-ils toujours dans les arbres ou remise à l’extérieur pour qu’elle gèlent ?
Tout au long de la soirée, j’ai goûté à de nombreux cidres, probablement près d’une dizaine. Sans aucun doute, ce fut une très belle soirée !
Cette belle sortie m’a rappelé ma soirée au mondial des cidres en février dernier à Rougemont, tout aussi plaisante mais beaucoup beaucoup plus froide !
J’ai eu deux coups de cœur. Ce sont des produits que j’ai peut-être plus apprécié parce qu’ils étaient plus différents que les autres.
Ma première étoile de la soirée fut le Crémant de Glace de la Cidrerie du Minot à Hemmingford. Un cidre de glace pétillant, vraiment délicieux.
En général, je ne suis pas un fan des cidres pétillant, mais celui, fait à partir de cidre de glace, m’a fasciné. Je me permet de reprendre les mots des someliers : Fin, élégant et goûteux. Bel équilibre, rond, avec une finale tout en dentelle. Superbe !
J’ai aussi beaucoup apprécié le Feu sacré, un cidre apéritif produit par le Verger Lacroix, situé à St-Joseph-du-Lac.
Avec 16% degré d’alcool, il s’agit d’un cidre à servir en apéritif ou avec un dessert, particulièrement avec du chocolat c’est complètement fou !!!
Dans les deux cas, les sommeliers leur ont décerner 4,5/5 pépins.
Pour l’été prochain, j’ajouterai à notre liste de choses à faire une petite visite à ces deux cidreries et à celle des auteurs du livre, la cidrerie Val Caudalies, à Dunham dans les Cantons-de-l’Est.

Article intéressant, par contre le passage: «Petite note pour une prochaine édition, j’aurais bien aimé que l’on mentionne la méthode de fabrication des cidres de glace. S’agit-il d’un produit provenant de cryoconcentration ou de cryoextraction et dans ce cas, les pommes étaient-ils toujours dans les arbres ou remise à l’extérieur pour qu’elle gèlent ?»
C’est exactement la différence en les deux méthodes. J’ose croire que je ne le vous apprend pas. Cryoconcentration: Pommes récoltés en automne et ressorties à l’hiver pour qu’elles gèlent. Cryoextraction: Pommes gelées sur l’arbre et récoltées en janvier habituellement.
Je n’ai pas eu la chance de feuilleter le livre encore et j’ai bien hâte de le faire. J’ai su que seulement 2 cidreries avaient obtenu la note parfaite, cela me permettra de connaitre et d’encourager des produits de haute qualité.
@Mélanie effectivement je savais ça, c’est pour cette raison que je l’ai mentionné.
Les gens sont intéresser à savoir comment ça se fait et je crois que ce serait un plus intéressant considérant que le fait de choisir la cryoextration amène des coûts supplémentaires et permet la fabrication de produits délicieux.