Barack Obama a déçu l’industrie automobile en refusant le plan de relance. Hier, il nous a montré son nouveau cheval de bataille : des TGVs à la grandeur des États-Unis d’Amérique.
C’est très intelligent puisque le marché de l’auto américaine est complètement à terre.
Bien que des médias montréalais rapporte que trois TGV passserait par Montréal, ce n’est pas vrai du tout. Il y aurait un seul train à haute vitesse, puis des transferts devront être fait.

C’est quand même une très bonne nouvelle pour Montréal, mais ce n’est pas nécesaire de monter les attentes inutilement.
Il y a aussi le projet d’un TGV Québec-Windsor qui traîne depuis 15 ans. Un budget de 3 millions à été accordé, en février dernier, pour mettre à jour les études précédentes.
Avec l’annonce d’hier d’Obama, le maire Labeaume demande déjà aux dfférents gouvernements de ne pas manquer le bateau.
Mon analyse : C’est un très beau projet que d’amener une alternative aux avions et aux autos sur le continent nord-américain.
Par contre j’ai deux questionnements.
Premièrement, il y a celui des coûts. Washington débloque 13 milliards, dont 8 milliards immédiatement pour mettre les projets sur papier. Par la suite, il ajoutera 1 milliard par année pendant cinq ans.
Considérant que le projet de TGV Québec-Windsor a déjà été évalué entre 20 et 30 milliards, je prévois qu’il va manquer bien des sous pour faire dix trajets chez nos voisins.
Mon autre questionnement amènera beaucoup plus de discussions.
Selon Mario Polèse, un TGV à Québec nuira a son développement économique et amènera des entreprises à migrer vers Montréal. Par contre, les touristes risque d’affluer encore plus dans la capitale.
Ce genre d’analyse pourra se transposer avec le lien Montréal-Boston évidemment.
D’un autre côté, un vieux routier de la politique, Jean-Jacques Samson, voit beaucoup plus d’avantages que d’inconvénients à un TGV canadien.
Encore une fois, si les gens de Québec prenait le TGV pour voir les Canadiens en séries, les montréalais pourrait aller voir les Patriots à Foxboro.
Je ne veux pas mettre de pression, mais j’ai bien hâte de lire l’analyse de ce projet par le suburbain lucide.

On devrait faire pression sur le fédéral pour qu’il finance à lui seul un TGV Québec-Windsor. C’est sa responsabilité en vertu de la Constitution du Canada :
http://www.fruitmur.ca/2008/11/11/train-quebec-windsor/
Puisque qu’il s’agit de travaux reliant deux provinces, c’est de responsabilité fédérale. Mais comme on ne respecte pas l’esprit de la Constitution dans ce pays, le fédéral va demander aux provinces de faire leur part…
très intéressant, je ne savais pas ça.
Est-ce que la constitution de Trudeau aborde ce sujet ?
La Constitution de Trudeau, c’est la Loi de 1982 sur le Canada, qui contient la Loi constitutionnelle de 1982. Je n’ai pas vraiment de problèmes avec cette dernière (sauf pour la partie sur la péréquation). Cette loi constitutionnelle contient entre autre la Charte canadienne, les droits autochtones, les droits linguistiques et les procédures de modification. On peut évidemment la critiquer pour les problèmes qu’elle n’a pas réglés… on peut aussi critiquer les procédures de modifications… mais je suis d’accord avec pas mal toute la substance dans cette loi constitutionnelle (sauf pour la péréquation). La loi constitutionnelle de 1982 a aussi modifier la Loi constitutionnelle de 1867 pour y ajouter l’article 92A, qui donne davantage de compétences aux provinces sur les ressources naturelles non renouvelables, les ressources forestières et l’énergie électrique.
Mon problème avec la Constitution du Canada, c’est surtout la distribution des pouvoirs législatifs de la Loi constitutionnelle de 1867. Déjà si on respectait l’esprit de cette loi, ça irait beaucoup mieux. Mais les tribunaux vont rarement intervenir sur des questions politiques, surtout dans les cas d’ententes administratives.
Pour préciser quant au dernier paragraphe de mon commentaire ci-dessus, les tribunaux peuvent seulement intervenir si une loi est inconstitutionnelle (en déclarant la loi inconstitutionnelle). Autrement que ça, les tribunaux ne peuvent pas superviser l’exercice des pouvoirs législatifs.
Merci de la précision.
Je viens de visiter ton blogue, j’aime beaucoup, continu ton bon travail.
J’aime beaucoup ton approche centrée sur la constitution.
C’est très intéressant à lire.
Quelques doutes sur le projet:
- Un TGV est plus lent que les avions modernes, ça prend plus de temps en train haute vitesse pour rejoindre la même destination qu’en avion;
- Il coûte cher en infrastructures;
- Les trains coûtent très chers aussi (la comparaison avec un avion serait bien à faire);
- Les pannes sur la voie peuvent affecter tous les trajets prévus dans une journée;
- Rien n’indique que les voies seront pleinement utilisées au Québec;
- Le coût du billet d’avion versus celui du TGV pour des moyennes et longues distances va être encore plus avantageux.
Mais bon, le TGV, c’est un autre rêve calquée sur le beau modèle français des années 60…
Et toute la société aura à payer pour ce grand rêve monumental.
Mais pourquoi ne parle-t-on jamais ici du succès qu’ont les transporteurs aériens à rabais partout en Europe? Ils vont même jusqu’à desservir des petits aéroports régionaux dès lors qu’il y a une bonne demande et des conditions avantageuses (= moins de taxes).
J’ai vu sur CNN ( Pendant l’émission de Lou Dobb ?)un reportage traitant du sujet.Des sommes gigantesque ont été englouti dans ce projet dans le passé. Selon les commentateurs les grandes distances et les difficultés géographiques ( montagne etc..) avaient eu raison du projet. Mais comme Obama tente tous les jours de réinventer la roue….
« Un TGV est plus lent que les avions modernes, ça prend plus de temps en train haute vitesse pour rejoindre la même destination qu’en avion »
Il faut aussi considérer le temps requis pour se faire fouiller à l’aéroport, ainsi que le temps nécessaire pour se rendre du centre-ville à l’aéroport et vice-versa. Pour les courtes distances (genre 500 km et moins), le TGV est plus rapide que l’avion une fois qu’on a pris en considération ces facteurs.
Les médias s’énervent de nouveau sur le dossier parce que Saint-Obama en parle, généralement le TGV revient de façon cyclique dans les médias au gré des campagnes électorales municipales, provinciale et fédérales. La problème du TGV dans le corridor Québec – Windsor, c’est qu’il s’agit q’un dossier de chambre de commerce. À part un ou deux lobby, y a personne qui pousse ce dossier et surtout, y a perosnne qui a rendu public l’évaluation du coût d’un billet.
@steve81:
Pour les délais avec l’avion, ça dépend souvent des réglementations liées à la sécurité et du temps que prend l’aéroport pour traiter les bagages. http://www.antagoniste.net/?p=6060#comment-127317
Une chance qu’il y a des compagnies comme RyanAir qui se forcent des aéroports et les compétiteurs à adopter de meilleures pratiques et dans un temps moindre.
Actuellement, la différence est de 10 minutes à l’avantage du train sur la toute-dernière liaison AVE (TGV) Barcelone-Madrid avant qu’un passager soit dans la gare. Mais l’avion arrive quand même 20 minutes avant le train sur sa piste d’atterrissage.
Cependant, RyanAir risque encore une fois de bousculer les façons de faire d’ici les prochains mois. http://www.americas-fr.com/tourisme/actualite/ryanair-veut-sinstaller-a-barcelone-1603.html