Mercredi soir, ma blonde est allée voir un documentaire pro-israélien à l’université Concordia, The case for Israël.
C’est inspiré d’un livre au même titre écrit par Alan Dershowitz, avocat et professeur de droit de la Chaire Felix Frankfurter à la Faculté de droit de l’Université de Harvard, un des juristes d’appel les plus éminents des Etats-Unis et un distingué défenseur des libertés individuelles.
Le film nous retrace les négociations entre Israël et la Palestine à travers les années. Suite à des recherches étoffées, on explique pourquoi Israël, sans être parfait, est en réalité le seul espace de liberté et de démocratie du Moyen-Orient – un pays qui a gagné le droit d’exister dans des frontières sûres et le droit de se défendre.
Le documentaire démolit de nombreuses accusations en montrant comment Israël a été fondé avec la bénédiction des Nations unies – et en démontrant que ce sont les gouvernements et les populations arabes, et non pas les Israéliens, qui ont lancé le cycle de violence qui se poursuit encore aujourd’hui.
Il prouve que la division de la Palestine entre Israël et les Palestiniens est depuis longtemps acceptée par les Israéliens et rejetée par la plus grande partie du monde arabe. Il démontre que les interventions israéliennes en Cisjordanie et à Gaza sont motivées, non pas par des ambitions territoriales, mais simplement par la réelle conscience qu’Israël est attaqué.
Enfin, il montre comment ceux qui critiquent Israël ferment en même temps les yeux sur le terrorisme, sur les atteintes aux droits de l’homme et sur les idéologies anti-démocratiques des autres Etats de la région, et comment ils remplacent l’analyse objective par une vision bornée et par un antisémitisme plus ou moins voilé.
Son analyse : Évidemment, dans ce conflit, les protagonistes sont jamais sur la clôture, ils sont soit d’un côté ou de l’autre. Le fait de prendre le temps d’écouter les deux points de vue, lire ce billet pour l’analyse d’un film pro-palestinien, aide beaucoup à comprendre.
Elle a trouvé que l’argumentaire était très bien fait et donnait beaucoup de crédibilité au film. Ce qui l’a le plus émerveillée, ce fut la discussion après le film.
Contrairement à notre expérience au cinéma du Parc, lors de la projection du Mur de fer, organisé par le PAJU, les gens pouvaient donner leur positions sans être limitées ou chahutés par des opposants.
Si vous connaissez un peu l’université Concordia, vous comprenez que la discussion a été très animée. Pour ceux qui ne le savent pas, Concordia est l’université au Québec qui a le plus d’étudiants de religion musulmane.
Le respect de chacun imposé par les organisateurs, Hillel Montréal, a changé la dynamique qui peu facilement basculer quand on aborde ce sujet. Chacun a pu s’exprimer et oser des questions pour mieux comprendre ce conflit.
Contrairement au PAJU, elle n’est pas sortie de là avec un formulaire pour donner de l’argent, elle s’est senti respectée et elle a pu réfléchir à cette délicate situation sans ce faire imposer un point de vue.
Bravo aux organisateurs et continuez à garder ce beau respect envers les autres. Vous aidez à relever le niveau du débat, c’est très apprécié, merci !

Extra cette analyse.