Je reviens tout juste de la dernière présentation, au cinéma du parc, du documentaire Dans le ventre du moulin.
Il relate les trois derniers mois de la préparation du moulin à image avant la présentation de la première de ce colossal défi.
Ce projet innovateur, unique au monde, a été conçu dans la caserne d’Ex Machina, le centre de création de Robert Lepage.
Mon analyse : J’ai beaucoup apprécié voir l’évolution de ce projet un peu fou. Les séquences concernant la création de la trame sonore sont particulièrement intéressantes.
On sent que Robert Lepage est vraiment le grand maître d’œuvre de ce projet, son entourage semblent bien mal-à-l’aise d’être en désaccord avec lui.
Le film démontre bien aussi la hauteur du défi technologique. Avec 30 projecteurs de hautes puissances, 30 serveurs synchronisés, de l’éclairage en quantité et plusieurs kilomètres de câbles, on comprend pourquoi ce spectacle ne peut pas avoir lieu pendant les dures mois d’hiver de Québec.
Initialement prévu pour animer le vieux-port seulement pendant l’été du 400e, le succès monstre du moulin à image à fait des petits.
Il est présenté à nouveau cet été et il reviendra pour les 4 prochains étés. De plus, la ville de Québec a signé une entente avec le Cirque du Soleil pour la présentation d’un spectacle de rue unique pour cinq ans. Les chemins invisibles sont présentés 5 soirs semaine depuis le 24 juin dernier.
L’an dernier, je suis allé voir le moulin à images la veille de la visite de Linkin Park au festival d’été. Malheureusement, nous sommes arrivés juste avant le début de la projection et nous étions pas très bien placé. Juste en arrière de l’hôpital, les branches d’un arbre nous cachaient les derniers silos de droite.
Par contre, cette année, j’ai pu passer à Québec deux petites journées, la semaine dernière. Je suis évidemment retourné voir le moulin à images. Cette fois-ci, je suis descendu en bas et j’étais en plein centre. Ça vaut vraiment le détour.
Par contre, j’ai raté le cirque du Soleil, je me reprendrai.
Je n’ai pas remarqué beaucoup de différence, outre l’ajout du feu du manège militaire. Par contre, dans mon souvenir, je croyais qu’il y avait plus de narration l’an dernier, ce qui est faux.
Autre fait intéressant, l’équipe d’Ex Machina vend sur place des kaléidoscopes avec un rouleau de papier qui résume chacune des scènes de la projection. Une excellente initiave.

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