10
juil
09

Le PQ et ses nombreuses stratégies pré-référendaires

Certains indépendantistes rêvent jour et nuit de l’approche du prochain référendum sur la souveraineté.

Malheureusement pour eux, Pauline Marois a déjà démontré, à plusieurs reprises, qu’elle était beaucoup moins empressée qu’eux. La population semble être du même avis qu’elle.

Présentement, très peu de gens semblent croire que la solution aux problèmes des urgences, à l’absence de contrôle de qualité dans nos laboratoires, au décrochage scolaire, à l’exode des jeunes des régions, à la crise économique, à l’état lamentable de nos routes et, pourquoi pas, à l’absence de beau temps c’est la souveraineté du Québec qui règlera tout ça.

Certains éternels indépendantistes répondront peut-être que nous devons à nouveau expliquer les nombreux avantages de la souveraineté à la population pour qu’elle comprenne enfin.

Malheureusement pour eux, les électeurs ont compris depuis bien longtemps le projet du PQ.

En réalité, je devrais parler des projets du PQ. Pourquoi je dis les projets ?

C’est pourtant évident, depuis la fondation du PQ, ce parti ne cesse d’innover en proposant la souveraineté de façon différente.

Voici une liste, qui n’est peut-être pas complète, des diverses stratégies péquiste.

Sous René Lévesque

L’étapisme

Le bon gouvernement

La souveraineté-association

Le beau risque

Sous Pierre-Marc Johnson

La Tournée des grandes oreilles

L’affirmation nationale

Sous Jacques Parizeau

Les référendums sectoriels

Plan O

La cage à homard

La déclaration unilatérale ou le grand jeu

La souveraineté-partenariat

Sous Lucien Bouchard

Les conditions gagnantes

Le partenariat à l’européenne

Sous Bernard Landry

L‘union confédérale

Le bon gouvernement

Les 1000 jours vers la souveraineté

La saison des idées

Sous André Boisclair

La feuille de route

Sous Pauline Marois

La conversation nationale

Le Plan Marois

La gouvernance souverainiste

Les référendums sectoriels

Mon analyse : Ça mérite quand même une mention de félicitation pour l’originalité et l’innovation de chaque nouvelle tournure.

Ça doit devenir de plus en plus compliqué de trouver une nouvelle façon de dire la même chose. Si il ne me manque aucune stratégie ça donne une moyenne d’une nouvelle proposition à environ tous les vingt mois.

À force de changer de mots aussi régulièrement les péquistes en sont venus à ce chicaner assez régulièrement sur la sémantique.

En terminant, considérant que le parti libéral du Québec est au pouvoir pour, au moins, encore 3 ans et que Pauline Marois, par ses déclarations récentes, n’est pas intéressée à tenir prochainement un référendum sur la question référendaire.

Il est complètement illusoire de penser que la conjoncture actuelle favorise la tenue imminente d’un prochain référendum.

Tout ça peut ce résumer en une phrase :

Quand tu refuses de t’assumer et d’être clair dans l’énoncé de ton projet de société, ne te demande pas  pourquoi le peuple refuse d’embarquer.

Mise-à-jour : Je me suis permis de faire parvenir un petit courriel à certains des 99 députés québécois pro-souveraineté (les démissions de Paul Crête et de François Legault leur ont fait perdre leur mince majorité).

J’ai reçu peu de réponse, mais une m’a surprise…

Je crois que cette employée est soit pas vraiment souverainiste ou bien elle répond n’importe quoi aux citoyens…

Voici la réponse provenant du bureau de comté de la bloquiste de St-Lambert.

Monsieur Autret,

Nous avons bien reçu votre courriel daté du 15 juillet. Nous vous remercions d’avoir communiquer avec nous. Les discussions politiques sur le lien que vous avez joint démontrent l’enthousiasme des gens à débattre d’idées, de solutions et d’actions à entreprendre. Nous ne pouvons qu’applaudir de telles initiatives des citoyennes et des citoyens, qui s’intéressent à la sphère politique et des enjeux qu’elle sait apporter. Ce n’est qu’en s’y intéressant que l’on pourra agir. Enfin, sachez que du côté du Bloc Québécois, aucun effort n’est ménagé pour défendre les intérêts du Québec et de sa population distincte.


Très cordialement,


Line Dufresne
Adjointe
de Josée Beaudin
Députée de la circonscription de Saint-Lambert
à la Chambre des communes
450.646.2423



29 Réponses vers “Le PQ et ses nombreuses stratégies pré-référendaires”


  1. 1 Benoit Jacques
    11 juillet 2009 à 8 08 59 0759

    Le tout accompagné de la pensée magique:

    2002 PLAN LANDRY : ”Souveraineté et plein emploi pour 2005…”

    2005 François Legault, BUDGET DE L’AN UN : ”Un Québec souverain fera des surplus”.

    2009 Pauline Marois: ”Le Québec affronterait mieux la crise sans Ottawa”

    Source:

    http://agoraquebec.canalblog.com/tag/pens%C3%A9e%20magique

  2. 11 juillet 2009 à 9 09 05 0705

    Oui effectivement,

    on pourrait aussi faire une très belle liste des engagements post-souveraineté du PQ.

    C’est pas pour rien que la population n’y croit plus, à force d’affirmer que la souveraineté est LA solution à tous les problèmes le PQ en a perdu sa crédibilité.

  3. 11 juillet 2009 à 12 12 26 0726

    Bon rappel que vous faites là et après, y a encore des péquistes pour se demander pourquoi les Québécois ont l’impression qu’ils tournent en rond depuis quarante ans!

    Y a aussi eu la « Tournée des Grandes oreilles » de Pierre Marc Johnson qui précédait son Affirmation nationale.

    Parizeau a eu son Grand jeu, son Plan O (utilisation des liquidités disponibles à la CDP, SGF, SAAQ, etc. en cas de « perturbations financières » suite à une déclaration unilatérale d’indépendance) et sa cage à homard (qui s’apparente au Plan Marois actuel ou comment faire l’indépendance morceau par morceau jusqu’à ce que le peuple n’ait plus le choix de dire oui a l’étape ultime.

    Il faut noter ici que Parizeau a réellement pensé déclarer unilatéralement l’indépendance en 1995, il me semble que TVA avait même diffusé la déclaration préenregistrée qui devait être diffusée en cas de victoire du OUI. Le tout, devait probablement faire partie du plan de Pierre Bourgault de prise de contrôle des salles de rédaction des médias afin, écrivait-il, de contrôler le message! Ah ses grands démocrates, victimes de l’ingratitude et de l’incompréhension du peuple!

    Et les études de Richard Le Hire. Le pauvre homme ne s’est jamais remis du grand silence d’indifférence qui accompagna leur publication, tellement, qu’encore aujourd’hui il promet une remise à niveau…

    Et que dire du rapport des « Mousquetaires », ces trois jeunes députés péquistes (Tremblay, Bourdeau et Valois) tous « morts au combat » pour avoir écrit noir sur blanc que la jeunesse québécoise n’en avait que faire de ce bon vieux rêve à papa qu’est l’indépendance et qu’au lieu d’attendre le Grand soir, elle était tout simplement passée à autre chose, comme l’activisme environnemental ou l’altermondialisme.

    J’oubliais le « Budget de l’An 1 » de Legault, remake de celui de Parizeau au début des années 1970, jamais mis à jour depuis malgré un engagement ferme du Pq. Au lieu de ça, il avança l’idée hérétique de mettre l’option sur la glace…

  4. 11 juillet 2009 à 12 12 46 0746

    Merci de ton apport Pierre,

    je rajoute ces autres propositions rassembleuses !!!

  5. 11 juillet 2009 à 16 04 26 0726

    Tu as mis le doigt sur le bobo du principal problème du PQ: masquer son idéologie et son objectif no.1 pour ne pas faire fuir les vieux mononcles, les vieilles matantes et les baby-boomers qui se sont servis dans la caisse à deux mains et qui sont bien servis avec le statu quo, notamment avec leur crisse de chèque de pensions de vieillesse avec la belle feuille d’érable sur le chèque.

    Si tu as une idée pour faire avancer le Québec, tu l’expliques et TU LA DÉFENDS, indépendamment de ce que tes adversaires en font. C’est ça, avoir des principes, pas en édulcorant ton projet dans les expressions latines et les jeux politiques comme «Budget de l’an 1», «Plan Marois» ou autre!

    Par contre, pour moi, aucune remise en question du sacro-saint «modèle» québécois ne pourra se faire, tant et aussi longtemps que nous aurons la fichue question constitutionnelle dans les pattes.

    Débarrassons-nous en en faisant la souveraineté et, ensuite, réglons nos problèmes!

  6. 11 juillet 2009 à 18 06 27 0727

    Salut Jean-Luc,

    je suis toujours surpris par les gens comme toi qui reconnaissent que le PQ n’est plus le parti de la souveraineté et qui du même souffle considère que pour régler nos problèmes on doit faire la souveraineté !!!

    Il me semble que c’est assez paradoxale.

    J’aimerais bien savoir comment tu crois que le Québec peut devenir souverain d’ici, disons, les 5 prochaines années ?

    Moi je crois que le seul qui a été à la tête du PQ et qui a vraiment cru à la possibilité que le Québec deviennent un pays c’est Jacques Parizeau.

    Malheureusement, dans les instants qui ont suivi sa défaite en 95, il sait assuré que personne d’autres que lui pourrait réussir à faire passer le Québec de province à pays.

  7. 11 juillet 2009 à 21 09 00 0700

    @ Jean-Luc.

    Je t’invite à lire ceci: http://lequebecdedemain.blogspot.com/2009/06/le-debat-constitutionnel-empeche-toute.html

    Plusieurs souverainistes de droite, dont moi, ont voté ADQ en 2007 et ont ensuite quitté le bateau adéquiste qui s’en allait nulle part à cause de la dérive gau-gauchiste étatiste et ultra-nationaleuse de l’Opposition officielle adéquiste.

    Ces souverainistes de droite sont, en attendant la suite, soit retournés au PQ, comme moi, soit allés au Parti indépendantiste, comme Ghislain Lebel, soit devenus fédéralistes par dépit et allés au PLQ, soit devenus indépendants de partis, soit restés chez-eux le 8 décembre dernier.

    C’est toujours la droite qui a libéré les peuples enchaînés et qui leur a donné un pays. Ce n’est pas pour rien que VLB et moi-même avions cru, en 2007, que Dumont serait celui qui ferait l’indépendance du Québec.

    Tant que vous n’aurez pas un chef crédible à l’ADQ, je resterai au PQ, quitte à faire élire des gau-gauchistes étatistes. Pour moi, aucune remise en question du sacro-saint «modèle» québécois ne pourra se faire, tant et aussi longtemps que nous aurons la fichue question constitutionnelle dans les pattes.

    Le projet libertarien serait même beaucoup plus facile à implanter dans un Québec pays que dans un Québec province, car nous serions débarrassés du gouvernement fédéral, de l’impôt fédéral et de notre chèque de BS de la péréquation. Un Québec souverain serait tout seul face à son destin et se retrouverait, en gardant le système socialiste actuel, assez rapidement en état de cessation de paiement. Oui, il y aurait des sacrifices à faire, mais tout projet de société amène nécessairement certains sacrifices de la part de la population.

    «J’aimerais bien savoir comment tu crois que le Québec peut devenir souverain d’ici, disons, les 5 prochaines années ?»

    Par référendum en 2013-2014 après que el PQ ait repris le pouvoir en 2012!

    «je suis toujours surpris par les gens comme toi qui reconnaissent que le PQ n’est plus le parti de la souveraineté et qui du même souffle considère que pour régler nos problèmes on doit faire la souveraineté !!!»

    La souveraineté n’est pas un projet pour le PQ, c’est un projet pour tous les Québécois pour qu’on se débarrasse enfin de la sempiternelle et stérile question constitutionnelle qui empêche toute réforme du «modèle» québécois et toute autre initiative allant dans le sens de donner plus de libertés aux individus pour qu’ils soient plus riches et qu’ils puissent entreprendre sans entrave.

    «Moi je crois que le seul qui a été à la tête du PQ et qui a vraiment cru à la possibilité que le Québec deviennent un pays c’est Jacques Parizeau.»

    Je le crois, moi-aussi.

    «Malheureusement, dans les instants qui ont suivi sa défaite en 95, il sait assuré que personne d’autres que lui pourrait réussir à faire passer le Québec de province à pays.»

    L’argent = love-in, Option-Canada et commandites!

    Les votes ethniques = sûrement ces Canadiens anglais qui sont venus voter illégalement, lors du référendum, et qui, par la suite, sont repartis sans laisser de trace!

    http://www.youtube.com/watch?v=ZTtL1UfckY8

    D’ailleurs, il paraît que la naturalisation de nouveaux immigrants a été accélérée à l’automne 1995 pour les faire voter NON en 1995. Je ne retrouve plus le lien où j’ai lu ça, désolé.

  8. 11 juillet 2009 à 22 10 10 0710

    Je comprends mieux ta position Jean-Luc, elle est de la bonne vieille école du crois ou meurs.

    Pour toi, la solution est soit d’être indépendant ou soit de tous parler anglais, il me semble qu’il y a l’a un peu trop d’exagération.

    Je suis en désaccord avec toi, et ce, pour plusieurs raisons.

    Tout d’abord, je crois que la population en 80 et en 95 a pris une décision et ce fut celle d’être divisé sur le sujet constitutionnel.

    L’une des principales raisons qui me poussent à apprécier l’ADQ c’est qu’il est le seul parti au Québec qui a accepté le verdict de la population.

    De plus, le fait d’affirmer que le Québec doit devenir anglais si il ne devient pas indépendant est pour un non-sens.

    Le Québec existe depuis 400 ans, pourquoi ne pourrait-il pas continuer en français encore quelques dizaines d’années et pourquoi pas fêter son 500e anniversaire dans la langue de Molière ?

    Le Canada est loin d’être un pays si étouffant. En obtenant certains compromis la grande majorité de la population serait probablement bien satisfaite de vivre dans un pays qui reconnaissent leur différences.

    Bien des gens ont choisit l’ADQ en 2007 et ont été déçu par la suite. Par contre, tu sembles croire qu’il y a bien des électeurs qui ont choisit un autre parti au lieu de s’absenter.

    Les chiffres démontrent que l’abstention à été le choix de l’immense majorité des adéquistes déçus.

    http://montrealaisorigine.wordpress.com/2008/12/09/le-taux-de-participation/

    Enfin, ta lueur d’espoir pour 2013-2014 semble relever de la pensée magique.

    Je comprends mal comment tu peux y croire alors que tu reconnais que le PQ ne défends plus cette idée.

    Si Pauline Marois est prête à attendre une dizaine d’année au pouvoir avant de faire un référendum, tu devras te trouver un nouveau chef rapidement ou changer de parti !!!

    Si c’est la souveraineté ta priorité, ton parti doit être le parti indépendantiste pas le PQ.

  9. 11 juillet 2009 à 23 11 33 0733

    @ Jean-Luc.

    «Les chiffres démontrent que l’abstention à été le choix de l’immense majorité des adéquistes déçus.»

    90,9% des gens qui ont voté ADQ en 2007 et qui n’ont pas voté ADQ en 2008 sont restés chez-eux, 7% d’entre eux ont voté libéral et 1,9% d’entre eux ont voté PQ. Il te reste 0,2% de ces gens qui ont agit autrement, comme Ghislain Lebel, qui est allé au Parti indépendantiste, et VLB, qui est devenu son propre candidat indépendant. Moi, je fais partie du 1,9% des adéquistes déçus de l’ADQ post-2007 qui sont allés au PQ en 2008. Mon point était là. Si j’ai voté PQ, c’était essentiellement pour empêcher Charest de devenir majoritaire et pour protéger le Québec des attaques racistes que nous recevions de la part du ROC à la suite du psychodrame politique à Ottawa.

    «Je comprends mal comment tu peux y croire alors que tu reconnais que le PQ ne défends plus cette idée.»

    Il défend toujours cette idée, mais il la défend mal et de façon plus qu’amateur. Même Patrick Bourgeois dit que Pauline n’a pas dit ses vraies intentions avec son Plan sur la souveraineté.

    http://lequebecdedemain.blogspot.com/2009/06/la-declaration-de-jacques-parizeau-le.html

    «Si c’est la souveraineté ta priorité, ton parti doit être le parti indépendantiste pas le PQ.»

    Le programme du Parti indépendantiste n’est que du pur délire national-socialisme pour ultra-nationaleux péquistes frustrés qui ne peuvent même pas attendre pacifiquement et démocratiquement que le processus de l’indépendance se mette en marche sous un gouvernement souverainiste démocratiquement élu. Et puis, j’ai de gros problèmes avec leur façon de vouloir faire l’indépendance. Je serais peut-être pour une Déclaration unilatérale d’indépendance, si le gouvernement avait plus de 55% des votes et, au moins, 80 députés. Mais non, eux, ils veulent faire ça à la majorité simple. C’est de la graine de fascistes, des anti-démocrates paranos!

    De plus, leur manie du tout français ne conviendrait plus dans un Québec pays. Bref, leur rêve d’un Québec souverain ultra-nationaleux, socialiste, jacobin, ultra-centralisé, étatiste et unilingue à l’image de la France, très peu pour moi!

    «Pour toi, la solution est soit d’être indépendant ou soit de tous parler anglais, il me semble qu’il y a l’a un peu trop d’exagération.»

    C’est la seule façon de régler la question constitutionnelle et d’en être débarrassé une bonne fois pour toute. Désolé, mais je ne vois pas d’autres issues. L’autonomisme est une blague d’Yvon Deschamps.

  10. 10 Narcisse
    12 juillet 2009 à 0 12 08 0708

    L’option souverainiste est beaucoup plus vivace que ne peut l’être l’ADQ par les temps qui court.
    Il y a un noyau dur de 30% de la population qui reste fermement convaincu que le Québec doit être plus qu’une province. Le noyau de L’ADQ c’est combien?? 7%
    Le discours rabâché ‘’ le monde veulent pu entendre parler de ca’’ est complètement faux. Et le répéter sans arrêt ne le rendra pas plus vrai.
    Les chances de voir un Québec souverain d’ici les 5 prochaines années sont au moins aussi grandes que d’avoir un gouvernement Adéquiste majoritaire.
    A chacun sa croyance.
    Mais je n’ai aucun doute à savoir ce qui disparaitra en premier, et ce n’est pas l’idée d’indépendance.

  11. 11 Françxois Breton
    12 juillet 2009 à 0 12 47 0747

    Permettez-moi de me glisser dans cette discussion.

    Monsieur Proulx, vous serez peut-être à même d’éclairer ma lanterne. J’ai navigué sur plusieurs sites de discussion, cherché auprès de plusieurs personnes la réponse. Mais aucun souverainiste n’a été en mesure de me donner une réponse satisfaisante.

    Qu’elle est la cause derrière la souveraineté, la raison pour laquelle le CLAN des souverainistes la désiré ?

    Que pensez-vous recréer dans un nouveau pays que nous n’ayons déjà, mis à part la sauvegarde de notre culture latine?

    Pourquoi entretenir la division à ce point au sein de la province en investissant des efforts pour faire naitre un pays plutôt qu’à construire une province francophone forte?

    Je peux comprendre les rancoeurs contre “l’anglo-bourgeoisie” de l’époque mais deux génération ont passés bientôt trois et le discours reste inchangé, pire l’objectif reste le même. Pendant ce temps la planète tout entière a évoluer mais votre combat est resté le m^me alors que l’oppression ne règne plus comme autrefois.

    Je veux comprendre cette révolte que je compare à l’adolescence. L’adolescence d’un peuple. Ne serait-il pas plus important de se battre pour réformer les lacunes du système actuel?

    Ne serait-il pas concevable qu’il existe réellement un fait français au Canada hors Québec et que c’est là que réside notre plus belle force? D’autant que la dualité des origines qui existe au Canada maintient l’équilibre sur la barre des idéaux politiques de par la diversité culturel.

    J’ai toujours cru qu’il fallait la droite ET la gauche pour applaudir, peut-être que pour avoir une nation équilibré et qui bat avec force à l’unisson il faut avoir plus d’une culutre?

    J’aimerais vraiment comprendre pourquoi le débat de la “Cause Québec” n’a pas évolué depuis les années 70.

    Merci de bien vouloir m’enrichir de vos perceptions.

    Amicalement,

    François Breton

  12. 12 juillet 2009 à 15 03 23 0723

    @ Jean-Luc Proulx

    « C’est la seule façon de régler la question constitutionnelle et d’en être débarrassé une bonne fois pour toute. Désolé, mais je ne vois pas d’autres issues. L’autonomisme est une blague d’Yvon Deschamps. »

    Voir ce billet :
    http://www.fruitmur.ca/2009/07/11/laccession-a-la-souverainete/

    Régler la question constitutionnelle en se séparant, alors que ce serait la modification constitutionnelle la plus difficile à réaliser… votre raisonnement ne tient pas.

  13. 12 juillet 2009 à 18 06 41 0741

    Le débat s’élargit, c’est intéressant.

    Jean-Luc, nous sommes d’accord pour la distribution des adéquistes de 2007 déçus.

    Par contre, pour moi c’est évident que même si Pauline réussi a gagné la prochaine générale, elle a aucunement comme projet de faire un référendum sur la souveraineté.

    Elle l’a dit quand elle a annoncé sa candidature, elle a dit qu’elle pouvait passer 10-12 ans au pouvoir sans en faire un et maintenant elle propose des référendums sectoriels. Penser qu’elle changera d’idée relève, selon moi, de la pensée magique.

    Je respecte que tu crois que le Québec sera mieux dans un pays, mais la direction péquiste n’est pas convaincu qu’elle doit pousser cette option.

    Considérant, que je doute que les militants pro-indépendance puisse changer les plans de Pauline, je crois que ce qui est le mieux pour les gens comme toi, c’est d’intégrer le parti indépendantiste et le changer pour en faire un projet rassembleur pour l’ensemble des souverainistes plus ou moins mou.

    Un exemple qui démontre que c’est possible, Scott McKay, au printemps 2008, a perdu sa chefferie alors qu’il était caandidat dans le comté qu’il a déjà représenté au municipale. Il a même été obligé de mettre du tape vert sur ses pancartes pour cacher les mots chef du parti vert.

    Ce parti peut être ramené sur la bonne route, si tu continu à espérer dans le PQ tu perdras des 2 côtés.

    Concernant, les questionnements de Narcisse, je crois que l’ADQ a une base solide de vote de 12-15 %, considérant ses résultats en 2003 et en 2008.

    Pour le PQ, je mettrait la barre minimale à 25 %, considérant le résultat de 2007, il fallait vraiment y croire à ce moment-là.

    Pour ce qui est du discours de « le monde veulent pu entendre parler de ça », je pense que les gens désirent savoir qu’est-ce que la souveraineté amènerait de mieux dans leur propre vie.

    Dans les années 60 et 70, les gens voulaient avoir accès à des hautes études et faire carrière même si ils étaient francophones, ils désiraient plus de pouvoirs pour la majorité francophone, ils désiraient que le Québec soit reconnu comme une province différente.

    Toute ces choses ont été possible en restant dans le Canada. En fait, j’ai les même interrogations que M. Breton.

    Aujourd’hui, pourquoi vouloir faire la souveraineté ?

    Quelles seront les changements concrets et majeurs dans ma vie qui m’incite à perdre 8 milliards de péréquation parce que le Québec n’est pas capable de s’enrichir comparativement aux autres provinces.

    Je pense que si le PQ ou un autre parti était capable de répondre sérieusement à cette question, la population francophone aurait dit OUI a beaucoup que 60% en 95.

    Pour ce qui est de mes prédictions dans cinq ans, je dirais que ni le PQ ne fera un référendum, ni l’ADQ ne sera au pouvoir majoritaire.

    Jean Charest se retirera avant ça, l’ADQ aura remonté un peu dans les sondages, ils obtiendront quelques sièges de plus et ce ne serait pas surprenant qu’un gouvernement minoritaire soit de retour, soit libéral, soit péquiste.

    Pour l’idée de la souveraineté, cit’ividant que tant que le Québec ne sera pas un pays il y aura des gens pour espérer.

    Le besoin d’indépendance évolue parfois beaucoup avec le temps. Par exemple, les patriotes de 1837-38 désiraient s’unir avec les canadiens-anglais ou les américains, l’ennemi d’autrefois c’était les britanniques. Ils ne souhaitaient que le Bas-Canada soit souverain.

    Présentement, il y a un parti politique en Alberta qui désire aussi briser le Canada. Les indépendantistes devraient entrer en contact avec eux, ils se découvriraient probablement des points en communs.

    http://www.separationalberta.com/

  14. 13 juillet 2009 à 14 02 04 0704

    @ Jean-Luc.

    «Elle l’a dit quand elle a annoncé sa candidature, elle a dit qu’elle pouvait passer 10-12 ans au pouvoir sans en faire un et maintenant elle propose des référendums sectoriels.»

    Les référendums sectoriels serviraient à rapatrier le maximum de pouvoirs au Québec, principalement des pouvoirs qu’Ottawa nous a volés au fil des ans et qu’il ne nous a jamais rendus. Une fois qu’un esclave a goûté, un à un, à plus de libertés et plus de droits, il réclame ensuite sa vraie liberté. Alors, dès que les Québécois en seront rendus là, Pauline déclenchera le vrai référendum sur la souveraineté et il y a des fortes chances pour que le OUI l’emporte. C’est ça, le Plan souverainiste de Pauline. C’est l’accession à la souveraineté, mais par étape.

    C’est triste que nous soyons obligés d’en arriver pour convaincre les Québécois que la liberté a du bon, mais quand on a un peuple qui reste impassible à des attaques fédérales comme la Loi sur la clarté de Dion ou la déclaration de guerre de Harper sur nos Plaines d’Abraham, il vaut mieux employer des méthodes extraordinaires.

    «Par exemple, les patriotes de 1837-38 désiraient s’unir avec les canadiens-anglais ou les américains, l’ennemi d’autrefois c’était les britanniques. Ils ne souhaitaient que le Bas-Canada soit souverain.»

    Ah non?

    Et ça, c’est quoi: http://www.republiquelibre.org/cousture/NELSON.HTM

    @ steve81.

    «Régler la question constitutionnelle en se séparant, alors que ce serait la modification constitutionnelle la plus difficile à réaliser… votre raisonnement ne tient pas.»

    Ça fait 60 ans qu’on ronge notre frein sur le plan constitutionnel et que le ROC nous promet un changement, un épanouissement du Québec en son sein. On a 60 ans d’Histoire pour prouver que ça ne marche pas. Alors, tu peux t’acheter des couilles et arrêter de t’inquiéter. Oui, il y aura de la turbulence, mais tu sais, cette terrible turbulence permet aussi à de nouveau État de remettre les choses à zéro et ça lui donne une chance de mieux repartir à neuf. La turbulence, quand c’est toi qui la crée, ce n’est pas forcément négatif en tout point. Et puis, dis-toi que les 7 ans de turbulences qu’on avait prévu après 1995 serait déjà 7 ans derrière toi, si les gens de ma ville de Québec n’avait pas fait dans leurs culottes avec leur OUI qui ronronnait à 52% et que, de toute facon, la crise que tu vis aujourd’hui est bien pire que cette turbulence et va-t-on tous mourir? Non!

    Quand tu pars de chez tes parents pour t’épanouir, être maître de ton destin et atteindre le statut social te donnant la reconnaissance des autres adultes, tu ne le fais pas étaler sur 10 ans comme le PQ est obligé de le faire avec le Québec. Il y a de la turbulence. Au début c’est plus dur que quand tu avais ta maman derrière toi, tu n’es sûrement pas plus riche et peut-être pas plus heureux. Mais bon, est-ce une raison de rester toute ta vie chez tes parents et de les endurer, surtout quand ceux-ci se comportent comme des connards avec toi? NON! GRANDIS!

    @ François Breton.

    «Qu’elle est la cause derrière la souveraineté, la raison pour laquelle le CLAN des souverainistes la désiré?»

    La liberté de notre peuple pour que l’on traite d’égal à égal avec les autres peuples du monde!

    «Que pensez-vous recréer dans un nouveau pays que nous n’ayons déjà, mis à part la sauvegarde de notre culture latine?»

    Le français sera de facto la langue officielle du Québec et il ne sera plus nécessaire d’avoir une loi aussi liberticide que la Loi 101 pour protéger le français dans un Québec pays, contrairement au fait que cette loi est une question de vie ou de mort dans un Québec province. De plus, l’État KKKanadian n’interviendra plus dans la culture québécoise, ce qui va assurer encore plus l’épanouissement de la culture québécoise à long terme. Par contre, le sacro-saint «modèle» culbécois d’État-nounou sera en danger avec la souveraineté du Québec, ce qui est une très bonne chose. Hé oui, puisque, par son indépendance, le Québec cessera de recevoir son chèque de BS de la péréquation, une réforme de fond en comble de notre système socialiste devra être mise en oeuvre!

    Je cite ce que je écris ici sur mon blogue: http://lequebecdedemain.blogspot.com/2009/06/survie-du-francais-au-quebec-le-combat.html

    «De plus, nous avons, en Amérique du Nord, un tout anglophone avec à l’intérieur, une minorité francophone qui désire assurer sa survivance. Même que je suis sûr que les monarcho-fédérastes les plus enragés ne sont pas assez fous pour le nier.

    C’est pour ça qu’au Québec, nous nous sommes dotés de la Loi 101, soit la Charte de la langue française. Cette loi fait en sorte que la seule terre majoritairement francophone en Amérique est et sera pour toujours française, afin que ne disparaisse jamais ce fait français en Amérique du Nord. Cette loi est, oui, nationaliste, mais elle est d’abord et avant tout la plus grande forme de patriotisme à n’avoir jamais été vue au Québec.

    Un Québec province se doit de protéger son identité pour survivre, car il ne contrôle pas tous ses leviers, son développement et sa destinée à 100%, notamment en santé, en éducation, en garde d’enfants (l’un des pouvoirs les plus ridicules du gouverne-maman), en culture, en économie et en immigration.

    Par contre, un Québec souverain avec le plein et total contrôle de ses leviers, de son développement et de sa destinée dans tous les secteurs nommés ci-haut, ainsi que les autres, pourra non seulement enclencher un processus de réduction de la taille de l’État, mais pourra également protéger beaucoup plus efficacement le fait français en Amérique en disant haut et fort aux immigrants qui viennent s’établir chez-nous que c’est en français que ça se passe et tout ça, en ayant plus besoin de la Loi 101.

    Actuellement, les immigrants sont pris entre deux chaises, D’un côté, on leur dit de parler français pour communiquer avec nous et s’intégrer et que nous sommes une société laïque (enfin, mettons!) (version québécoise), mais, d’un autre côté, ils se font dire qu’ils ne sont pas obligés de parler français, que seul l’anglais suffit amplement pour communiquer avec nous et s’intégrer et que nous sommes une société où règne le multiculturalisme (version canadienne).

    Résultats: les immigrants viennent tous mêlés et, puisque le Québec est une province canadienne, ils décident (en majorité, du moins) de prendre la version canadienne, ce qui est tout à fait illogique. L’indépendance du Québec mettrait fin à cet illogisme. Ça deviendrait ainsi très clair pour eux. Comprenez-vous, au moins, ce que j’essaie de vous dire?

    Pour les anglophones du Québec, hé bien, c’est en tout point la même chose! La différence, et le scandale est là, c’est que eux, ils sont nés ici et que leurs parents racistes anti-francophones primaires leur ont dit que l’anglais était la langue du «winner» et que le français était la langue du «loser». Pour eux, le choix est facile à faire, à cause de ce brainwashage parental et celui d’Ottawa en prime.

    Encore une fois, l’indépendance du Québec réglerait le problème en appliquant la même solution que pour les immigrants. C’est tout. Mon raisonnement est là et c’est pour ça qu’il est scandaleux de chanter en anglais à la fête de la Saint-Jean, car c’est la fête des Québécois francophones et des Canadiens français. Nous ne pouvons pas renier ce fait et c’est ce que les monarcho-fédérastes nous proposent aujourd’hui.

    C’est aussi pour ça que l’indépendance du Québec ne peut pas être vidé de sa cause linguistique, car sinon, le projet serait tout simplement vidé de son sens.»

    «Ne serait-il pas plus important de se battre pour réformer les lacunes du système actuel?»

    On a essayé avec le rapatriement de la Constitution, avec Meech et avec Charlottetown et ça n’a jamais marché.

    «Je peux comprendre les rancoeurs contre “l’anglo-bourgeoisie” de l’époque mais deux génération ont passés bientôt trois et le discours reste inchangé, pire l’objectif reste le même.»

    La langue et l’origine ethnique ne sont pas au même niveau. Les Afro-Américains ne vont pas s’assimiler à la culture américaine, parce que leur peau est de couleur différente, alors que les anglophones du Québec sont le plus puissant symbole et un effet de l’assimilation anglo-saxonne qui s’exerce sur le Québec. Dans le même sens, les Afro-Américains ne peuvent pas devenir Blancs pour éviter l’exclusion, alors que les anglophones du Québec peuvent apprendre le français, s’ils veulent s’inclure à la communauté majoritaire.

    Peut-on vraiment reprocher à un peuple, que dis-je, à une nation, de vouloir exclure une minorité qui fut historiquement dominante, hein? Ça ne fait que deux ou trois générations que les francophones ne sont plus les laquais des anglophones. Il est donc normal que ça prenne encore une ou deux générations avant que le pardon soit complet. Mais moi, jamais je ne leur pardonnerai.

    Il n’y a que deux façons de régler ce problème une bonne fois pour toute. La première, c’est l’assimilation pleine et entière des francophones à la culture majoritaire anglophone, ce qui sous-entend ainsi la disparition du fait français en Amérique. La deuxième, c’est l’indépendance du Québec.

    «Pendant ce temps la planète tout entière a évoluer mais votre combat est resté le m^me alors que l’oppression ne règne plus comme autrefois.»

    Qu’est-ce que vous croyez? Que je veux un p’tit Québec isolé où rien ne se passe, peut-être? Pas du tout! Je veux que le Québec embarque dans la mondialisation en tant qu’acteur et non pas en tant que spectateur. C’est pour ça que je veux l’indépendance.

    Le poids diplomatique du Québec souverain sera certainement plus fort que la quasi-nullité actuelle. De plus, même les fascistes du PI sont pour que le Québec devienne un membre à part entière de l’ALENA, de l’ONU et de l’UNESCO (un vrai siège, là, pas le mensonge de Harper) avec des ambassades québécoises dans tous les pays alliés. Je crois même qu’ils sont pour que le Québec rejoigne l’OTAN. Le Québec a tout intérêt à déréglementer davantage ses échanges commerciaux. Rappelez-vous que ce sont des souverainistes qui ont été les plus ardents défenseurs du soi-disant libre-échange actuel. De plus, si on s’unit économiquement avec le ROC (enfin, si ils acceptent cette union économique entérinée et soumis au vote populaire par référendum, union entre deux peuples-frères et souverains, soit une union confédérale économique dont la monnaie (souhait personnel) serait privatisée et basée sur l’étalon-or), on aura notre mot à dire au G-20 et au G-8.

    Nous ne serons pas une dictature et tout peut changer dans un pays. Regardez, la France vient bien de rejoindre l’OTAN, même si la majorité de ces citoyens n’aiment pas ça. Mais ça, c’est à vous de faire vivre votre système démocratique en allant voter aux élections ou en t’impliquant dans un parti politique. Après l’indépendance, c’est sûrement ce que je vais faire en envoyant le PQ sur les roses avec joie et j’irai dans un parti qui ressemble plus à mes valeurs (probablement l’ADQ, si elle existe toujours).

  15. 14 juillet 2009 à 0 12 58 0758

    On pourra pas te reprocher de refuser d’argumenter Jean-Luc.

    Pour ma part, je suis bien heureux d’apprendre, grâce à ton lien concernant les patriotes, qu’ils désiraient « Qu’on se servira des langues Françaises et Anglaises dans toute matière publique. »

    On peut dire que le projet a évolué dans un autre sens.

  16. 16 juillet 2009 à 22 10 06 0706

    Bonsoir monsieur Autret,

    J’ai rédigé ce billet en réponse au votre.

    http://reflexionsquebecois.blogspot.com/2009/07/et-si-le-pq-proposait-lindependance.html

    Au plaisir!

  17. 16 juillet 2009 à 23 11 16 0716

    Votre texte est très intéressant M. Casimir,

    il ne vous reste qu’à vous trouver un maximum de supporteurs et pousser les instances péquistes à adopter la même position.

    Pour ma part, comme je le mentionnais à Jean-Luc Proulx, je crois que le PQ utilise beaucoup plus la souveraineté qu’il n’y croit.

    Je pense que vous devriez vous joindre au parti indépendantiste qui a beaucoup plus la même philosophie que vous.

  18. 17 juillet 2009 à 9 09 13 0713

    Monsieur Autret,

    Je reconnais l’indépendantisme et le zèle des militants du PI, mais j’ai des réserves face à leur programme. Le choix de l’élection référendaire comme mode d’accès à l’indépendance me cause problème. Il me semble difficile de déclarer l’indépendance avec une majorité simple de députés et disons 35 % du vote. À mon avis, l’appui du peuple est essentiel lors de la transition du statut de province à celui de pays (déclaration d’indépendance, rédaction de la constitution, négociation des actifs et de la dette, etc..). Sans un appui majoritaire les chances sont minces.

    La stratégie que je soutiens dans mon billet, l’élection décisionnelle (50 % + 1 des voix) appuyée par une coalition de partis, me paraît susceptible de réaligner le mouvement vers l’indépendance et d’assurer la création du pays à la suite de la déclaration d’indépendance. Si l’idée fait son chemin chez les indépendantistes, le PQ ou un autre parti (existant ou à construire) pourrait bien la mettre de l’avant.

    Pour plus de détails voir «Projet de pacte» à l’adresse suivante: http://riqblogue.org/

    Bonne journée!

  19. 17 juillet 2009 à 9 09 46 0746

    Quand ils ont besoin d’astuces et de cages à homard pour réussir leur plan, c’est parce que les québécois n’en veulent pas. Combien de fois va-t-il falloir leur dire NON pour qu’ils comprennent?

    Et il faut cesser de citer les patriotes comme étant un reflet de la présente cause séparatiste. Les patriotes (canadiens-francais ET canadien-anglais) étaient pour l’indépendance du Canada envers les britanniques, pas des canadiens-francais envers les canadien-anglais. Ca n’a rien à voir.

    J’ai un billet la dessus:
    http://web.cgaspesie.qc.ca/crioux/wordpress/?p=562

  20. 17 juillet 2009 à 9 09 51 0751

    @JLP
    C’est faux de dire que les francais étaient les laquais des anglais. C’est certains que juste aprês la conquêtes, les conquérants et les conquis agissient en tant que tel, mais rapidement après. tous travaillaiuent ensemble à construire la colonie. Ils ont mème combattu ensemble contre l’empire britannique.

    Il y a quelques générations, les anglais étaient souvent les “boss” et les français les ouvriers parce que les entreprises de l’époque étaient des grandes entreprises coloniales, et avaient donc pour patron des anglais. En plus, les canadiens français catholiques faisaient 14 enfants, alors que les anglos protestants n’en avaient que 2 ou 3 et les envoyaient à l’université.

    Faut pas voir de l’oppression ou il n’y en a pas.

  21. 23 juillet 2009 à 23 11 54 0754

    La meilleure idée de toutes: changer le vocable “référendum”, mot qui fait immensément peur pour consultation populaire (beaucoup plus soft et convivial quasiment même amical).

    Que de rigolade dans toute cette sémantique.

  22. 5 août 2009 à 15 03 33 0833

    article pertinent

  23. 23 Louis-Joseph Benoit
    10 septembre 2009 à 2 02 18 0918

    Je n’ai pas fais le tour des commentaires, je viens de découvrir ce blogue et je dois dire que je le trouve intéressant, mais malheureusement ce billet est de la déformation partisane pure et simple. La tres grande majorité de ta liste, c’est des coquilles idéologiques, dans le sens que tu désigne deux termes pour la même idée comme étant deux idées (Plan Marois et gouvernance souverainiste, pas mal la même chose, référendum sectoriels, c’est juste une possibilité dans la gouvernance souverainiste et à la limite ça a même pas rapport, les référendums sur les défusion c’était des référendums sectoriels en un sens), tu mentionne aussi des trucs qui n’ont jamais été des positions officielles du parti (voir la conversation nationale).

    Si je bloguais encore, je m’amuserais à prendre un projet de l’ADQ ou du PC et à le définir comme flou en présentant les différents termes, les différentes approches de communication, qui ont été utilisées. D’ailleurs, en faisant plus rapide, je pourrais parler des conservateurs, ces Progressistes-conservateurs/Alliancistes/Réformistes/Conservateurs, ou encore de la manie qu’a le PLQ de changer de symboles à chaque chef, ou des différentes “stratégies fédéralistes” tout aussi nombreuses que celle des souverainistes si on y va en terme de nom, mais probablement plus nombreuses en terme d’idées et de différence, ou encore rappeller le flou autonomiste… Ce serait dans tout les cas des billets partisans, qui ne vont pas de le fonds des choses et qui jouent dans les apparence, mais ce serait tout de même des répliques adéquates et équivalentes à ce billet.

    En tout cas, désolé que mon premier commentaire soit négatif. J’ai beaucou apprécié tes billets sur Montréal, ça me fait penser au Suburbain Lucide, un autre droitiste que j’aimais bien et qui s’intéresse à la métropole. Au plaisir!

  24. 10 septembre 2009 à 13 01 40 0940

    @ Louis-Joseph

    La liste des stratégies péquiste sont effectivement une pléiade de synonymes idéologiques, mais ce n’est pas qui les ai inventés, mais bien le PQ.

    C’est pour cette raison que j’ai mis un lien avec chacun des termes choisis. Tu sais, moi-même, j’avais de la misère à croire qu’il y en avait eu autant.

    Par exemple, Pauline Marois proposé la Conversation Nationale en mars 2008, puis ce fut le Plan Marois pour la campagne de décembre 2008.

    Lors du comité exécutif de son parti, à la fin du mois de mai dernier, Pauline a présenté son nouveau plan de match la « gouvernance souverainiste ». Et lors de la conférence des présidents d’associations, elle a confirmé qu’elle avait l’intention de faire des référendums sectoriels et même d’utiliser la contestation judiciaire en cas de litige avec Ottawa.

    Je comprends que vous apprécié guère cette longue liste qui donne pas une très belle image aux souverainistes, mais je n’ai pas inventé aucune de ses stratégies. Les seuls responsables se sont les leaders du PQ.

    Pour ce qui est des autres partis, il n’en tient qu’à vous de faire un exercice semblable.

    Personnellement, je crois que c’est normal qu’un parti fasse évoluer son programme et ses propositions avec le temps. Ce que je trouve plus anormal c’est de jouer avec les mots comme le fait si bien le PQ.

    Il y a là un manque flagrant d’assumer son objectif premier. Voilà tout !!!

    Pour le reste, heureux que tu apprécie mon blogue, au plaisir de lire d’autres commentaires de ta part.


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«Je vais ramener l'ADQ à 30% dans les sondages d'ici huit à dix mois.» - GILLES TAILLON

 

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