10
mar
11

Comment se positionner politiquement

Comme vous le constater par la très faible fréquence de mes publications sur ce blogue, pour de nombreuses raisons, j’ai choisi de consacrer mes talents libres à d’autres activités qu’à ce blogue.

Malgré mon absence quasi-permanente, je préfère garder cet outil de communication ouvert au cas où j’aurai le goût de reprendre du service et pour que mes 600 textes ne disparaissent pas.

Je profite de ce court billet pour vous offrir un petit texte pour vous aider à vous positionner politiquement.

au plaisir de lire vos commentaires

 

  • Quand un gars de droite n’aime pas les armes, il n’en achète pas.
  • Quand un gars de gauche n’aime pas les armes, il veut les faire interdire.

 

  • Quand un gars de droite est végétarien, il ne mange pas de viande.
  • Quand un gars de gauche est végétarien, il veut faire campagne contre les produits à base de protéines animales.

 

  • Quand un gars de droite est homo, il vit sa vie tranquillement.
  • Quand un gars de gauche est homo, il fait chier tout le monde pour qu’on le respecte.

 

  • Quand un gars de droite a perdu une job, il réfléchit au moyen de sortir de cette situation et rebondir.
  • Quand un gars de gauche a perdu une job, il porte plainte pour discrimination.

 

  • Quand un gars de droite n’aime pas un débat télévisé, il éteint la télé, ou il zappe.
  • Quand un gars de gauche n’aime pas un débat télévisé, il poursuit en justice ceux qui osent proférer de telles idées… contraires aux siennes !!!. (Le cas échéant, une petite plainte pour diffamation sera bienvenue !)

 

  • Quand un gars de droite est non-croyant, il ne va ni à l’église, ni à la synagogue, ni à la mosquée.
  • Quand un gars de gauche est non-croyant, il exige qu’aucune allusion, à Dieu ou à une religion, ne soit faite dans la sphère publique…. Sauf pour l’Islam !

 

  • Quand un gars de droite a besoin de soins, il va voir son médecin puis s’achète les médicaments.
  • Quand un gars de gauche a besoin de soins, il fait appel à la solidarité nationale.

 

  • Quand l’économie va mal, le gars de droite se dit qu’il faut retrousser ses manches et travailler plus fort.
  • Quand l’économie va mal, le gars de gauche se dit que ces sales patrons s’en mettent plein les poches et volent le peuple !
01
nov
10

Les soldats canadiens: malaimés par certains, appréciés par d’autres

Voici une lettre qu’un ami m’a fait parvenir. Bien qu’il soit pacifiste, il est mesure d’apprécié le sacrifice que font nos soldats.

Il s’agit d’une chaîne de lettre bien sûr, alors au lieu d’envoyer un courriel avec ce texte, je vous invite à envoyer simplement le lien de cette page.

En passant, il est intéressant de constater que les nombreux démagogues qui ont criés pendant des années pour la libération d’Omar Khadr ont subitement oubliés de s’excuser après que celui-ci est reconnu être coupable de meurtre et de tentative de meurtre…

Dois-je rappeler que ces gens qui conspuent le gouvernement canadien peu importe la décision qu’il prend, seront surement bien silencieux suite à la condamnation de 8 ans que celui-ci à reçu hier.

J’ai mis mes bagages dans le “compartiment à bagages” dans l’avion et je me suis assis à ma place assignée. Cela allait être un long vol. «Je suis content d’avoir un bon livre à lire. Peut-être aussi vais-je faire une courte sieste »pensai-je.

Juste avant le décollage, plusieurs soldats sont entrés dans l’allée et ont pris tous les sièges vacants autour de moi. J’ai décidé de commencer une conversation. J’ai demandé ”Où allez-vous ?” Petawawa, l’un d’eux me répondit-il. «Nous allons être là pendant deux semaines pour une formation spéciale, et puis nous irons en déploiement en Afghanistan ».

Après une heure de vol, une annonce a été faite que les déjeuners « sacs » étaient disponibles pour cinq dollars . Comme le vol serait long, j’ai décidé qu’un déjeuner aiderait à passer le temps.

Comme je prenais mon portefeuille pour payer le déjeuner, j’ai entendu un soldat demander à son copain s’il avait  prévu d’acheter le déjeuner. «Non ça semble être beaucoup d’argent pour juste un déjeuner sac . Je vais attendre que nous rentrions à la base. »
Son ami était d’accord, et s’abstint lui-aussi.

J’ai regardé autour, pour voir la réaction des autres soldats. Aucun n’a commandé de déjeuner. Je marché à l’arrière de l’avion et remis au préposé du vol un billet de cinquante dollars . «Donnez s.v.p. un déjeuner à chaque soldat». ” Elle saisit mon bras et le serra fortement . Ses yeux mouillés de larmes, elle m’a remercié . «Mon fils était un soldat en Afghanistan, c’est un peu comme vous le faisiez pour lui. Il y est mort d’un obus dissimulé le long de la route près de Beshawar ».

Reprenant dix sacs, elle s’est dirigée dans l’allée à l’endroit où les soldats étaient assis. Elle s’arrêta à ma place et m’a demandé, «Que préférez-vous ?  bœuf ou poulet ? » Poulet, lui répondis-je, se demandant pourquoi elle m’a posé cette question. Elle se retourna et partit pour l’arrière de l’avion, pour revenir moins d’une minute plus tard avec une assiette de première classe. « C’est mon Merci » dit-elle.

Après avoir fini de manger, je suis allé de nouveau à l’arrière de l’avion, pour utiliser les toilettes. Un homme m’a arrêté. «J’ai vu que vous avez fait. Je veux être de la partie. Tenez, prenez cela » Il me tendit vingt-cinq dollars.

Peu de temps après, je retournai à ma place, au moment où le commandant de bord descendait l’allée, en regardant les numéros de banc en marchant. J’espérais qu’il ne me cherchait pas. J’ai alors remarqué qu’il regardait les numéros de mon côté de l’avion. Quand il est arrivé à ma hauteur, il s’arrêta, sourit, me tendit la main et dit: « Je tiens à vous serrer la main ». J’ai rapidement détaché ma ceinture pour serrer la main du capitaine. Avec une voix de stentor, il dit: «J’étais pilote militaire il y a quelques années. Une fois, quelqu’un m’a acheté un déjeuner. C’était un acte de bonté que je n’ai jamais oublié ». J’étais gêné lorsque les applaudissements se firent entendre de tous les passagers.

Plus tard, comme je marchais à l’avant de l’avion pour que je puisse me dégourdir les jambes. Un homme qui était assis à peu près six rangées en avant de moi, me tendit la main. Il a laissé un autre vingt-cinq dollars dans ma main.

Lorsque nous avons atterri , j’ai rassemblé mes affaires et tous ont commencé à débarquer. Juste à l’intérieur de la porte de l’avion il y avait un homme qui m’a arrêté pour me mettre quelque chose dans la poche de chemise, puis se retourna et s’éloigna sans dire un mot. Encore vingt-cinq dollars !

En entrant dans le terminal, j’ai vu les soldats se rassembler pour leur voyage vers la base de “Petewawa” environ 2h30 heures au nord de Toronto. Je me suis dirigé vers eux et leur ai remis les soixante-quinze dollars. Il vous faudra un certain temps pour atteindre la base et vous prendrez sûrement un sandwich le long de la route. « Dieu vous bénisse » me répondit l’un des soldats qui prit l’argent.

Comme je marchais vivement à ma voiture, je dis intérieurement une prière pour leur retour en toute sécurité. Ces soldats donnaient leur vie pour notre pays et notre protection. Je ne pouvais leur donner qu’un repas. Cela me semblait si peu.

Un ancien combattant est une personne qui, à un moment donné de sa vie, a écrit un chèque en blanc à l’ordre du «Canada» pour un montant allant jusqu’au prix de sa vie. “

C’est l’honneur, et il y a beaucoup trop de gens dans ce pays qui ne le comprenne pas.

Que Dieu vous donne la force et le courage de passer ce message à tout le monde sur votre liste de contacts courriels..

La prière de demande : Quand vous recevrez cette lettre, s’il vous plaît arrêtez-vous un instant et dites une prière pour nos troupes à travers le monde . S’il-vous-plaît envoyez ce message après une courte prière. Ne cassez pas cette chaîne de lettres.

Il suffit d’envoyer ceci aux gens de votre carnet d’adresses. Ne la laissez pas s’arrêter avec vous. De tous les cadeaux que vous pourriez donner à nos jeunes engagés dans les Forces canadiennes, la prière est le plus grand cadeau que vous puissiez leur donner …

Suggestion de prière:
«Seigneur, protégez nos troupes en mission dans le monde. Protégez-les comme ils nous protègent tous à l’abri dans nos foyers. Bénissez-les ainsi que leur famille pour les actes désintéressés qu’ils accomplissent pour nous. Amen »

Dieu vous bénisse pour ce que vous ferez de cette lettre !

02
août
10

Chapeau bas à François Bonnardel et Nathalie Normandeau

Toujours en vacance, je prends quelques instant pour souligner la fin de la relation entre le toujours député adéquiste de Shefford François Bonnardel et la Vice-Première ministre libéral Nathalie Normandeau.

Ces deux adversaires politique méritent tout notre respect, ils ont été en mesure de continuer leur travail de façon professionnel et surtout sans transformer leur vie personnelle en cirque.

Comme le mentionne Éric Duhaime dans sa chronique de dimanche : 

Tous deux en sortiront néanmoins grandis, comme l’ensemble du Québec. Nathalie et François auront prouvé qu’ils sont dignes de confiance. La presse aura fait preuve d’une certaine retenue qui l’honore, fort différente de ce qu’on voit ailleurs dans le monde face à des situations similaires.

Mon analyse : Je suis très impressionné par la grande classe de ces deux politiciens. Après avoir rendu publique leur relation, ils ont choisi d’avoir une vie publique et une vie privé. En aucun temps, à ma connaissance l’un à accompagné l’autre lors d’un événement publique.

En avril  2009, j’ai écrit que je leur souhaitais d’être heureux ensemble mais que définitivement, ils se compliquaient la vie plus que d’autres.

Outre les rumeurs et les commentaires provenant des langues sales, rien de foncièrement négatif restera de cette relation. Contrairement aux nombreux prophètes de malheurs ni défection, ni secret du conseil des ministres dévoilés à l’opposition, ni favoritisme n’aura eu lieu. C’est fort probablement la complexité de leur relation qui aura fini par avoir raison de leur amour.

Déjà que c’est pas facile la vie à deux, lorsque en plus on habite à plus de 500 km l’un de l’autre et qu’enfin on se retrouve à être des adversaires politiques, l’amour doit être drôlement puissant pour permettre à un tel couple de durer dans le temps.

22
juil
10

Joachim Alcine, la descente d’un ancien champion du monde

Samedi dernier au Agua Caliente Casino en Californie, Joachim Alcine (32-2-0, 19 K.O.) a subi seulement sa deuxième défaite en carrière. Aujourd’hui âgé de 34 ans, Alcine devra profondément se remettre en question s’il désire poursuivre sa carrière de boxeur.

Il est assez prévisible que le résident de Laval tentera de remonter dans le ring. Bien qu’il n’est que deux revers à sa fiche, cette défaite à la fin du premier round par arrêt de l’arbitre va probablement mettre un terme à sa carrière internationale.

Aujourd’hui, je vous présente un retour sur la carrière professionnelle de Joachim Alcine que j’ai publié sur le site Fanatique.ca.

Tout d’abord, voici, pour ceux qui n’ont pu le voir, le très court combat d’Alcine face au Mexicain Alfredo « le chien » Angullo (19-1-0, 16 K.O.).

1999-2003, une carrière en développement

Joachim Alcine est venu au monde en mars 1976 aux Gonaïves, une ville côtière d’importance en Haïti, qui est maintenant bien connu suite au cyclone Jeanne, qui en 2004, a dévasté la ville et a enlevé la vie à plus de 2000 de ses résidents.

Arrivé au Québec à l’âge de huit ans, il fait ses débuts en boxe amateur en 1993 à l’âge de 17 ans. À noter dans son parcours amateur, il participe à deux finales du championnat canadien de boxe amateur, soit en 1998 et en 1999. À chacune de ses occasions, Alcine s’incline face à Jeremy Molitor, le frère aîné de Steve Molitor, actuel champion IBF chez les Super Coqs.

Le 28 mai 1999, Joachim Alcine fait le saut chez les professionnels, il l’emporte sans difficulté au premier round face à Louis Bouchard (2-1-1) un gars de Jonquière.

L’entrée dans le monde de la boxe professionnel de Joachim se fait à l’époque de la rivalité entre Stéphane Ouellet et Dave Hilton. Ce soir-là, c’est le deuxième d’une trilogie palpitante de la boxe locale québécoise.

Alcine performe régulièrement dans les programmes d’Interbox, première mouture, soit celle de Hans-Karl Muehlegg. Ainsi, il dispute 13 de ses 18 premiers combats au Centre Molson puis au même endroit renommé Centre Bell.

Le 25 mai 2002, lors de son premier combat aux États-Unis, à Charlotte en Caroline du Nord plus précisément, Joachim Alcine, qui est surnommé par ses proches Ti-Joa, obtient ses deux premiers titres. Bien qu’il est chuté à la fin du 12e round, il l’emportant par décision unanime sur Marcos Primera (11-1-1), il devient le champion des super mi-moyens (154 livres) de l’International Boxing Association et de l’IBA America.

À son combat suivant, le 6 septembre 2002, il met la main sur le titre de champion canadien en passant le K.O. au troisième round à Brooke Wellby (27-9-2) un boxeur de Winnipeg. Alcine ne défendra jamais ce titre.

Alcine détruit Ouellet en une petite minute

Après la faillite d’Interbox au début de 2004, Alcine trouve le moyen de rester actif. Il obtient, le 24 avril 2004 au Colisée de Québec, le titre WBA Federation en défaisant en quatre rounds un Brésilien, Jose Hilton Dos Santos (13-5-1).

Le 9 octobre 2004, à son premier combat sous la tutelle du Groupe Yvon Michel, Ti-Joa devient une figure de proue de l’organisation en plus de devenir le champion NABA des super mi-moyens. Lors de ce premier combat au Casino de Montréal, Alcine passe le K.O. en cinq rounds à l’Américain Fernando Hernandez (18-6-2).

Puis, coup de génie marketing, Yvon Michel organise le 17 décembre 2004 au Centre Bell le retour de Stéphane Ouellet (29-5-0, 18 K.O.). Alcine, alors bien connu par les observateurs du noble art, obtient une notoriété importante en défaisant en une petite minute celui qui était la grande vedette de la boxe locale quelques années plus tôt.

Ouellet qui n’était pas monté sur un ring depuis sa défaite face Omar Sheika (30-9-4), plus de trois ans et demi plus tôt, aura permis à Alcine d’obtenir une importante visibilité au Québec.

Durant l’année et demie qui suit cette victoire rapide face au poète, Alcine est très actif, il livre six combats qui lui permettent de gravir rapidement les échelons de la WBA. Ti-Joa n’a pas peur des défis durant cette courte période et il affronte des boxeurs de qualité. Alcine démontre son talent en remportant quatre de ces six combats avant la limite, preuve que sa victoire sur Ouellet n’était pas le fruit du hasard.

Ces six adversaires cumulent alors des fiches de 167-30-9. Avant de croiser Alcine sur leurs chemins, ils avaient notamment baissé pavillon face des boxeurs de renom tel que Kassim Ouma, Chad Dawson, Bernard Hopkins, Kermit Cintron, Ricardo Mayorga et Felix Sturm. Tous des boxeurs qui ont obtenu des titres mondiaux.

Le 23 juin 2006 en finale du premier gala sous les étoiles au stade Uniprix dans le parc Jarry, Alcine affronte Javier Alberto Mamani (28-4-1), un boxeur argentin alors âgé de vingt-cinq ans.

Joachim s’impose tout au long des douze rounds de ce combat grâce à sa rapidité. Les trois juges remettent une carte identique de 119-109. Ainsi, le Québécois d’adoption réussit sa première performance à la télévision américaine, à ESPN2 précisément et surtout, il obtient la possibilité de livrer un combat de championnat du monde à la WBA.

Le premier champion mondial haïtien

Après une attente de plus d’un an, Alcine obtient enfin la chance de se battre pour le titre mondial de la WBA. Le 7 juillet 2007 à l’aréna Harbour Yard à Bridgeport au Connecticut, Ti-Joa monte sur le ring pour affronter Travis Simms (25-0-0, 19 K.O.), un Américain de 36 ans à l’époque et originaire de Norwalk, une ville voisine.

L’Américain a été plutôt inactif dans les trois années précédant ce combat à cause d’un différend avec les dirigeants de la WBA. En 2004, il a été dépouillé de son titre de champion des super mi-moyens après qu’il eut déposé une poursuite à l’endroit de la WBA. Simms affirmait qu’il n’avait pas été en mesure de faire face aux adversaires qu’il devait affronter. Il a décroché son titre en décembre 2003 et l’a défendu avec succès en octobre 2004.

Simms a éventuellement abandonné sa poursuite, en échange de laquelle il a pu affronter Jose Antonio Rivera le 6 janvier 2007, ce qui lui a permis de reprendre son titre en l’emportant par arrêt de l’arbitre au 9e round.

Avant l’affrontement Alcine en surprend plus d’un en déclarant en pointant à travers la vitrine de l’aréna, vers le soleil qui tentait de poindre à travers les nuages : « Mon temps de briller est venu et il (Simms) va le savoir samedi soir. Attendez! Je vois la lumière! La lumière qui brille là-bas, cette lumière, elle brille pour moi. Elle m’appartient ».

Le combat a rapidement viré à la bagarre de rue, avec les accrochages, les coups après la cloche et les clés de tête. Alcine et Simms ont d’ailleurs été pénalisés d’un point dans un match où l’arbitre a presque autant travaillé que les pugilistes.

Un point perdu d’Alcine au 6e round pour avoir donné un coup après que l’arbitre eut séparé les deux boxeurs a réveillé l’aspirant, qui a ouvert la machine, tandis que le champion en titre s’accrochait de plus en plus fréquemment.

Le Lavallois a continué au 8e round, profitant de nombreux corps à corps pour le marteler de plusieurs séries de coups en rapide succession. Simms l’a atteint une fois solidement au visage, mais Alcine est immédiatement revenu en force, si bien que l’Américain a perdu patience et l’arbitre lui a enlevé un point à son tour, pour la même raison que son adversaire plus tôt.

Au 9e assaut, Simms a mis une main au sol après un solide jab d’Alcine. Les reprises ont démontré qu’il avait probablement glissé, mais l’arbitre a tout de même tenu un compte.

Le reste s’est déroulé avec chaque adversaire tentant de faire la meilleure dernière impression. C’est Alcine qui a réussi, prouvant hors de tout doute qu’il avait sa place dans un match de championnat.

Les juges, tous Américains, ont accordé à Ti-Joa un avantage de 114-111, 115-110 et 116-109.

Joachim Alcine est ainsi devenu à 31 ans le 9e champion québécois et le 19e champion canadien de l’histoire. Encore plus prestigieux pour ses origines, il devient le premier pugiliste d’origine haïtienne à détenir un titre mondial. Aujourd’hui, Andre Berto et Jean Pascal ont aussi réussi l’exploit.

Vous pouvez constater le bonheur du nouveau champion et la joie de son entourage après le combat. Il s’agit aussi du premier titre mondial pour la jeune organisation GYM qui à l’époque n’avait pas encore trois ans.

Une défense optionnelle difficile

Suite à ce beau triomphe en terre étrangère, Ti-Joa, maintenant surnommé le Roi, s’implique encore plus activement dans sa communauté, particulièrement celle de St-Michel, là où habite toujours sa mère.

Après avoir été honoré par plusieurs politiciens friands de cérémonies et de remises de médailles, Alcine remonte sur le ring cinq mois précisément après sa victoire en championnat du monde.

Ainsi le 7 décembre 2007, le nouveau champion affronte un boxeur panaméen, Alfonso Mosquera (19-5-0, 7 K.O.) classé comme son 14e aspirant. À l’époque, il est remarquable de suivre Yvon Michel justifier ce choix lointain dans le classement.

Lors de la pesée la veille du combat, Alcine révèle qu’il a été gravement malade (ulcère, infection aux bras, anémie, gastro-entérite) avant son combat face à Simms. Du même souffle, il déclare : « je suis à 100 pour cent, je veux gagner et montrer qui je suis vraiment ». Son promoteur en ajoute en affirmant qu’il sera plus puissant et plus rapide qu’à son combat précédant.

Contrairement à ce qui était présumé, Mosquera, 24 ans, démontre que son surnom l’ouragan lui va bien durant les 12 rounds du combat. Devant 14 902 spectateurs, Alcine a dû passer beaucoup de temps en corps-à-corps avec lui, à se tirailler et à tenter de se sortir des câbles.

Au 12e, le roi a fait tomber le Panaméen d’une solide gauche, il revient à la charge une deuxième fois, puis une troisième fois, si bien que l’arbitre décide finalement de stopper le combat à moins d’une minute de la toute fin.

Daniel Santos lui fait voir des étoiles

Le 11 juillet 2008, dans un événement en collaboration avec Don King, le Roi revient au stade Uniprix dans le parc Jarry pour affronter son aspirant obligatoire, le puissant et dangereux Portoricain, Daniel Santos (32-3-1, 23 K.O.).

Après un premier round avec peu d’action, Alcine augmente le rythme au deuxième assaut. Il atteint Santos d’une droite solide au troisième round et l’accroche sans cesse dès que ça barde.

Le champion en titre a toutefois de la difficulté à se sortir des cordes au quatrième. Au cinquième round, le Lavallois domine en étant plus agressif. Puis, au sixième, Santos et Alcine se débattent au centre du ring quand un crochet de la gauche perce la garde du Lavallois. Alcine tombe comme une feuille morte. Vers le compte de 7, il se relève pour aussitôt s’affaler de nouveau. L’arbitre déclare le K.-O. à 2:10 du 6e round.

Beaucoup de questions seront soulevées après cette première défaire pour Alcine. Tout d’abord, il sera relevé que le Lavallois créait une importante faille dans sa préparation en refusant de regarder les combats précédents de son adversaire.

De plus, plusieurs mettront en doute le choix du partenaire d’entraînement d’Alcine, Adonis Stevenson (13-1-0, 10 K.O.). Un boxeur qui cogne certainement plus fort que Santos, mais qui n’a ni la vitesse, ni l’expérience et ni la ruse pour surprendre celui qui aura porté le surnom de Roi pendant seulement un an.

Panne d’inspiration reconnue

Ti-Joa disparait de la circulation pendant six mois après cette défaite sanglante. Plusieurs rumeurs circulent sur le fait qu’Alcine ne voudrait plus boxer, qu’il croit que sa défaite est une punition de Dieu, son entraîneur Howard Grant est sans nouvelle de lui durant de nombreux mois.

À la mi-janvier 2009, il se présente devant les journalistes entourés d’Yvon Michel et d’Howard Grant. Il affirme avoir retrouvé le feu sacré.

En plus de reconnaître que dorénavant il regardera les anciens combats de ses adversaires, Ti-Joa affirme avoir perdu la rage de vaincre lors de ses quatre derniers combats, soit ceux face à Jose Jaquin Rosa Gomez, à Travis Simms, à Alfonso Mosquera et enfin contre Daniel Santos. Clairement, Alcine démontre par cette déclaration sa très faible motivation depuis bien longtemps.

Adventiste pratiquant, il ajoute aussi qu’il ne se bâtera plus le vendredi soir ou le samedi après-midi, et ce, dans le but de respecter les dix commandements et le sabbat. À noter, les affrontements face à Santos, Mosquera et Mamani ont eu lieu un vendredi soir.

Un retour douteux

Alors qu’Alcine devait affronter un top 15 à la fin mars ou en avril, les choses ne vont clairement pas dans ce sens. Après avoir rompu les liens avec les frères Grant, il rencontre Buddy McGirt aux funérailles d’Arturo Gatti et choisit de suivre ses conseils.

Le 28 août 2009, un vendredi soir, au Casino de Montréal, le Lavallois effectue un retour plus que douteux après deux petites semaines d’entraînement en Floride. Il l’emporte par décision unanime face à un Américain de 39 ans, Eric Mitchell (22-7-1, 11 K.O.). Un gars dont le seul fait d’armes est d’avoir perdu par décision, cinq ans plus tôt, contre un Ricardo Mayorga sur la pente descendante.

Quatre mois plus tard, Alcine démontre un peu plus son savoir-faire en remportant la majorité des dix rounds face au Français Christophe Canclaux (40-2-0, 25 K.O.). Il met la main sur le titre Inter-Continentale de la WBO des poids super mi-moyens en plus de se retrouver classé 4e à la WBC peu de temps après le combat.

Joachim semble prendre de plus en plus ses distances avec GYM au début de l’année 2010, il exige d’avoir la chance de remettre la main sur un titre mondial et sa carrière est dirigée en partie par Lou Duva. Un scénario est préparé pour qu’Alcine affronte Corey Sprinks en championnat du monde de l’IBF en juillet dernier. Le combat devait avoir lieu après l’affrontement entre Sprinks et Cornelius Bundrage (29-4-0, 17 K.O.) mais celui sera remis en août.

Finalement, le 17 juillet dernier, Alcine participe à un combat mettant en jeu le titre d’aspirant obligatoire au titre de la WBC détenu par Sergio Martinez et comme vous le savez le Lavallois ne peut résister aux trois premières minutes face au puissant cogneur Mexicain Alfredo « le chien » Angulo (19-1-0, 16 K.O.).

Pour l’occasion, l’ancien champion de la WBA a choisi de faire confiance à un 3e entraîneur en deux ans. C’est sous les conseils de Tony Morgan, aussi entraîneur d’Andre Berto, qu’Alcine est monté sur le ring samedi soir dernier,

Et maintenant

Avant même la présentation de ce dernier combat, le Groupe Yvon Michel a déjà annoncé la fin de son association avec Alcine. Depuis plusieurs mois, on ne sentait plus d’intérêt de la part de GYM pour la promotion de celui qui fut son premier champion mondial.

Yvon Michel, sur RDS.ca, explique que son organisation et Alcine ne voyaient tout simplement plus les choses de la même façon.

Il souhaitait aller dans une direction et nous, dans une autre avec nos autres boxeurs. Joachim ne respectait plus nos directives depuis un bon moment déjà et depuis qu’il s’était associé avec le promoteur américain Don King, nous n’étions pratiquement plus dans le portrait.

Nous avions établi un plan de match précis à la suite de sa défaite aux mains de Daniel Santos en juillet 2008 afin de le ramener dans l’élite mondiale. Après avoir signé une nouvelle entente d’un peu plus d’un an au mois de juillet dernier, Joachim devait se battre à trois reprises entre août 2008 et avril 2010 avec pour objectif de se hisser dans le top 5 mondial. Ultimement, il aurait fait les frais de la finale du gala présenté au Stade Uniprix en marge du Grand Prix de Formule Un dans un combat de grande importance.

Sauf qu’après avoir battu le Français Christophe Canclaux au Casino de Montréal en décembre 2009, Joachim et son entourage ont jugé que les choses n’allaient pas assez rapidement à leur goût. Ils jugeaient qu’ils n’avaient plus besoin de duels préparatoires, alors que nous pensions le contraire. Entre-temps, King lui a promis un affrontement avec Cory Spinks et c’était maintenant devenu très clair que Joachim et GYM ne pouvaient plus continuer ensemble.

Le contrat liant Joachim Alcine au Groupe Yvon Michel expire en décembre prochain et le Lavallois sera alors libre comme l’air. Il est bien peu probable qu’Interbox sera intéressé à l’ajouter à son équipe de boxeur.

Ti-Joa pourrait faire des combats à saveur locale tels qu’Alcine-Demers ou Alcine-St-Juste, mais sans promoteur et considérant l’historique du Lavallois, il est bien peu probable que de tels combats se concrétisent.

Verra-t-on à nouveau Alcine sur un ring aux États-Unis ? C’est possiblement là qu’il pourra le plus facilement démontrer qu’il a encore à cœur l’entraînement et la motivation pour se battre à nouveau.

Pour moi, il y a longtemps que dans la tête de Joachim Alcine, il n’est plus un boxeur. Nous lui souhaitons de mettre toutes ses énergies dans de nouveaux projets qui le passionneront et qui l’aideront à retrouver sa fierté d’antan.

Merci Joachim pour ton importante contribution à l’histoire récente de la boxe québécoise

21
juil
10

Les billes rouges et la générosité

Ce n’est pas dans mes habitudes de transférer ou de publier des textes qui se terminent par les mentions classiques : Faites parvenir ce texte à vos amis, bla, bla, bla…

Ce n’est pas que je n’ai pas d’amis, mais simplement que je reçois assez souvent ce genre de textes et que je me dis que mes amis finissent nécessairement par les recevoir aussi…

Donc, je vous offre ci-dessous un beau message de générosité.

Il s’agit d’un texte traduit provenant d’un homme originaire de l’Idaho, dans le Nord-Ouest américain.

J’étais à l’épicerie du coin en train d’acheter des pommes de terre nouvelles.  J’ai remarqué un petit garçon, d’ossature délicate, pauvrement vêtu mais propre, regardant avec envie un panier de fèves vertes fraichement cueillies.

J’avais déjà payé pour mes pommes de terre mais je me suis arrêter aux fèves vertes.  J’adore la soupe aux fèves et aux patates.  Choississant des fèves, je ne pu m’empêcher d’entendre la conversation entre Monsieur Miller (le propriétaire du magasin) et le pauvre garçon qui était à côté de moi.

“Allo Barry, comment vas-tu aujourd’hui?”

“Allo M. Miller, Ça va bien merci, j’étais juste en train d’admirer vos fèves.  Elles ont l’air vraiment très bonnes.”

“Elles sont bonnes Barry.  Comment va ta mère?”

“Bien.  Elle n’arrête pas de prendre du mieux.”

“Bien.  Puis-je faire quelque chose pour toi?”

“Non Monsieur, je ne faisais qu’admirer ces fèves.”

“Voudrais tu en rapporter à la maison?” demanda M. Miller.

“Non Monsieur, je n’ai rien pour les payer.”

“Et bien, que pourrais me donner en échange de quelques fèves?”

“Tout ce que j’ai, c’est ma précieuse bille que voici.”

“C’est une vraie? Laisse moi la voir.”  dit M. Miller

“Voici, elle est de qualité.”

“Oui, je peux voir ça.  Hmmmm, la seule chose c’est qu’elle est bleue et j’en recherche une rouge vif.  En as-tu une rouge comme ça chez toi?”

“Pas rouge vif, mais presque…”

Tu sais quoi, ramènes ce sac de fèves avec toi à la maison et quand tu repasseras dans le coin, tu me montreras cette bille rouge” lui dit M. Miller.

“Bien sûr M. Miller. Merci.”

Madame Miller, qui était debout juste à côté, est venue pour m’aider… Avec un sourire, elle a dit “Il y a 2 autres garçons comme lui dans notre quartier, les trois sont dans des conditions vraiment précaires.  Jim adore marchander avec eux pour des fèves, des pommes, des tomates ou n’importe quoi d’autres.  Lorsqu’ils reviennent avec leurs billes rouges, et ils le font toujours, Jim décide que finalement il ne veut plus de rouge et les renvois chez eux avec un sac d’une autre marchandise en échange d’une bille verte ou une orange, lorsqu’ils reviendront au magasin.”

J’ai quitté le magasin avec un sourire au coeur, impressionné par cet homme.  Peu de temps après je suis déménagé au Colorado, mais je n’avais jamais oublié l’histoire de cet homme, les garçons et leurs marchandages de billes.

Plusieurs années passèrent, chacune plus rapidement que les précédentes.  Récemment, j’ai eu l’occasion de visiter de vieux amis dans ce quartier de l’Idaho et pendant que j’y étais, ce M. Miller est décédé.

Il y avait les funérailles ce soir là et en sachant que mes amis désiraient s’y rendre,  je les ai accompagné.  À notre arrivée au salon, nous étions dans une ligne pour rencontrer les personnes éprouvées et leurs offrir nos sympathies.

Devant nous dans la ligne il y avait trois jeunes hommes.   L’un d’eux était en uniforme d’armée et les deux autres hommes étaient bien coiffé, en habits noirs et chemises blanches… tous paraissant vraiment bien.  Ils s’approchèrent de Madame Miller, qui était debout calme et souriante à côté du cercueil de son mari.  Chacun des trois jeunes hommes lui fit une caresse, l’embrassa sur la joue, lui parla brièvement et s’approcha du cercueil.

Ses yeux bleus clairs rougis les suivèrent et, un par un, chacun des jeunes hommes s’arrêta brièvement et metta leur main tout au dessus de la main pâle et froide dans le cercueil.  Chacun d’eux sortit maladroitement du salon, en essuyant leurs yeux.

C’était notre tour de rencontrer Mme Miller.  Je lui ai dit qui j’étais et lui rappela l’histoire d’il y avait longtemps et ce qu’elle m’avait raconté concernant les marchandages de billes.  Avec ses yeux brillants, elle prit ma main et me conduit au cercueil.

“Ces trois jeunes hommes qui viennent juste de quitter étaient les garçons dont je vous parlais.  Ils viennent tout juste de me dire combien ils avaient apprécié la façon dont Jim les ”marchandait”.  Maintenant, finalement, puisque Jim ne pouvait plus changer d’idée concernant la couleur ou la grosseur de la bille… ils sont venus payer leur dette.”

“Nous n’avons jamais eu l’occasion de faire fortune dans ce monde” me confia t’elle “Mais présentement, Jim se serait considéré comme l’homme le plus riche de l’Idaho.”

Avec tendresse, elle leva les doigts de son mari décédé.  En-dessous de sa main se trouvaient trois billes d’un rouge éclatant.

La morale:  On ne se souviendra pas de nous par nos paroles, mais par nos bonnes actions… La vie ne se mesure pas par le nombre de respiration que nous prenons, mais par les moments qui font que l’on retiennent notre respiration…

Aujourd’hui je vous souhaite une journée remplie de ces petits bonheurs – Du café frais que vous n’avez pas préparé vous-même… Un coup de téléphone d’un vieil ami… Des feux verts sur votre chemin pour vous rendre au travail…  La ligne la plus rapide à l’épicerie… Une bonne chanson à la radio… Vos clés retrouvées à la même place que vous les aviez laissées.

CE N’EST PAS CE QUE TU RÉCOLTES, MAIS CE QUE TU SÈMES QUI DIT QUELLE GENRE DE VIE TU AS VÉCUE




Citation de l’heure

« Saviez-vous que le Québec finance 26 % plus de services qu'en Ontario. Ça représente une somme de 17,5 milliards annuellement ».

- LES COULISSES DU POUVOIR, RADIO-CANADA, 14 MARS 2010

 

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