Ce soir, il y a 160 ans, en 1849, une foule d’environ 1500 Tories (nom donné à l’époque aux gens d’origine anglo-saxonne) s’en prennent au parlement du Canada-Uni. Ils expulsent les députés qui s’y trouvent et y mettent le feu.
À l’époque, Montréal était la capitale du pays et le parlement était situé ici.
Cet événement a été déclenché par de nombreuses circonstances particulières. Un récit complet nous est offert par le Centre d’Histoire de Montréal.
En résumé, suite à de nombreuses décisions depuis quelques années, les Tories sont de plus en plus en colère contre les décisions du parlement, entre autres à cause qu’ils ont perdus leur majorité au parlement et plusieurs privilèges dû à leur origine britannique.
L’événement qui les a fait explosés est lorsque le gouverneur du Canada-Uni, Lord Elgin, donne son accord au bill d’indemnité pour les habitants du Bas-Canada ayant subi des pertes matérielles lors des rébellions de 1837-38.
Le journal The Gazette invite les Tories a réagir par le voix de son rédacteur en chef, James Moir Ferres.
Un pasteur congrégationiste, William Rufus Seaver décrit ainsi la soirée : « une populace a cerné l’édifice et à commencé à le saccager en brisant les fenêtres… devant les députés et de nombreux spectateurs, on mis le feu aux conduites de gax à une douzaine d’endroits et l’édifice devint la proie des flammes. »
Le secrétaire provncial de la Nouvelle-Écosse de l’époque, Joseph Howe, réagit à l’événement en déclarant : « Si l’anglicisation doit mener à des injustices envers l’important groupe de sujets britanniques qui forment déjà la moitié de la population du Canada-Uni, peu importe sous quelle forme ou par qui elle sera présentée, nous nous n’en feront pas partie.»
Il n’y a pas eu de mort suite à cet événment, mais plusieurs autres feux dans la ville seront provoqués dans les mois qui suivirent.
Malgré la révolte des Tories, les réformistes Baldwin et Lafontaine continueront à mettre en place des lois pour une justice plus égalitaire pour tous et pour faire progresser le Canada vers ce qu’il est devenu aujourd’hui.

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