Archive pour juillet 2009

31
juil
09

Louise Harel en sérieuse difficulté

Louise HarelLouise Harel serait présentement en très mauvaise posture, un sondage interne indique qu’elle concède 7 points à Gérald Tremblay, l’actuel maire. Ce mauvais résultat serait la raison pourquoi elle tente actuellement de séduire Richard Bergeron pour créer une alliance. Il lui a clairement dit non et il se dit fatigué par les tentatives récurrentes de Mme Harel.

Des sondages en mai et en juin indiquaient que l’ancienne ministre péquiste avait une avance de 19 points les 6 et 7 mai et de 13 points lors de l’annonce de sa candidature, le 3 juin. Il s’agit de toute une dégringolade, à ce rythme, elle va terminer loin derrière l’ancien ministre libéral.

Mais si ce n’était que des sondages, on pourrait dire que ça compte seulement le jour du vote. Par contre, la construction de son équipe semble beaucoup plus pénible de prévu. Les candidats, même des proches de Louise Harel, choisissent les autres camps.

Denise Larouche

Denise Larouche

Deux anciens élus de Vision Montréal choisissent le camp de Louise O’Sullivan. Tout d’abord, Denise Larouche, une ancienne mairesse de Rosemont qui a été responsable du dossier de la culture au conseil exécutif sous Pierre Bourque puis un ancien conseiller d’Ahuntsic, Achille Polcaro, élu lors de trois élections consécutives.

Ces deux acquisitions amènent expérience et crédibilité à Louise O’Sullivan. Ça  pourrait être particulièrement coûteux dans l’arrondissement Ahuntsic, là où Vision Montréal a gagné une élection partielle l’automne dernier par une faible majorité de 59 votes.

Nicole Boudreau

Nicole Boudreau

De plus,  une proche de Louise Harel, Nicole Boudreau, ancienne présidente  de la Saint-Jean-Baptiste de Montréal, pourrait bien être candidate pour Union Montréal dans l’arrondissement du Sud-Ouest.

Comme le mentionne un militant péquiste proche de Vision Montréal : «On dirait que Louise n’arrive pas à faire le consensus, même dans sa famille politique».

Même les annonces positives, comme la participation de Julius Grey aux six grands travaux de Mme Harel, se tranforment en mauvaise nouvelle pour elle et Me Grey.

Pour terminer, Louise Harel a été incapable de recruter un ancien collaborateur pour être son directeur de campagne. Elle a dû demander à la directrice de cabinet de Benoît Labonté de devenir sa directrice de campagne. Irène Marcheterre est une fédéraliste notoire, rien pour ramener les péquistes sceptiques dans les bras de la reine des fusions forcées.

Mon analyse : Louise Harel est en train de se transformer en joyeux feu de paille.

En mai, alors que les histoires de complots et de scandales faisaient la une toute les semaines, Louise Harel était au sommet, mais depuis, le maire à repris le contrôle de son administration et il travaille fort pour ramener le Grand Prix à Montréal. C’est le genre d’annonce qui fait du bien à un maire sortant.

De plus, en septembre, il y aura l’inauguration de la Place du Quatier des spectacles dans le tout neuf quartier du même nom. On peut aussi s’attendre à plusieurs autres annonces du maire sortant d’ici le 1er novembre.

Considérant que l’an prochain  nous aurons droit au premier festival du cirque de Montréal, si j’étais le maire je proposerais de faire de Montréal la capitale mondial des festivals. Un branding moderne, rassembleur, attirant et positif.

Gérald Tremblay et Pierre Bourque, deus anciens adversaires au destin semblable !!!

Deux anciens adversaires au destin semblable !!!

En terminant, il est encore tès tôt pour prédire les résultats du scrutin du 1er nvembre, mais je commence à trouver que ça ressemble au scénario de 98.

Rappelons-nous, Pierre Bourque était un maire malaimé, trois autres candidatures se sont pointées et le maire à surpris tout le monde en récoltant 44 %. Avec le vote massive des gens des anciennes banlieues, je pense que ça va resembler au même résultat.

30
juil
09

Une col bleu de Montréal rédige de faux billets de médecin et ne peut pas être congédié

Encore une autre belle nouvelle  de mon syndicat préféré.

Vous allez avoir de la misère à me croire mais la ville de Montréal ne peut pas congédier une employée qui a reconnue avoir rédigé des faux certificats de maladie sur des formulaires de la clinique de son ancien médecin de famille.

Cette enployée, Madeleine Dupuis, a choisit de faire des faux certificats bien que son contremaître lui a offert de l’aide pour résoudre ses problèmes d’absentéisme. Après 16 ans d’ancienneté on s’attend à de l’entraide de la part de son employeur, mais comment doit-on considérer le comportement d’une telle employée.

Bien que fabriquer un faux certificat médical puisse justifier un congédiement, le Tribunal a reconnu que Mme Dupuis avait fait une gaffe, mais cela ne mérite pas un congédiement. Elle écopera donc d’une suspension de 21 mois.

Mon analyse : Après l’histoire du col bleu alcoolique qui a fait des menaces de mort à son patron sans être congédié, je suis un peu moins estomaqué mais pas moins indigné par la force du syndicat des cols bleus et de l’incapacité de la ville de congédier ce type d’employés.

Je m’attends à ce que les candidats à la mairie nous disent ce qui ont l’intention de faire pour que ça change.

22
juil
09

Vincent Lacroix et ses complices

Alors que Vincent Lacroix profite de sa première journée de liberté provisoire, il est bon de faire le rappel de certains faits.

Éric Duhaime, un ancien conseiller de Mario Dumont, nous offre un texte qui nous aide à nous souvenir que le dernier gouvernement péquiste à aider à trois reprises la croissance de la firme de Vincent Lacroix, Norbourg.

Mon analyse : La requête de Jean Charest pour éviter une commission nationale des valeurs mobilières est bien faible considérant la courte peine de Lacroix et l’ajout d’un autre potentiel voleur à cravate qui aurait fait disparaître 50 millions.

De son côté, Pauline Marois devrait nous expliquer plusieurs comportements de son ancien minstère.

17
juil
09

Dans le ventre du moulin à images

Je reviens tout juste de la dernière présentation, au cinéma du parc, du documentaire Dans le ventre du moulin.

Il relate les trois derniers mois de la préparation  du moulin à image avant la présentation de la première de ce colossal défi.

Ce projet innovateur, unique au monde, a été conçu dans la caserne d’Ex Machina, le centre de création de Robert Lepage.

Mon analyse : J’ai beaucoup apprécié voir l’évolution de ce projet un peu fou. Les séquences concernant la création de la trame sonore sont particulièrement intéressantes.

On sent que Robert Lepage est vraiment le grand maître d’œuvre de ce projet, son entourage semblent bien mal-à-l’aise d’être en désaccord avec lui.

Le film démontre bien aussi la hauteur du défi technologique. Avec 30 projecteurs de hautes puissances, 30 serveurs synchronisés, de l’éclairage en quantité et plusieurs kilomètres de câbles, on comprend pourquoi ce spectacle ne peut pas avoir lieu pendant les dures mois d’hiver de Québec.

Initialement prévu pour animer le vieux-port seulement pendant l’été du 400e, le succès monstre du moulin à image à fait des petits.

Il est présenté à nouveau cet été et il reviendra pour les 4 prochains étés. De plus, la ville de Québec a signé une entente avec le Cirque du Soleil pour la présentation d’un spectacle de rue unique pour cinq ans.  Les chemins invisibles sont présentés 5 soirs semaine depuis le 24 juin dernier.

L’an dernier, je suis allé  voir le moulin à images la veille de la visite de Linkin Park au festival d’été. Malheureusement, nous sommes arrivés juste avant le début de la projection et nous étions pas très bien placé. Juste en arrière de l’hôpital, les branches d’un arbre nous cachaient les derniers silos de droite.

Par contre, cette année, j’ai pu passer à Québec deux petites journées, la semaine dernière. Je suis évidemment retourné voir le moulin à images. Cette fois-ci, je suis descendu en bas et j’étais en plein centre. Ça vaut vraiment le détour.

Par contre, j’ai raté le cirque du Soleil, je me reprendrai.

Je n’ai pas remarqué beaucoup de différence, outre l’ajout du feu du manège militaire. Par contre, dans mon souvenir, je croyais qu’il y avait plus de narration l’an dernier, ce qui est faux.

Autre fait intéressant, l’équipe d’Ex Machina vend sur place des kaléidoscopes avec un rouleau de papier qui résume chacune des scènes de la projection. Une excellente initiave.

16
juil
09

Elvis Story, version 2009

J’ai été invité hier soir à aller à l’Étoile du dix-30 de Brossard pour assister à la nouvelle mouture d’Elvis Story. Bien sûr, j’ai rapidement dit oui bien que je ne sois pas du tout un fan d’Elvis.

Ce spectacle a connu un grand succès à Québec pendant de nombreuses années, plus d’un million et demi de billets vendus, je me suis dit que ce serait sûrement très bon.

En m’informant un peu avant le show, j’ai su que nous avions droit à un nouveau Elvis qui est américain et qui a gagné plusieurs concours d’imitations du King.

Mon analyse : Pour un spectacle qui a roulé pendant 10 ans, j’ai été un peu déçu. Je comprends que c’est une toute nouvelle version, mais quand même !!!

Pompier de carrière, Brandon Bennett chante très bien, mais côté danse les lacunes sont importes. Il me semble que Elvis Presley a connu la célébrité un peu beaucoup à cause de son déhanchement. Un petit effort d’entraînement aurait été nécessaire.

Ce Elvis des temps moderne nous a offert deux moves différents. Les jambes écartés, les genoux pliés, sur le bout des pieds dans la première partie et son mouvement circulaire des bras dans la seconde partie. Rien pour impressionner la galerie.

Brandon BennettComme plusieurs journalistes l’ont remarqués, il n’est pas tellement en forme.

De plus, sa manie de continuellement replacer son costume nous démontre bien qu’il n’est pas tellement à l’aise.

Mais comparativement à l’un de ses danseurs-choristes, il est gros comme un cure-dent. C’est difficile à croire, mais un des trois choristes traîne 25 à 30 livres de trop facilement.

Ça me dérange pas trop quand il chante, mais il m’a complètement déconcentré lors d’une chorégraphie dans la première partie.

Parlant de chorégraphie, c’est vraiment pas une force pour ce spectacle. Au milieu de la première partie, il y a une danse dans une prison, j’ai été impressionné par le manque de synchronisme des six danseurs. Je me suis cru un instant dans un spectacle de finissants du secondaire.

Du côté positif, je dois reconnaître que le très gros écran LEH HD permet des jeux de lumière très intéressant et qu’il évite une panoplie de décors.

Autre point intéressant, les musiciens sont très bon et le son est excellent, les yeux fermés ont a l’impression que nous avons reculés en 19…

Selon le producteur, Jean Pilote, «Le nouvel Elvis Story est dix fois mieux que le premier». Comme j’ai pas vu le premier, je peux pas comparer, mais je doute qu’un show qui a marché pendant dix ans soit d’un niveau aussi inégal.

En résumé, Elvis Story 2009 est un beau spectacle, mais pas un bon show.




Citation de l’heure

« Je veux devenir le meilleur mi-lourds au monde » - JEAN PASCAL

 

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